jeudi 23 mars 2017

Un tatou pour la vie, prise 37 849


C'est le moment des tatous laids!
Yé!

Ce tatouage vient de gâcher les poupées Bout de Chou pour toujours. 
Pourquoi mais POURQUOI?!


Encore une fois, toujours la même question...POURQUOI?!
(En plus, dans le cou?! Double pourquoi?!)

Peut-être que le truc ça serait de ne pas fumer de pot avant de se faire tatouer?
Ça éviterait une petite erreur permanente. 

Ça, c'est le genre de tatou qui est drôle un peu sur la brosse sur le bord de la piscine.
Pis dès que tu finis le cégep, tu le regrettes. 

«Je sais pas pourquoi mon chum fait des terreurs nocturnes depuis un bout...»
Pour ça. 

Qu'est-ce que ça veut dire?
Et est-ce que c'est voulu comme un dessin d'enfant ou c'est les talents du tatoueur qui sont limités?

J'espère que ce tatou est vieux et qu'il ne date pas de la semaine passée genre. 
Il lui ressemble quand même mais...QUI triplait sur Kevin?!


Ça, ça me fait rire: Betty White version zombie. 
Bien exécuté et définitivement créatif. 

Hum. C'est vraiment intemporel comme tatou *tousse tousse*. 


C'est ce qui s'appelle «savoir rire de soi-même», non?




jeudi 16 mars 2017

Deux questions indiscrètes

Il y a deux questions indiscrètes à poser à une fille:

1-Combien tu pèses?
2-Quand est-ce que tu vas avoir des enfants? (Ou il est pour quand le deuxième? ou n'importe quelle variante sur le même thème.)

La première, on comprend facilement pourquoi elle est indiscrète.
Mais la deuxième?

Je vous explique. C'est une raison toute simple: ce n'est pas de nos affaires.
On pense que les enfants, puisqu'on les voit et que ça fait parti de la vie, ce n'est pas intime. Mais c'est tellement, tellement, tellement intime.

Premièrement, peut-être que la fille n'en veut pas, d'enfants (ou n'en veut pas de deuxième). Et qu'elle va se sentir obligé de justifier son choix, de s'expliquer et se sentir jugé.

Peut-être aussi que ça fait un bout qu'elle essaye et que ça ne fonctionne pas. Que ça l'obsède, que chaque fois qu'elle a ses règles elle vit une petite dépression, qu'elle détourne la tête quand elle voit une bédaine de femme enceinte parce qu'elle crève de jalousie.

Peut-être que c'est un sujet de chicane entre elle et son chum. Parce qu'elle en veut là et son chum pas tout de suite. Ou parce que son chum en veut quatre et elle n'en veut pas.

Peut-être aussi qu'elle a fait une (ou des) fausse(s) couche(s) et que ça lui rappelle de mauvais souvenirs.

Peut-être aussi qu'elle en veut des enfants mais pas maintenant. Et qu'elle va juste avoir l'impression qu'on lui met de la pression (même si ce n'est pas le cas).

Et je sais que ça ne part JAMAIS d'une mauvaise intention, se faire poser cette question-là.
Je l'ai moi-même posé des milliers de fois. Mais je ne la pose plus maintenant.
Même quand elle me vient en tête naturellement, comme un automatisme, je la repousse.

Personnellement, je déteste me la faire poser.
«Il est pour quand le deuxième?»

Tu sais quoi? Parler de ma future progéniture n'est pas une conversation que j'ai le goût d'avoir dans un 5 à 7 avec une personne que je connais pas vraiment en attendant que ma meilleure amie revienne des toilettes.
Si je ne t'ai jamais appelé en pleurant à 1 heure du matin parce que je suis presque sûre d'avoir vu mon ex frencher une fille dans un bar, je considère qu'on n'est pas assez proche pour avoir une belle discussion sur le sujet.

Je retire officiellement cette question de la Grande Liste des Questions de Small Talk.

Et une bonne fois pour toute, je vais répondre. La réponse corporate que je dis tout le temps.
Tant avant mon premier qu'en ce moment:
Ça viendra quand ça viendra, on n'est pas pressé.

Pis je pèse 161 livres.

jeudi 9 mars 2017

Mon deuxième que le bon Dieu vous bénisse

Il y a quelques temps de cela, une dame âgée m’a dit «que le bon Dieu vous bénisse» parce que je l’avais aidé à traverser la rue, un jour où la glace prenait toute la place.

Cette semaine, je marche et je croise une (autre) vieille dame.
Elle a une canne et un sac qui semble peser une tonne. Traverser la rue lui prend plus que les secondes allouées aux piétons. Monter le trottoir, avec sa canne et son sac semble une épreuve impossible.

Je m’approche et je lui offre un bras.
De l’autre, je prends son sac (qui pesait VRAIMENT une tonne, je la soupçonne d’avoir acheté une douzaine de briques. Finalement, c’était juste vraiment beaucoup de bouteilles d’eau.)

Je fais souvent ça aider des personnes âgées.
Pas parce que je suis meilleure que quiconque.
Juste parce que je pense à ma grand-mère.
Je me dis que si c’était elle qui avait de la misère, j’aimerais que quelqu’un l’aide.
C’est de la projection grand-maternelle.

Et pour vrai, ça prend 2 secondes de ma journée et ça peut faire la journée de quelqu’un.
Alors pourquoi pas?

Bref, j’aide la madame à monter l’insurmontable trottoir.
J’allais lui proposer d’amener son sac jusque chez elle. Mais avant que je puisse le faire, elle me tire par le bras en me pointant son immeuble avec sa canne.
Les grands esprits se rencontrent.

Je l’accompagne jusqu’à l’entrée de son immeuble.
Je rentre dans le portique avec elle.
Je vais jusqu’aux ascenseurs. Et là, seulement, elle lâche mon bras.

Je comprends que nos chemins se séparent ici.
Je lui souhaite bonne soirée.
Elle me sourit et me dit «Que le bon Dieu vous bénisse!»

J’ai souri, incrédule. 
Je ne l’avais pas reconnu avec son manteau, son chapeau et ses années en plus.
C’était la même madame que la dernière fois.

Je lui ai dit merci.
Et je pense qu’à ce moment, elle m’a reconnue aussi.
Ou peut-être pas.

Et simple comme ça, je suis retournée chez moi, heureuse.
Parce que je venais de me faire bénir par un Dieu auquel je ne crois pas par une madame qui y croit.

Et c’était magnifique.

jeudi 2 mars 2017

Gagner de l'argent

Avant d’avoir une «vraie» job (et par vraie job, j’entends ici une job à temps partiel où ton boss n’est pas ta mère et où on ne peut pas te menacer de te retirer ton salaire si tu rentres plus tard que le couvre-feu), c’est pas facile de se faire de l’argent de poche.
Il faut être débrouillard.

Ma première «paye» m’est tombé dessus par hasard, un jour que je vivais tranquillement ma vie (comprendre ici manger des céréales en écoutant Vazimolo).

Mes parents m’ont donné 10 DOLLARS en m’expliquant que c’était mon argent de poche, que j’allais recevoir  ça à chaque semaine, que je devais maintenant contribuer aux tâches de la maison et  que j’allais devoir être responsable avec mon argent.

En fait, je pense que c’est ça qu’ils m’ont dit.
J’avoue que je ne les écoutais pas. J’étais trop obnubilé par le billet de 10. Je n’avais jamais eu autant d’argent à moi.

(Et je veux juste dire que après quelques heures et clairement une discussion animée chuchotée dans la cuisine, ils m’ont enlevé mon 10$ pour me donner un 5$ à la place. Ça ne m’a pas trop dérangée. 5$ par semaine quand je n’avais rien demandé au départ, ça me semblait un excellent deal. Pis tsé, à 10 ans, tu n’as pas TANT de dépenses que ça en une semaine.)

Mon travail a commencé. Je devais vider le lave-vaisselle, ranger ma chambre, plier les serviettes et une fois de temps en temps, quand on avait de la visite, laver la salle de bain. (Le reste du temps, c'était pas moi qui devait la nettoyer)
C’est la job que j’ai gardé le plus longtemps : de 10 à 16 ans.
Et c’est la seule job où je n’étais pas payé sur une base régulière (je ne vous cacherais pas que ma mère n’était pas tight au niveau du versement de la paie) mais où la sécurité d’emploi était de 100%.

Pendant ces années, j’avais cependant développé des side lines.
Je me suis spécialisée dans le change oublié. J’étais devenue une experte pour passer dans les craques de sofa ou pour subtiliser un 25 cennes dans une poignée de change qui trainait sur la table.

J’étais un ninja des téléphones publics. Dès que j’en voyais un, j’allais vérifier si quelqu’un avait oublié son 25 cennes dedans. Chaque fois que j’en trouvais un, j’explosais de joie et je n’en REVENAIS PAS qu’une personne puisse oublier une telle fortune. (À noter que j’ai fait ça de  5 à 10 ans environ. À 16 ans, je le faisais encore mais plus subtilement.)

Il y avait la fée des dents aussi qui pouvait faire un revenu intéressant mais un coup que tu as perdu toutes tes dents…c’est long vivre sur 12$ jusqu’à ta première job.

J’étais jalouse d’une amie qui pouvait aller porter les canettes vides au dépanneur. Chez moi, on ne buvait pas de liqueur. Malgré toutes mes demandes répétées et mes pétitions (où les seules signataires étaient moi et une imitation de la signature de ma petite sœur).
Je n’ai jamais pu faire la piasse avec des canettes.

Après, j’ai fait mon cours de gardiens avertis et ma carrière était lancée. J’ai fait la grosse piasse de 6e année à secondaire 5.
Je gardais tout le monde sur la rue, mon nom circulait dans l’école primaire, les parents me recommandaient à leurs amis. J’avais un empire.
J’avais même des sous-traitants.
(Ok, c’était ma meilleure amie à qui j’ai refilé une famille parce que j’aimais pas ça aller là. Je ne pouvais pas répondre au téléphone ET le père était dans le sous-sol pendant que je gardais. Mais ma chum était ben chill avec ça. )

À 16 ans, j’ai eu ma première «vraie» job dans la charcuterie de Vlado et c’était parti pour 10 ans de jobine.
Commis à la chacuterie (je suis pas sûre que se sois ça le VRAI titre), monitrice de camp de jour, caissière à la Bonbonnière, monitrice de camp de jour encore, caissière dans un dépanneur, comédienne dans un théâtre d’été (tousse tousse), vendeuse de linge, commis photo, vendeuse de linge dans une autre boutique, responsable de camp de jour, vendeuse de linge ailleurs, animatrice dans les écoles primaires, commis dans un club vidéo…

Le tout pas mal toujours au salaire minimum.

C'était quoi vos jobines et trucs pour gagner de l'argent vous autre?

jeudi 23 février 2017

Un tatou pour la vie, prise 47 863

C'est l'heure des tatous!
Yé!

J'aime le bacon, comme n'importe qui. 
Mais de là à me faire tatouer une croix en bacon en haut des fesses?!
(Est-ce que c'est du bacon ou du bois vraiment stylé?)


C'est la fiancée de Chucky?
Peu importe, elle me fait peur. 

Je pense que le pré-requis pour être tatouer devrait être de savoir épeler. 


Ça, j'haïs pas ça.
Une chance qu'il n'a pas aussi tatoué sa liste de choses à faire. 

Ma seule et unique question (qui revient sans arrêt): POURQUOI?!

C'est moi ou le après est pas mieux que le avant?

J'espère qu'il a été payé pour faire de la pub de même!
(J'aime imaginé que le tatoueur hésitait et que le gars lui a juste dit «Just do it!» et que c'est ça que le tatoueur a fait. Littéralement.)

Pensez-vous qu'elle travaille dans une banque?

Le tatou qui t'empêche de dormir pour TOUJOURS.

C'est effectivement ce que j'ai le goût de lui dire, sur un ton découragé: «Dude...»

Aviez-vous reconnu le logo des Yankees de New York?
On peut appeler ça une franche réussite. 


jeudi 16 février 2017

La fille qui a lancé son café (et que je lui ai dit)

Je marchais dans la rue.
Sur le trottoir, devant moi, il y avait un groupe de filles qui marchaient aussi.

Et ces filles-là, elles étaient cool.

Elles parlaient fort, elles avaient ben du bling, des ongles longs et roses et elles ne portaient rien qui pourrait faire croire qu’on est en hiver.  Comme je l’ai déjà dit : elles étaient cool.
Elles ne me dérangeaient pas du tout, si ce n’est qu’elles marchaient 4 de large ce qui fait que tu ne peux pas les dépasser.
J’ai dit 8 fois «scusez, j’aimerais passer», mais elles parlaient tellement fort de leur lendemain de veille qu’elles ne m’ont pas entendu.

Je prends donc mon mal en patience et je marche derrière elles, en essayent de m’imaginer leur soirée bien arrosée (je dois avouer que c’était pas SI difficile que ça, elles donnaient pas mal de détails.)

Une des filles boit bruyamment la dernière goutte de son café Tim Horton extra-grand et  lance son verre par terre.

EXCUSE-MOI?!
C’est vraiment un geste que je ne comprends pas.
On venait de passer une poubelle et y’en a une au prochain coin de rue. (Oui, je connais ma rue Saint-Hubert!). Pis vraiment là?
Je trouve ça mal élevé et impoli et tellement stupide comme geste.
Ça pollue, c’est pas propre et (surtout) c’est pas difficile de faire la bonne chose.

Ça m’a rappelé la fois où je suivais une voiture sur la rue Masson et que le passager a juste lancé par la fenêtre les déchets de son repas du AetW. Mais qui fait ça?!

Ma première pensée a été : cette personne ne veut pas se faire pogner à avoir mangé de la junk. Peut-être qu’il est au régime forcé et qu’il a triché.

Ma deuxième pensée a été : je vais prendre sa plaque d’immatriculation en note. (Finalement, je l’ai pas fait, parce que tsé, qu’est-ce que je vais faire avec ça? Appeler la police? J’entends déjà l’officier : «Oui madame? Il serait temps que vous ayez une vie.»)

Finalement, à une lumière rouge, je me suis mise à côté de la voiture fautive et j’ai fait des gros yeux désabrobateurs.
Je pense que le message est passé. (Je pense parce que la voiture avait des vitres teintées, alors je sais même pas si les gens dedans m’ont vu).

Bref, pour en revenir à la fille qui a pitché son café dans un banc de neige…
Je sais qu’avec mon sac à dos, ma tuque, mes bottes d’hiver et mes ongles courts à moitié rongé, je n’étais pas aussi cool que ces filles-là. Mais il fallait que je dise de quoi.

Avec mon plus beau sourire naïf, j’ai tapé sur l’épaule de la fille.
Elle s’est retournée.
J’ai élargi encore plus mon sourire et je lui ai dit, super stupidement : «Scuse moi, tu as échappée ton café.»
Et j’ai continué de sourire.

Elle m’a regardé. Elle a regardé ses amies avec un sourire incrédule (qui voulait dire «Ok, cette fille vient de me déranger dans mon anecdote, est-ce qu’elle est juste STUPIDE?») et elle s’est retournée encore vers moi.

Je n’ai pas cédé. J’ai continué à sourire.
Elle a ramassé le café.
J’en ai profité pour me faufiler devant le groupe de filles (et ENFIN avancer d’un bon pas).

Quand elles se sont remises en marche, j’ai entendu la fille au café dire que j’étais WACK.
Et j’ai souri. Pour vrai cette fois-ci.
Parce que ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas entendu ce mot-là.

Et aussi parce qu’elle avait son café vide dans les mains.
Et que je l’ai vu le jeter dans une poubelle.

Je suis une wack qui a de l’autorité.

Appelez-moi MADAME Wack.

jeudi 9 février 2017

La fois où je me suis fait reconnaitre au Madrid


Je commence à me faire reconnaître de plus en plus.
À chaque fois, je suis super awkward et je sais pas comment réagir. Je tiens d’ailleurs à m’excuser à toutes les personnes à qui j’ai fait vivre ce malaise.
Ça me fait toujours super plaisir. Mais ça me mets aussi toujours super mal.
Pis j’ai peut-être pas l’air de ça, mais je suis quand même gênée avec des gens que je ne connais pas.

Dernièrement, j’étais dans une halte-routière sur la 20, entre Québec et Montréal.
Oui, ma vie est tellement glamour que j’arrête manger au Madrid 2.0, comme n’importe qui qui doit faire le trajet Québec-Montréal. (D’ailleurs le nouveau Madrid n’a ABSOLUMENT rien  à voir avec le défunt Madrid. Mais bon.)

Je revenais d’un contrat de plusieurs jours à Québec. Mon chum et mon fils étaient venus avec moi. Et on arrête dîner au Madrid.

Je suis à une table. On mange du St-Hubert.

Je remarque qu’il y a, juste à côté, une table de 3-4 jeunes adolescents. Clairement, ils ne sont pas seuls, leurs parents doivent être en ligne en train de commander pour eux ou peut-être qu’ils sont juste à une table plus loin parce que leurs enfants sont dans la période «mes parents me font FULL honte je veux pas être vu en public avec eux» (période que j’ai très hâte de vivre d’ailleurs, j’ai déjà plein de trucs pour que mon fils ait honte POUR VRAI). Bref, ce n’est pas important dans l’histoire où sont leurs parents.

L’important, c’est que pas subtilement du tout, les jeunes me fixent.
Parce que oui, je me fais reconnaître, mais ça prend toujours un délai.
Plus souvent, j’ai droit à un regard pénétrant où je peux clairement lire la question «Mais de où je la connais donc elle?!» suivi d’une face de «ben coudonc ça va me revenir plus tard». 

Ils me fixent donc et ils analysent s’ils ne connaissent ou non et surtout de où.
Je décide de rester cool et de continuer de vivre ma vie de fille qui mange du St-Hubert entre Québec et Montréal.

J’ai dit que j’étais avec mon fils et c’est assez important dans l’histoire.
Tout parent sait que, quand tu manges avec un enfant en bas âge, tu as environ 7,4 secondes pour manger avant qu’il ne se mette à jeter de la nourriture/faire des dégâts/vouloir piger dans ton assiette/faire n’importe quoi qui implique du bruit et des regards désapprobateurs des gens autour.

J’ai donc développé une technique qui s’appelle «l’enfournage» où je mets le plus de nourriture possible dans ma bouche en une seule bouchée, histoire de pouvoir manger chaud ET me restaurer.

À ce moment précis dans l’histoire, je viens de mettre environ 13 frites (trempées dans la sauce St-Hubert, évidemment) dans ma bouche tout en essayant de contrôler les poignées de riz que mon fils pitche un peu partout. (Un peu partout étant dans mes cheveux).

Et c’est à ce moment précis qu’un des ados dit super fort «JE SAIS! ELLE EST DANS CODE F!».

Je me retourne vers leur table, ils me fixent content de savoir que je ne suis pas juste une fille qui ressemble étrangement à leur prof de maths. 

Le plus dignement possible, je leur fais un super beau sourire, plein de frites qui dépassent avec un peu de sauce sur le menton. (J’ai décidé d’assumer/ignorer le riz dans mes cheveux. De tout façon, mon sourire-frites-sauce a sans doute détourné l’attention du riz. En tout cas je l’espère.)

Ils ont été gentils. Ils m’ont souri aussi.
Mais ils ne m’ont pas demandé de prendre une photo avec eux.
Je l’aurais fait pourtant.
En enfournant 5-6 frites avant.