Je l'ai déjà dit (et je le redis pour que ça s'imprègne dans votre tête): quand je reste trop longtemps à l'intérieur du club vidéo (mettons 10 heures de suite) j'ai mal à la tête parce que notre système de ventilation est louche (pour ne pas dire inexistant).
Alors je sors sur le trottoir et je m'adonne à une de mes activités préférées: espionner le voisinage pour ensuite potiner avec les divers clients qui, tout comme moi, observent le quartier. (Je l'ai déjà dit et je le redis: je suis un personnage de Michel Tremblay)
Comme vous l'avez sans doute deviné, mon quartier n'est pas Outremont.
T'as plus de chance de trouver un condom par terre qu'un 1 piasse.
T'as plus de chance de te faire mordre par un pitbull que de nourrir un écureuil.
T'as plus de chance de croiser quelqu'un qui sent le fond de tonne que de croiser quelqu'un qui sent le Chanel n.5
Et tu as 10 chances sur 10 de croiser une prostituée.
Moi, je suis devant mon crado vidéo. Je prends l'air pour donner un break à mon mal de tête. Je ne fais rien.
Et certains hommes dans leurs voitures huppées me prennent pour une prostituée.
Ils me regardent avec une face de «Toi ma chanceuse je vais te gâter» et me font signe d'aller les rejoindre sur l'autre rue.
Moi je les dévisage avec une face de «Franchement je pourrais être ta petite-fille»
Il y en a sûrement qui se disent «Oui mais tu attends dehors en faisant rien, c'est normal qu'ils te prennent pour une prostituée»
Non. (Bon, c'est arrivé une seule fois et c'est la police qui m'a abordé. Voir le post de novembre C'est pas ce que vous pensez)
Non c'est pas normal.
Je n'ai pas l'air d'une prostituée et voici pourquoi:
1-Je porte des bottes Sorel
2-Je zip mon manteau
3-Je porte une tuque et un foulard
4-Ma tuque et mon foulard match
5-Je porte un manteau long en doudoune (Bonhomme Michelin style)
6-Je porte des lunettes
7-Je fais une face de dégoût quand un «client» me dévisage
8-J'ai des mitaines en singe attachées après mon manteau, comme les enfants
On dirait plus que je sors d'un catalogue de Sears que d'un crack house.
Les prostituées sont plus du genre
1-souliers troués ou bottes à talons
2-Manteau dézipé pour laisser voir la «marchandise» (qui est bien souvent pas très ragoûtante)
3-Pas de tuque ni de foulard, ça fait perdre du temps quand tu es dans le char.
4-(Même que numéro 3)
5-Manteau court ou même seulement une veste en cotton ouaté emprunté à son pimp. Plus c'est court, mieux c'est.
6-Pas de lunettes. Même si tu en as besoin (Des fois c'est mieux de juste pas voir)
7-Fait une face de «Nice plus de dope taleur» en croisant un client
8-Personne n'a de mitaines en singe attachées après son manteau comme les enfants. Même les adultes normaux. Alors les prostituées...
Voilà pourquoi je n'ai pas l'air d'une prostituée.
Et même si ça fait plus d'un an que ça m'arrive, ça m'écoeure toujours de me faire matter en presque habit de neige par des papis qui aiment mieux payer et courir le risque d'attraper des maladies que de faire l'amour à leurs femmes gratuites et propres.
mercredi 29 décembre 2010
mardi 28 décembre 2010
Moi pis ma face pis les autres vidéos
Le téléphone sonne.
Je m'empresse de répondre, trop heureuse d'avoir quelque chose à faire.
-Vidéo bonjour!
(voix de madame qui n'a pas beaucoup de cellules. Pas à cause de la drogue, juste à cause de sa naissance)
-Bonjour, je suis bien au Vidéotron?
-Non madame.
-Comment ça?!
-On est un club vidéo, mais on n'est pas un Vidéotron. Vous n'avez pas le bon numéro.
-Ok. Est-ce que vous pouvez m'aider avec ma télécommande illico?
-Non madame, on n'est pas un Vidéotron.
-Comment ça?!
-Madame, vous n'avez pas appelé à la bonne place. On est un club vidéo, mais pas un Vidéotron.
-Je comprends. Mais tu peux quand même m'aider avec ma télécommande illico?
-Bonne journée madame.
Et j'ai raccroché.
J'aurais pu continuer comme ça pendant des heures, jusqu'à la fin de mon shift même (histoire de me garder occupée), mais ça ne me tentait pas. J'aime mieux rien faire que de m'ostiner dans le vide. Je suis de même.
Je m'empresse de répondre, trop heureuse d'avoir quelque chose à faire.
-Vidéo bonjour!
(voix de madame qui n'a pas beaucoup de cellules. Pas à cause de la drogue, juste à cause de sa naissance)
-Bonjour, je suis bien au Vidéotron?
-Non madame.
-Comment ça?!
-On est un club vidéo, mais on n'est pas un Vidéotron. Vous n'avez pas le bon numéro.
-Ok. Est-ce que vous pouvez m'aider avec ma télécommande illico?
-Non madame, on n'est pas un Vidéotron.
-Comment ça?!
-Madame, vous n'avez pas appelé à la bonne place. On est un club vidéo, mais pas un Vidéotron.
-Je comprends. Mais tu peux quand même m'aider avec ma télécommande illico?
-Bonne journée madame.
Et j'ai raccroché.
J'aurais pu continuer comme ça pendant des heures, jusqu'à la fin de mon shift même (histoire de me garder occupée), mais ça ne me tentait pas. J'aime mieux rien faire que de m'ostiner dans le vide. Je suis de même.
mercredi 22 décembre 2010
Si j'étais un pitbull
On voit beaucoup de choses dans la vie.
Des belles choses. Des bébés qui rient, des enfants qui jouent dans la neige, un couple de personnes âgées amoureux, des bébés chats, des gens qui sourient en marchant pour aucune raison, un ado-yo qui laisse sa place à une aînée dans le bus. Des belles choses, des beaux petits moments de la vie qu'on apprécie pas toujours à sa juste valeur.
Et des fois...on voit des choses qu'on ne croyait pas possible. Des choses que jamais (mais alors là JAMAIS) de la vie on ferait mais que des gens font. Et c'est pas beau. Ça n'a pas de classe. C'est laid.
J'ai été témoin de ça et...je suis encore sous le choc je pense.
Récapitulons.
Je suis au vidéo. Je m'adonne à une activité que j'ai découvert il n'y a pas très longtemps: regarder un des voisins d'en face balayer son minuscule balcon de façon maniaque. Trois coups de balai vers la droite, trois coups de balai vers la gauche. (Techniquement, le balcon a fini d'être déneigé après ces manoeuvres, mais quoi arrêter là?) Et il recommence. Un peu comme un obsessif-compulsif. Et il se parle tout seul. Je vous jure, ce voisin est ma-gi-que à regarder aller.
Donc, je suis en train de l'observer (en bonne commère que je suis) et sur le trottoir d'en face passe un monsieur avec un pitbull en laisse. Et pour une raison tout à fait inexistante, il lui donne un coup de pied au visage. UN COUP DE PIED AU VISAGE.
J'ai figé.
Qu'est-ce qui vient de se passer?
Qu'est-ce que je dois faire?
Si j'avais été dans mon auto à ce moment-là, je sais ce que j'aurais fait: je barre les portes, et je klaxonne. Je klaxonne et reklaxonne. Et quand il me regarde, je lui fais des gros yeux pour lui faire comprendre que «Ça ne se fait pas de kicker un chien dans la face.» (Même si c'est ton chien et que tu l'a acheté avec tes sous) Sans doute que je lui ferais aussi un doigt d'honneur. Et s'il se risquait à le refrapper, je mets les gaz et je fais semblant de lui foncer dessus. Et à la dernière minute, j'oublie de faire la manoeuvre qui fait que personne n'est blessé mais que tous ont eu une belle frousse. (Résultat: tout le monde a eu une belle frousse et est blessé. Et par tout le monde, je veux dire: le gars qui kick son chien dans la face)
Mais bon, le fait est que je ne suis pas dans mon auto, je suis dans mon vidéo. Plus difficile à déplacer.
Et c'est étrange pareil parce que si ça avait été un enfant (ou tout autre type d'être humain), j'aurais appelé le 911 et je me serais garoché dans la rue, au péril de ma vie et je me serais placé entre les 2 en hurlant (même si le kickeur est clairement plus grand que moi et fort probablement sous l'effet de l'alcool, comme le laisse deviner son sac de papier brun qui laisse entrevoir un goulot de quille. Pas les boules, les grosses bières)
Mais dans le cas d'un chien?
Je suis sans doute naïve, mais j'aurais pensé qu'un chien, ça ne se bat pas. Parce que s'il décide qu'il en a assez, c'est toi qui va passer au cash. Peut-être que le chien ne voulait pas faire de scène dans la rue et qu'il va attendre à la maison pour se chicaner.
Je ne me suis jamais battue de ma vie (une fois en première année, je me suis fait donner un coup de poing, mais j'avais rien fait, c'était totalement gratuit, je ne me suis même pas défendu) mais je pense que si quelqu'un me frappait, je réagirais. Je lui rendrais son coup, je crierais, j'essayerais de lui rentrer mes pouces dans les yeux (y paraît que ça fait mal) Peut-être que j'aurais l'air ridicule et que je ne toucherais même pas mon adversaire, mais je me défendrais.
Alors pourquoi ce chien n'a pas répliqué? Bon, il ne peut pas donner de coup de pied pour une raison évidente, mais avez-vous déjà vu des dents de pitbull? T'aurais beau porter des caps d'acier, je ne miserais pas sur toi.
Si j'étais un pitbull et que mon maître me kickais dans la face, je répliquerais. Premièrement, je mordrais sa main (pour qu'il lâche ma laisse et qu'il ne puisse pas me tchoker avec après. Un coup de cochon qu'on dit). Ensuite, je mordrais ses genoux. Les deux. Mon objectifs seraient de casser ses rotules pour qu'il ne puisse plus jamais kicker de sa vie.
Je lui arracherais le majeur aussi. Je ne peux pas lui faire des «Fuck you» dans la vie, alors ça serait ma manière de lui en faire. Un «fuck you» canin. Ensuite, je le regarderais dans les yeux pour lui montrer que je n'ai pas peur de lui. Et je lui sauterais à la gorge en grognant. Pas pour le tuer, juste pour qu'Il souille ses pantalons. Humiliation.
Et après tout ça, il faudrait que je prenne mes pattes à mon coup parce que, même si ce salaud me kick dans la face tous les jours de ma vie depuis le jour maudit où il m'a acheté (ou volé, l'histoire ne le dit pas), et que je me venge une seule petite fois, c'est moi qui va être poursuivi en «endormi» à la fin de la journée.
Et lui, après la convalescence (qui sera longue et douloureuse si j'ai bien fait mon coup), il n'aura qu'à s'acheter (ou se voler) un autre chien. Et tout va recommencer. Il ne pourra plus le kicker (j'a cassé ses rotules, on s'en souvient) mais il va montrer à son fils comment faire.
Et une génération de batteur de chien continue.
Et une génération de chien battu naît.
Ça, c'est si j'étais un pitbull.
Mais je n'en suis pas un.
Je suis restée dans mon vidéo, en me sentant mal de ne rien faire, en me disant que jamais de la vie je ne pensais voir ça.
Et j'ai retenu la face du gars.
Comme ça, s'il vient se louer des films à mon vidéo, je vais pouvoir lui dire...lui dire...lui dire...
On verra rendu-là.
Des belles choses. Des bébés qui rient, des enfants qui jouent dans la neige, un couple de personnes âgées amoureux, des bébés chats, des gens qui sourient en marchant pour aucune raison, un ado-yo qui laisse sa place à une aînée dans le bus. Des belles choses, des beaux petits moments de la vie qu'on apprécie pas toujours à sa juste valeur.
Et des fois...on voit des choses qu'on ne croyait pas possible. Des choses que jamais (mais alors là JAMAIS) de la vie on ferait mais que des gens font. Et c'est pas beau. Ça n'a pas de classe. C'est laid.
J'ai été témoin de ça et...je suis encore sous le choc je pense.
Récapitulons.
Je suis au vidéo. Je m'adonne à une activité que j'ai découvert il n'y a pas très longtemps: regarder un des voisins d'en face balayer son minuscule balcon de façon maniaque. Trois coups de balai vers la droite, trois coups de balai vers la gauche. (Techniquement, le balcon a fini d'être déneigé après ces manoeuvres, mais quoi arrêter là?) Et il recommence. Un peu comme un obsessif-compulsif. Et il se parle tout seul. Je vous jure, ce voisin est ma-gi-que à regarder aller.
Donc, je suis en train de l'observer (en bonne commère que je suis) et sur le trottoir d'en face passe un monsieur avec un pitbull en laisse. Et pour une raison tout à fait inexistante, il lui donne un coup de pied au visage. UN COUP DE PIED AU VISAGE.
J'ai figé.
Qu'est-ce qui vient de se passer?
Qu'est-ce que je dois faire?
Si j'avais été dans mon auto à ce moment-là, je sais ce que j'aurais fait: je barre les portes, et je klaxonne. Je klaxonne et reklaxonne. Et quand il me regarde, je lui fais des gros yeux pour lui faire comprendre que «Ça ne se fait pas de kicker un chien dans la face.» (Même si c'est ton chien et que tu l'a acheté avec tes sous) Sans doute que je lui ferais aussi un doigt d'honneur. Et s'il se risquait à le refrapper, je mets les gaz et je fais semblant de lui foncer dessus. Et à la dernière minute, j'oublie de faire la manoeuvre qui fait que personne n'est blessé mais que tous ont eu une belle frousse. (Résultat: tout le monde a eu une belle frousse et est blessé. Et par tout le monde, je veux dire: le gars qui kick son chien dans la face)
Mais bon, le fait est que je ne suis pas dans mon auto, je suis dans mon vidéo. Plus difficile à déplacer.
Et c'est étrange pareil parce que si ça avait été un enfant (ou tout autre type d'être humain), j'aurais appelé le 911 et je me serais garoché dans la rue, au péril de ma vie et je me serais placé entre les 2 en hurlant (même si le kickeur est clairement plus grand que moi et fort probablement sous l'effet de l'alcool, comme le laisse deviner son sac de papier brun qui laisse entrevoir un goulot de quille. Pas les boules, les grosses bières)
Mais dans le cas d'un chien?
Je suis sans doute naïve, mais j'aurais pensé qu'un chien, ça ne se bat pas. Parce que s'il décide qu'il en a assez, c'est toi qui va passer au cash. Peut-être que le chien ne voulait pas faire de scène dans la rue et qu'il va attendre à la maison pour se chicaner.
Je ne me suis jamais battue de ma vie (une fois en première année, je me suis fait donner un coup de poing, mais j'avais rien fait, c'était totalement gratuit, je ne me suis même pas défendu) mais je pense que si quelqu'un me frappait, je réagirais. Je lui rendrais son coup, je crierais, j'essayerais de lui rentrer mes pouces dans les yeux (y paraît que ça fait mal) Peut-être que j'aurais l'air ridicule et que je ne toucherais même pas mon adversaire, mais je me défendrais.
Alors pourquoi ce chien n'a pas répliqué? Bon, il ne peut pas donner de coup de pied pour une raison évidente, mais avez-vous déjà vu des dents de pitbull? T'aurais beau porter des caps d'acier, je ne miserais pas sur toi.
Si j'étais un pitbull et que mon maître me kickais dans la face, je répliquerais. Premièrement, je mordrais sa main (pour qu'il lâche ma laisse et qu'il ne puisse pas me tchoker avec après. Un coup de cochon qu'on dit). Ensuite, je mordrais ses genoux. Les deux. Mon objectifs seraient de casser ses rotules pour qu'il ne puisse plus jamais kicker de sa vie.
Je lui arracherais le majeur aussi. Je ne peux pas lui faire des «Fuck you» dans la vie, alors ça serait ma manière de lui en faire. Un «fuck you» canin. Ensuite, je le regarderais dans les yeux pour lui montrer que je n'ai pas peur de lui. Et je lui sauterais à la gorge en grognant. Pas pour le tuer, juste pour qu'Il souille ses pantalons. Humiliation.
Et après tout ça, il faudrait que je prenne mes pattes à mon coup parce que, même si ce salaud me kick dans la face tous les jours de ma vie depuis le jour maudit où il m'a acheté (ou volé, l'histoire ne le dit pas), et que je me venge une seule petite fois, c'est moi qui va être poursuivi en «endormi» à la fin de la journée.
Et lui, après la convalescence (qui sera longue et douloureuse si j'ai bien fait mon coup), il n'aura qu'à s'acheter (ou se voler) un autre chien. Et tout va recommencer. Il ne pourra plus le kicker (j'a cassé ses rotules, on s'en souvient) mais il va montrer à son fils comment faire.
Et une génération de batteur de chien continue.
Et une génération de chien battu naît.
Ça, c'est si j'étais un pitbull.
Mais je n'en suis pas un.
Je suis restée dans mon vidéo, en me sentant mal de ne rien faire, en me disant que jamais de la vie je ne pensais voir ça.
Et j'ai retenu la face du gars.
Comme ça, s'il vient se louer des films à mon vidéo, je vais pouvoir lui dire...lui dire...lui dire...
On verra rendu-là.
jeudi 16 décembre 2010
Noël, ça pue
J'aime Noël. J'adore Noël. Je suis en amour avec Noël. Noël est mon âme soeur.
J'aime (presque) tout du temps des Fêtes: la musique (sauf quand je suis pognée dans mon auto sans lecteur CD et qu'à tous les postes que je capte, c'est des tounes de Noël), les décorations, la neige, les sapins, la famille, les cadeaux, la bouffe, les odeurs...
J'aime ça voir le monde trop décorer leur balcon avec des pingouins gonflables qui chantent des cantiques.
J'aime ça le monde quétaine qui porte une tuque de Père Noël à la place de leur vraie tuque.
J'aime ça voir des chiens miniatures habillés en lutin. On en oublie presque qu'ils sont laids.
Je décore chez nous (avec bon goût, dans le sens de: pas de traîneau du Père Noël en styromousse grandeur nature sur mon balcon), chez ma mère (même si j'habite pu là), chez ma grand-mère (même si elle aime pas Noël). Un peu plus et je ferais du porte à porte pour décorer chez le monde.
Alors quand mon boss m'a demandé de décorer le vidéo pour Noël, on comprend tout de suite mon enthousiasme. J'étais contente qu'il ai pensé à moi (en même temps...on est 3 employés. Mon boss, Creepy et moi-même. Compte-tenu que je suis la seule fille, que je suis la seule non-musulmane de l'équipe et que je fais des dessins de sapins de Noël depuis un mois, c'était plutôt évident que la tâche me reviendrait)
Il me laisse 2 boîtes de carton derrière le comptoir avec pour toute contrainte de rendre le vidéo «festif»
La tâche ne sera pas facile.
Mais quand même. J'ai 2 boîtes de décoration et un optimiste à tout épreuve.
Je m'imaginais déjà en train de faire une reproduction du village de Noël dans «The nightmare before Christmas», faire un Grinch grandeur nature, mettre des lumières éco-énergétiques partout, faire un VRAI sapin. C'est pas mêlant, un peu plus et j'engageais un Père Noël.
Pleine de beaux projets, j'ouvre la première boîte.
Des guirlandes. Une guirlande mauve, rose, or, argent, rouge. Le tout bien emmêlé pour ne former qu'un. Et je me dis «Ça doit faire un boutte qu'elles servent ces guirlandes-là parce qu'elles ne brillent plus»
Elles ont tellement servi que la couche de scintillant est usée à corde et a tout bonnement disparu.
J'ai appris qu'il y a des dates d'expiration pour les guirlandes et que les miennes n'étaient plus bonne depuis au moins 5 ans.
Mais ça en prend plus que ça pour me démonter.
Alors je sors une guirlande (et tout le reste suit) et je commence à démêler ça. (En fait, c'était mon intention mais...) Je prends un bout de guirlande et il me casse dans les mains. À chaque fois que je prends un bout, il se casse dans mes mains.
Résultat de la première boîte: environs 47 bouttes de guirlandes défraîchis et pu brillant du tout. Sur ces 47 bouttes, on pourrait en qualifier 13 de cordes teintés d'une couleur d'origine non-identifiable.
MAIS JE SUIS ENCORE OPTIMISTE.
Je me dis naïvement que j'ai dû commencer par la boîte de «vieilles» décorations et que dans l'autre, ça va être les «nouvelles».
J'ouvre la deuxième boîte.
Flocons de neige et lumières. (Les plus visuels d'entre vous se diront qu'il y a quelque chose à faire avec ça. Attendez un peu) Premièrement, les lumières sont aussi emmêlées que les guirlandes. Et j'ai peur qu'elles soient en aussi mauvais état (c'est à dire, je les démêle et toutes les ampoules me restent dans les mains). Je les sors de la boîte. (Et j'apprends vite!) Avant d'essayer de les démêler, je les branche pour voir si elles fonctionnent. Sur les 3 sets, AUCUN n'allume. (Et si je me réfère à un cours que j'ai eu au secondaire, me semble que ça à quelque chose à voir avec un circuit fermé...ou ouvert? Peu importe, je sais pas plus comment arranger ça) Alors on laisse faire les lumières.
Les flocons de neige...sont GRIS. (Pas un gris oui c'est la couleur d'origine. Non. Un gris on est sale depuis les années 80) Est-ce que j'ai le goût de les windexer un à un et d'être en contact avec des bactéries qui n'existent plus depuis plusieurs années? Non. (Je pourrais les faire tremper dans de l'eau chaude et du savon mais... à mon club vidéo, l'eau chaude n'existe pas) Je sélectionne les moins pire (7 en tout) et...un client entre.
Il fait une face de dégoût (qui n'est pas lié aux décorations, de la porte d'entrée, il ne peut pas les voir), met son foulard sur sa bouche (ou devrais-je plutôt dire son cache-cou), tousse, me demande «C'est quoi cette odeur de marde-là?» et se met à éternuer ce qui l'empêcher de poursuivre sa pensée. Il ressort. Je ne comprends pas.
Je mets mon manteau et sort aussi, histoire de voir où il est. Introuvable. Je retourne «décorer». Et quand j'entre dans le vidéo, je comprends. Une odeur. É-POU-VAN-TA-BLE. Rien à voir avec les odeurs typique de Noël genre pain d'épice ou sapin frais. NON. Une odeur de poussière, de renfermé, d'humidité et de moisi. Le tout rehaussé d'une arrière odeur de purell.(ça, je sais que ça vient de moi)
MES DÉCORATIONS PUES.
NOËL AU VIDÉO PUE.
Boss, cette année, je suis le Grinch.
Décore-le tout seul ton vidéo.
J'aime (presque) tout du temps des Fêtes: la musique (sauf quand je suis pognée dans mon auto sans lecteur CD et qu'à tous les postes que je capte, c'est des tounes de Noël), les décorations, la neige, les sapins, la famille, les cadeaux, la bouffe, les odeurs...
J'aime ça voir le monde trop décorer leur balcon avec des pingouins gonflables qui chantent des cantiques.
J'aime ça le monde quétaine qui porte une tuque de Père Noël à la place de leur vraie tuque.
J'aime ça voir des chiens miniatures habillés en lutin. On en oublie presque qu'ils sont laids.
Je décore chez nous (avec bon goût, dans le sens de: pas de traîneau du Père Noël en styromousse grandeur nature sur mon balcon), chez ma mère (même si j'habite pu là), chez ma grand-mère (même si elle aime pas Noël). Un peu plus et je ferais du porte à porte pour décorer chez le monde.
Alors quand mon boss m'a demandé de décorer le vidéo pour Noël, on comprend tout de suite mon enthousiasme. J'étais contente qu'il ai pensé à moi (en même temps...on est 3 employés. Mon boss, Creepy et moi-même. Compte-tenu que je suis la seule fille, que je suis la seule non-musulmane de l'équipe et que je fais des dessins de sapins de Noël depuis un mois, c'était plutôt évident que la tâche me reviendrait)
Il me laisse 2 boîtes de carton derrière le comptoir avec pour toute contrainte de rendre le vidéo «festif»
La tâche ne sera pas facile.
Mais quand même. J'ai 2 boîtes de décoration et un optimiste à tout épreuve.
Je m'imaginais déjà en train de faire une reproduction du village de Noël dans «The nightmare before Christmas», faire un Grinch grandeur nature, mettre des lumières éco-énergétiques partout, faire un VRAI sapin. C'est pas mêlant, un peu plus et j'engageais un Père Noël.
Pleine de beaux projets, j'ouvre la première boîte.
Des guirlandes. Une guirlande mauve, rose, or, argent, rouge. Le tout bien emmêlé pour ne former qu'un. Et je me dis «Ça doit faire un boutte qu'elles servent ces guirlandes-là parce qu'elles ne brillent plus»
Elles ont tellement servi que la couche de scintillant est usée à corde et a tout bonnement disparu.
J'ai appris qu'il y a des dates d'expiration pour les guirlandes et que les miennes n'étaient plus bonne depuis au moins 5 ans.
Mais ça en prend plus que ça pour me démonter.
Alors je sors une guirlande (et tout le reste suit) et je commence à démêler ça. (En fait, c'était mon intention mais...) Je prends un bout de guirlande et il me casse dans les mains. À chaque fois que je prends un bout, il se casse dans mes mains.
Résultat de la première boîte: environs 47 bouttes de guirlandes défraîchis et pu brillant du tout. Sur ces 47 bouttes, on pourrait en qualifier 13 de cordes teintés d'une couleur d'origine non-identifiable.
MAIS JE SUIS ENCORE OPTIMISTE.
Je me dis naïvement que j'ai dû commencer par la boîte de «vieilles» décorations et que dans l'autre, ça va être les «nouvelles».
J'ouvre la deuxième boîte.
Flocons de neige et lumières. (Les plus visuels d'entre vous se diront qu'il y a quelque chose à faire avec ça. Attendez un peu) Premièrement, les lumières sont aussi emmêlées que les guirlandes. Et j'ai peur qu'elles soient en aussi mauvais état (c'est à dire, je les démêle et toutes les ampoules me restent dans les mains). Je les sors de la boîte. (Et j'apprends vite!) Avant d'essayer de les démêler, je les branche pour voir si elles fonctionnent. Sur les 3 sets, AUCUN n'allume. (Et si je me réfère à un cours que j'ai eu au secondaire, me semble que ça à quelque chose à voir avec un circuit fermé...ou ouvert? Peu importe, je sais pas plus comment arranger ça) Alors on laisse faire les lumières.
Les flocons de neige...sont GRIS. (Pas un gris oui c'est la couleur d'origine. Non. Un gris on est sale depuis les années 80) Est-ce que j'ai le goût de les windexer un à un et d'être en contact avec des bactéries qui n'existent plus depuis plusieurs années? Non. (Je pourrais les faire tremper dans de l'eau chaude et du savon mais... à mon club vidéo, l'eau chaude n'existe pas) Je sélectionne les moins pire (7 en tout) et...un client entre.
Il fait une face de dégoût (qui n'est pas lié aux décorations, de la porte d'entrée, il ne peut pas les voir), met son foulard sur sa bouche (ou devrais-je plutôt dire son cache-cou), tousse, me demande «C'est quoi cette odeur de marde-là?» et se met à éternuer ce qui l'empêcher de poursuivre sa pensée. Il ressort. Je ne comprends pas.
Je mets mon manteau et sort aussi, histoire de voir où il est. Introuvable. Je retourne «décorer». Et quand j'entre dans le vidéo, je comprends. Une odeur. É-POU-VAN-TA-BLE. Rien à voir avec les odeurs typique de Noël genre pain d'épice ou sapin frais. NON. Une odeur de poussière, de renfermé, d'humidité et de moisi. Le tout rehaussé d'une arrière odeur de purell.(ça, je sais que ça vient de moi)
MES DÉCORATIONS PUES.
NOËL AU VIDÉO PUE.
Boss, cette année, je suis le Grinch.
Décore-le tout seul ton vidéo.
mercredi 15 décembre 2010
Ce que je veux pour Noël

Je suis tranquille derrière mon comptoir, dans mes 4 épaisseurs de chandail.
J'ai le bout du nez glacé et à chaque respiration, je m'attends à voir de la boucane sortir de ma bouche.
Je lis tranquillement le journal de quartier. Vraiment tranquillement parce que je sais que quand je vais avoir fini de le lire, j'aurais pu rien à faire.
Arrive un client. Un client de la catégorie TQ (typique du quartier): Pantalon baggies, casquette (même s'il fait clairement -400 degrés dehors), manteau de pseudo-cuir avec un capuchon qui a du pouèle (dans ce cas-ci, je ne peux pas appeler ça du poil, c'est clairement plus cheap que ça), un secondaire 5 douteux dans les yeux et une façon de parler qui ferait honte à Éric Lapointe.
Il me dit qu'il cherche un cadeau de Noël pour sa blonde. (Sa blonde qui doit s'appeler Sonia, avoir 18 ans et 3 enfants, être teinte en blonde avec une repousse noire, avoir un teint orange brûlé parce qu'elle travaille dans un salon de bronzage et porter du linge 3 points trop petit. Mais je ne veux pas porter de jugement)
Je suis un livre ouvert. Alors il faut que je fasse attention quand je trouve les gens stupides, ou laids, ou crétins, ou pas vite ou n'importe de quoi de négatif, parce que ça paraît dans ma face.
À ce moment précis, dans ma face, on pouvait lire «Ici, c'est un club vidéo, t'aurais plus de chance au Wal-Mart. Mais tu peux sans doute pas y aller parce qu'elle travaille là et que ça gâcherait la surprise.» Mais, encore une fois, je ne veux pas porter de jugement.
La professionnelle en moi reprend le dessus et lui répond:«J'ai des films à vendre (qui sont pas mal tous égratignés), j'ai des posters (si ta blonde a 16 ans, ça va fitter dans sa chambre) et (pire que tout au monde) des laminés.»
Il se garoche sur mon rack à posters-laminés.
Il y a de tout sur ces affiches: les stratégies de poker, les vedettes de Twilight, les bonhommes bleus d'Avatar, des bouteilles d'alcool, Dora, Betty Boop, les posters de la Guerre des Étoiles, un cover du Rolling Stone avec Gwen Stefani, toutes les princesses de Disney, les tables de multiplications, des scènes du Parrain, Bob Marley, Marilyn Monroe, Scooby Doo, Playboy...
Il regarde le tout. Et il tombe sur la pièce de résistance. Il capote. CA-PO-TE. Il est au Paradis, c'est ça que son «bébé» voulait! Il le prend et il regarde pour voir s'il n'y en aurait pas d'autre. Oui. Oui. OUI, JOIE BONHEUR ET SATISFACTION, IL Y EN A D'AUTRES!!!
Quatre au total. Deux posters, un petit et un grand laminé.
Oh! Que son «bébé» va être contente de recevoir ça à Noël. Quatre image de Ed Hardy (LA marque qui fait de toi un douchebag)
Je sais, moi aussi je pense la même chose: ça doit être beau chez eux.
Ce que je trouve le plus weird, c'est que ça lui a coûté 50 piasses (plus les taxes) pour les quatre (deux posters plus un petit et un grand laminé) images d'Ed Hardy qui sont TOUS PAREIL. TOUS PAREIL. IDENTIQUE, JUMEAU, SOSIE, DOUBLE.
Un ça ferait l'affaire, non?
Non ça l'air, parce que son «bébé» adore Ed Hardy.
Oui, je juge un peu (ok, beaucoup), mais c'est beau la magie de Noël pareil.
Parce que j'ai accepté de vendre ces quatre images (deux posters, un petit et un grand laminé) d'Ed Hardy (honnêtement, si le gars avait été moins énervé ou moins catégorie TQ, j'aurais refusé. C'est pas sain), je participe à la magie de Noël.
Grâce à moi, quelque part dans le quartier, une Sonia trop bronzée va être heureuse à Noël et tombera sans doute enceinte de son quatrième enfant.
J'aime ça penser que je suis un peu comme un lutin du Père Noël.
mercredi 8 décembre 2010
Moi pis ma face pis l'hiver au vidéo
Je sais, je sais, je sais, je ne suis plus aussi assidue qu'avant.
Mais pour ma défense: je fais moins d'heure, alors je vois moins de weirdos (malheureusement ou heureusement, je ne saurais dire) et en plus de ça, les weirdos se font rares ou presque normaux. Et je sais que vous aimez que je vous parle de mon vernissage d'orteils, mais il y a des limites à en parler (et à s'en mettre, on se souvient que je ne peux plus me promenez en gougounes dernièrement)
Heureusement (ou malheureusement, je ne saurais dire) la neige est arrivée. J'aime la neige, j'adooooore la neige. J'aime ça mettre des salopettes et aller me pitcher dans des bans de neige, faire du crazy carpet, faire un bonhomme de neige (bref, toutes les activités qu'on aime quand on a 8 ans). Je trippe et ça fait tellement Noël! YÉ!
Sauf que la neige n'est pas associée au plaisir quand on travaille dans mon crado-vidéo. Quand il neige (et à plus forte raison une grosse bordée de même) ça veut dire 2 choses:
1-Il va faire froid à la job! (Oui on a du chauffage, on est pas dans les filles de Caleb, mais il est si peu efficace. Une chandelle dégagerait plus de chaleur que notre système de calorifères) Pas froid au point de garder son manteau d'hiver à l'intérieur. Mais froid au point de mettre son manteau de printemps (ou d'automne, tant qu'à moi c'est la même chose) bien doublé. Et un foulard. Et de temps en temps aller dehors pour ensuite retourner à l'intérieur et ainsi avoir l'impression qu'on est au chaud. (Je n'ai pas de mérite pour ce truc, c'est Creepy qui me l'a donné)
2-Avec la neige et le froid, arrive la «fameuse» saison de la-porte-ne-ferme-pas. Ce qui veut dire qu'à chaque fois qu'un client entre au vidéo, la porte ne se referme pas derrière lui. Et par le temps qu'il réalise qu'il faut la refermer, le peu d'air chaud est parti jouer dehors. Donc, il faut dire, à tout bout de champs: «Pouvez-vous refermer la porte?» Et je ne sais pas pourquoi, peut-être que je devrais travailler sur mon interprétation de cette réplique, mais on dirait que dans mon sous-texte (ou dans l'inconscient général) quand on te demande de fermer une porte, ça veut dire de le faire FORT. FORT. FORT. Alors la porte claque, la vitrine shake, le bruit est désagréable et en plus il fait froid.
Je pense que si je m'occupais d'asseoir du monde dans des chair lifts au centre de ski du Mont-Saint-Bruno, j'aurais moins froid et le bruit serait moins gossant. Mais aurais-je autant de choses à dire et à chialer? Oui, sûrement.
Mais pour ma défense: je fais moins d'heure, alors je vois moins de weirdos (malheureusement ou heureusement, je ne saurais dire) et en plus de ça, les weirdos se font rares ou presque normaux. Et je sais que vous aimez que je vous parle de mon vernissage d'orteils, mais il y a des limites à en parler (et à s'en mettre, on se souvient que je ne peux plus me promenez en gougounes dernièrement)
Heureusement (ou malheureusement, je ne saurais dire) la neige est arrivée. J'aime la neige, j'adooooore la neige. J'aime ça mettre des salopettes et aller me pitcher dans des bans de neige, faire du crazy carpet, faire un bonhomme de neige (bref, toutes les activités qu'on aime quand on a 8 ans). Je trippe et ça fait tellement Noël! YÉ!
Sauf que la neige n'est pas associée au plaisir quand on travaille dans mon crado-vidéo. Quand il neige (et à plus forte raison une grosse bordée de même) ça veut dire 2 choses:
1-Il va faire froid à la job! (Oui on a du chauffage, on est pas dans les filles de Caleb, mais il est si peu efficace. Une chandelle dégagerait plus de chaleur que notre système de calorifères) Pas froid au point de garder son manteau d'hiver à l'intérieur. Mais froid au point de mettre son manteau de printemps (ou d'automne, tant qu'à moi c'est la même chose) bien doublé. Et un foulard. Et de temps en temps aller dehors pour ensuite retourner à l'intérieur et ainsi avoir l'impression qu'on est au chaud. (Je n'ai pas de mérite pour ce truc, c'est Creepy qui me l'a donné)
2-Avec la neige et le froid, arrive la «fameuse» saison de la-porte-ne-ferme-pas. Ce qui veut dire qu'à chaque fois qu'un client entre au vidéo, la porte ne se referme pas derrière lui. Et par le temps qu'il réalise qu'il faut la refermer, le peu d'air chaud est parti jouer dehors. Donc, il faut dire, à tout bout de champs: «Pouvez-vous refermer la porte?» Et je ne sais pas pourquoi, peut-être que je devrais travailler sur mon interprétation de cette réplique, mais on dirait que dans mon sous-texte (ou dans l'inconscient général) quand on te demande de fermer une porte, ça veut dire de le faire FORT. FORT. FORT. Alors la porte claque, la vitrine shake, le bruit est désagréable et en plus il fait froid.
Je pense que si je m'occupais d'asseoir du monde dans des chair lifts au centre de ski du Mont-Saint-Bruno, j'aurais moins froid et le bruit serait moins gossant. Mais aurais-je autant de choses à dire et à chialer? Oui, sûrement.
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