J'ai des choses à faire.
Des choses «importantes», qu'il faudrait vraiment que je fasse (si seulement j'étais une adulte responsable).
Des choses obligatoires mais pas super agréables.
Et ça ne me tente pas, mais alors pas du tout.
J'ai donc développé un art, un mode de vie, une méthode gagnante.
Je suis une procrastinatrice douée, dévouée et talentueuse.
La clé, pour réussir sa procrastination, c'est d'être imaginatif.
Il ne faut pas avoir peur d'innover, de se déstabiliser, de sor, tir de nos zones de confort.
Par exemple, j'ai déjà LU la TRILOGIE du Seigneur des Anneaux.
Je suis vraiment sortie de ma zone de confort qui est «la joie de vivre».
Est-ce que je le referais? JAMAIS DE LA VIE. Est-ce que je suis contente de l'avoir fait? Non, non, vraiment pas.
Est-ce que ça m'a permis de repousser pendant plusieurs jours ce que je devais faire? Oui, à la perfection.
Parce que quand on veut procrastiner, l'essentiel, ce n'est pas ce que l'on a à faire en bout de ligne.
L'essentiel, c'est ce que l'on fait pour NE PAS faire ce que l'on a à faire.
Dans une journée, je peux faire un gâteau au fromage (même si je n'aime pas ça), aller voir les nouveaux planchers de bois francs de ma voisine (même si je ne fais pas la différence entre bois franc et bois n'importe quoi), regarder les photos facebook d'une fille qui était dans mon cours de maths en secondaire 3 (à qui je n'ai jamais vraiment parlé), apprendre des berceuses, nettoyer mon rack à épices (et le remplir et placer les épices en ordre alphabétique et apprendre l'origine de chaque épice), nettoyer derrière mon divan (ark), aller au Pharmaprix et ensuite au Jean Coutu et comparer quelle marque maison est la plus économique (comme si j'étais à 3 cennes près dans mon budget), écouter toutes les capsules des Têtes à Claques et essayer de comprendre pourquoi ça ne me fait pas rire (la raison est si simple!).
Mais vous n'êtes pas obligé d'en faire autant pour procrastiner.
Je vous rappelle que je suis une chef de la procrastination, une championne, une reine! (même si je ne pense pas que ça fasse un effet de fou dans un CV).
Voici quelques petits éléments qui vont vous aider à savoir si vous êtes dans le déni de faire quelque chose (donc en train de procrastiner)
Si, à la place de faire ce que vous avez à faire vous...
-Faites un appel téléphonique qui va vous prendre beaucoup de temps mais qui aurait pu attendre.
-Proposez de garder votre neveu, nièce, voisin, voisine, cousin, cousine, enfant quelconque qui est en bas âge (si vous n'aimez pas les enfants, vous gagnez une coche de plus dans votre procrastination).
-Allez magasiner pour un costume de bain
-Lisez mon blog (je comprends tsé, moi je l'écris...)
-Allez faire vos achats pour vos cadeaux de Noël (ou n'importe quelle fête qui n'est pas dans 2 jours)
-Décidez d'écouter toutes les saisons de Virginie en rafale parce qu'il y a quelque chose que vous n'avez pas compris
-Écoutez TLC, Canal D, MusiquePlus ou Canal Vie
Mais c'est correct.
Vous avez le droit (et moi aussi!), de repousser jusqu'à la limite de la décence ce que vous avez à faire (sauf si c'est genre une opération pour se faire retirer une appendice enflée, pour vrai niaisez pas avec ça là). Ça ne fait pas de mal à personne et comme le dit si bien le proverbe (je pense que c'est Jules César qui a dit ça, mais il faut que je vérifie mes sources)
«ne fait pas aujourd'hui ce que tu peux remettre à demain» Amen!
samedi 30 juillet 2011
mercredi 27 juillet 2011
T'es qui toi déjà?
C'est dur de suivre le fil.
Le fil des noms je veux dire.
On rencontre tellement de monde partout, tout le temps, ça devient mélangeant.
Et y'a rien que j'haïs plus que de demander à quelqu'un «C'est quoi ton nom déjà?» Je me sens tellement nounoune!
Y'a 4 situations possibles
1-Je sais que je connais la personne. Son visage me dit de quoi.
Mais je suis incapable de dire si on est allé au secondaire ensemble, si elle m'a vu en show ou si elle m'a passé en entrevue pour une job que (vraisemblablement) je n'ai pas eu.
La personne en question m'appelle par mon nom. Me pose des questions précises sur ma vie, signe qu'elle en connait un bout sur moi. Et ça, ça me fait paniquer. J'ai l'impression d'avoir fait un black out. Tout ce que je me demande c'est «Est-ce que j'ai fait quelque chose de cave?»
Mais je lui parle pareil, parce que je dois avouer qu'elle est tout de même sympathique. On jase, on rit mais derrière mon sourire, je reste à l'affût du moindre indice qui pourrait me dire QUI EST CETTE PERSONNE??
2- Je sais que je connais la personne.
Je sais de où, je sais quand je l'ai rencontré, je me souviens même de certains détails sur sa vie.
Je suis capable de lui poser des questions précises, de ressortir des insides, de lui envoyer un texto.
Mais j'ai AUCUNE idée c'est quoi son nom.
Je sais que je le connais, il est venu à mes 4 derniers shows, il prend des cours de cuisine et il m'a fait un lift l'autre fois. Il nous a invité à souper, mon chum et moi. J'ai rencontré sa blonde pis on est allé au cinéma ensemble!
C'est gênant en maudit de lui demander son nom. «Oui, je veux être la marraine de ta fille. Mais juste avant, c'est quoi ton nom déjà?»
Mon truc, dans cette situation-là, c'est que je lui donne un surnom, à la personne sans nom. Devant elle.
C'est un truc efficace et ninja. La personne en question ne se doute JAMAIS que vous ignorez son nom.
Vous iriez ben voir sur facebook mais... TU SAIS PAS C'EST QUOI SON NOM!!!
3-La plus efficace, mais la plus dure à contrôler.
Tu sais que tu connais la personne. Tu sais aussi que tu ignores son nom.
T'as un verre dans le nez, t'es moins gênée. Tu lui demande carrément, sans gêne, sans honte, sans rien «C'est quoi ton nom?»
La personne te répond. Et voilà, c'est réglé.
Si tu te sens funny funny, tu peux rajouter: «Ça me mélange parce que je trouve que t'as une face de Bernard» (faut juste s'assurer que Bernard, c'est pas son vrai nom) Mais il faut être prudent parce que si on dit cette phrase et qu'on est un peu pompette, ça peut facilement déraper (croyez-moi, pour vrai)
4-Tu sais que tu connais la personne.
Tu sais que tu l'aimes pas tant que ça.
Tu sais que tu n'as rien à lui dire.
Tu l'ignores. Soit franchement, en passant devant elle sans la regarder soit de façon moins assumé. (En faisant semblant de regarder ton cell ou de lire une map de la ville par exemple)
Tu pousses un soupir de soulagement quand elle passe devant toi sans te parler.
Tu joues la personne dans la lune qui ne l'avait pas vue et qui est contente de jaser quand la personne en question n'a pas compris le message que t'as rien à lui dire.
Dans les 2 cas, tu sais pas son nom et tu veux pas vraiment le savoir.
Maintenant que vous avez lu tout ça... Avouez que vous avez hâte de me croiser et de me demander «C'est quoi MON nom?»
Le fil des noms je veux dire.
On rencontre tellement de monde partout, tout le temps, ça devient mélangeant.
Et y'a rien que j'haïs plus que de demander à quelqu'un «C'est quoi ton nom déjà?» Je me sens tellement nounoune!
Y'a 4 situations possibles
1-Je sais que je connais la personne. Son visage me dit de quoi.
Mais je suis incapable de dire si on est allé au secondaire ensemble, si elle m'a vu en show ou si elle m'a passé en entrevue pour une job que (vraisemblablement) je n'ai pas eu.
La personne en question m'appelle par mon nom. Me pose des questions précises sur ma vie, signe qu'elle en connait un bout sur moi. Et ça, ça me fait paniquer. J'ai l'impression d'avoir fait un black out. Tout ce que je me demande c'est «Est-ce que j'ai fait quelque chose de cave?»
Mais je lui parle pareil, parce que je dois avouer qu'elle est tout de même sympathique. On jase, on rit mais derrière mon sourire, je reste à l'affût du moindre indice qui pourrait me dire QUI EST CETTE PERSONNE??
2- Je sais que je connais la personne.
Je sais de où, je sais quand je l'ai rencontré, je me souviens même de certains détails sur sa vie.
Je suis capable de lui poser des questions précises, de ressortir des insides, de lui envoyer un texto.
Mais j'ai AUCUNE idée c'est quoi son nom.
Je sais que je le connais, il est venu à mes 4 derniers shows, il prend des cours de cuisine et il m'a fait un lift l'autre fois. Il nous a invité à souper, mon chum et moi. J'ai rencontré sa blonde pis on est allé au cinéma ensemble!
C'est gênant en maudit de lui demander son nom. «Oui, je veux être la marraine de ta fille. Mais juste avant, c'est quoi ton nom déjà?»
Mon truc, dans cette situation-là, c'est que je lui donne un surnom, à la personne sans nom. Devant elle.
C'est un truc efficace et ninja. La personne en question ne se doute JAMAIS que vous ignorez son nom.
Vous iriez ben voir sur facebook mais... TU SAIS PAS C'EST QUOI SON NOM!!!
3-La plus efficace, mais la plus dure à contrôler.
Tu sais que tu connais la personne. Tu sais aussi que tu ignores son nom.
T'as un verre dans le nez, t'es moins gênée. Tu lui demande carrément, sans gêne, sans honte, sans rien «C'est quoi ton nom?»
La personne te répond. Et voilà, c'est réglé.
Si tu te sens funny funny, tu peux rajouter: «Ça me mélange parce que je trouve que t'as une face de Bernard» (faut juste s'assurer que Bernard, c'est pas son vrai nom) Mais il faut être prudent parce que si on dit cette phrase et qu'on est un peu pompette, ça peut facilement déraper (croyez-moi, pour vrai)
4-Tu sais que tu connais la personne.
Tu sais que tu l'aimes pas tant que ça.
Tu sais que tu n'as rien à lui dire.
Tu l'ignores. Soit franchement, en passant devant elle sans la regarder soit de façon moins assumé. (En faisant semblant de regarder ton cell ou de lire une map de la ville par exemple)
Tu pousses un soupir de soulagement quand elle passe devant toi sans te parler.
Tu joues la personne dans la lune qui ne l'avait pas vue et qui est contente de jaser quand la personne en question n'a pas compris le message que t'as rien à lui dire.
Dans les 2 cas, tu sais pas son nom et tu veux pas vraiment le savoir.
Maintenant que vous avez lu tout ça... Avouez que vous avez hâte de me croiser et de me demander «C'est quoi MON nom?»
vendredi 22 juillet 2011
Chaud. Hot. Caliente.
Je ne suis pas une fille de canicule.
Y'a du monde qui ne sont pas des gens de gang, ou de party, ou de sushi.
Moi, je ne suis pas une fille de chaleur.
Avoir chaud, c'est une des choses que j'hais le plus au monde entier au grand complet.
Je déteste avoir chaud au même niveau que je déteste les génocides ou encore entendre quelqu'un saper. (C'est dégueulasse pour vrai, tu aimes tellement manger que tu veux t'entendre pendant? PAS MOI!)
Et en période de canicule, tu ne t'en sors pas: t'as chaud.
À moins que tu ailles une piscine. Mais je ne suis pas millionnaire. (Oui, dans ma tête, c'est juste les millionnaires qui ont une piscine. Ce raisonnement s'applique aussi aux lave-vaisselles)
Ou bien une machine à air climatisé. Mais je l'ai déjà dit: je ne suis pas millionnaire. (Oui, dans ma tête, les millionnaires ont de l'air climatisé OU une piscine. S'ils ont les 2, ils sont des milliardaires. Oui, j'ai un très bon rapport avec l'argent pour ceux qui se poserait la question!)
Quand il y a une canicule, l'activité principale est de suer.
Individuellement ou en groupe, à la maison ou en public, riche ou pauvre.
Peu importe ce que tu fais, tu sues: rire, pleurer, chanter, danser, respirer, parler, regarder, s'asseoir, boire, sourire, penser, dormir, pousser, frapper, monter, toucher, trimbaler, africaniser, lire, chauvir, dire, déranger, vendre...etc., etc., etc.
Si tu fais tout ça chez toi (et que je n'y suis pas), ça ne me dérange pas.
Si tu fais ça en public (et que je suis chez moi), ça ne me dérange pas.
Si tu fais ça sur la même rue que moi (mais que nous sommes séparés par plusieurs mètres), ça ne me dérange pas.
Mais si tu es à côté de moi, si je peux sentir ta sueur, si je peux douter à savoir si la sueur sur mon bras est la mienne ou la tienne, là y'a un problème.
C'est pas que je ne t'aime pas, c'est juste que pour moi, la sueur, c'est personnel.
Je ne suis pas une fille de canicule.
Par contre, je suis une fille de métro.
Et pour ceux qui se posent la question: métro+canicule=pas de plaisir.
Tu es enfermé dans un wagon avec des étrangers qui suent (tout comme toi) et leur sueur s'évapore et là tu la respires! Tu respires le chaud d'un inconnu mixé avec un peu du tien. Je pousse peut-être ça trop loin mais c'est dégueulasse pareil!
À la limite, tu peux penser à autre chose en lisant un livre ou en écoutant de la bonne musique ou en faisant un débat intérieur à savoir qu'est-ce que je m'achète quand je vais être millionnaire, un lave-vaisselle ou un air climatisé?
Et les bancs sont dégoûtants.
Tout le monde sue, tout le monde se colle partout. As-tu vraiment le goût de t'asseoir sur la sueur de fesse d'un inconnu?
Je suis certaine que les MTS (désolée, je suis de la vieille école, je devrais dire les ITS) peuvent se propager comme ça.
Essaye de te justifier à ton homme! «Non mon amour, je ne t'ai pas trompé! Je revenais de travailler, j'avais le goût de m'asseoir dans le métro, c'était la canicule, je portais des short shorts...pis pouf! J'ai la gonorhé!»
C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquels je ne porte pas de short shorts. Ça et je trouve ça lette en criss.
BREF!
Là où il devient plus difficile de se concentrer, de supporter la chaleur, de respecter la bulle des gens, c'est quand la sueur est accompagnée d'ODEURS.
Oui, il fait chaud, je comprends.
Mais un déo, ça coûte 2 piasses pis ça prend 3 secondes à mettre.
Fais-le. S'il te plaît.
Fais-le dans le métro même. Je ne te jugerais pas. Je vais même te sourire et te dire merci.
Si t'es pas à l'aise, je suis game de te montrer comment on fait. Même de le faire pour toi les premières fois.
Tout pour arrêter la pollution des aisselles odorantes.
Mais ce qui m'écoeure par-dessus tout, c'est le mix: inconnu-odeurs-sueur-frôlement.
C'EST TERRIBLE!!
Ça me donne des frissons, ça me dégoûte, y'a un peu de vomi qui monte dans ma bouche.
Je ne te connais pas. Tu pues ET tu sues (deux raisons qui font que je n'ai pas le goût de te connaitre) et en plus tu viens proche de moi et tu me frôle avec ton poil de bras humide?
On ne sera jamais ami. JAMAIS.
Yé temps que cette canicule finisse.
Je ne serais jamais millionnaire si ça continue.
Tout mon argent passe dans des déos et des taxis.
Y'a du monde qui ne sont pas des gens de gang, ou de party, ou de sushi.
Moi, je ne suis pas une fille de chaleur.
Avoir chaud, c'est une des choses que j'hais le plus au monde entier au grand complet.
Je déteste avoir chaud au même niveau que je déteste les génocides ou encore entendre quelqu'un saper. (C'est dégueulasse pour vrai, tu aimes tellement manger que tu veux t'entendre pendant? PAS MOI!)
Et en période de canicule, tu ne t'en sors pas: t'as chaud.
À moins que tu ailles une piscine. Mais je ne suis pas millionnaire. (Oui, dans ma tête, c'est juste les millionnaires qui ont une piscine. Ce raisonnement s'applique aussi aux lave-vaisselles)
Ou bien une machine à air climatisé. Mais je l'ai déjà dit: je ne suis pas millionnaire. (Oui, dans ma tête, les millionnaires ont de l'air climatisé OU une piscine. S'ils ont les 2, ils sont des milliardaires. Oui, j'ai un très bon rapport avec l'argent pour ceux qui se poserait la question!)
Quand il y a une canicule, l'activité principale est de suer.
Individuellement ou en groupe, à la maison ou en public, riche ou pauvre.
Peu importe ce que tu fais, tu sues: rire, pleurer, chanter, danser, respirer, parler, regarder, s'asseoir, boire, sourire, penser, dormir, pousser, frapper, monter, toucher, trimbaler, africaniser, lire, chauvir, dire, déranger, vendre...etc., etc., etc.
Si tu fais tout ça chez toi (et que je n'y suis pas), ça ne me dérange pas.
Si tu fais ça en public (et que je suis chez moi), ça ne me dérange pas.
Si tu fais ça sur la même rue que moi (mais que nous sommes séparés par plusieurs mètres), ça ne me dérange pas.
Mais si tu es à côté de moi, si je peux sentir ta sueur, si je peux douter à savoir si la sueur sur mon bras est la mienne ou la tienne, là y'a un problème.
C'est pas que je ne t'aime pas, c'est juste que pour moi, la sueur, c'est personnel.
Je ne suis pas une fille de canicule.
Par contre, je suis une fille de métro.
Et pour ceux qui se posent la question: métro+canicule=pas de plaisir.
Tu es enfermé dans un wagon avec des étrangers qui suent (tout comme toi) et leur sueur s'évapore et là tu la respires! Tu respires le chaud d'un inconnu mixé avec un peu du tien. Je pousse peut-être ça trop loin mais c'est dégueulasse pareil!
À la limite, tu peux penser à autre chose en lisant un livre ou en écoutant de la bonne musique ou en faisant un débat intérieur à savoir qu'est-ce que je m'achète quand je vais être millionnaire, un lave-vaisselle ou un air climatisé?
Et les bancs sont dégoûtants.
Tout le monde sue, tout le monde se colle partout. As-tu vraiment le goût de t'asseoir sur la sueur de fesse d'un inconnu?
Je suis certaine que les MTS (désolée, je suis de la vieille école, je devrais dire les ITS) peuvent se propager comme ça.
Essaye de te justifier à ton homme! «Non mon amour, je ne t'ai pas trompé! Je revenais de travailler, j'avais le goût de m'asseoir dans le métro, c'était la canicule, je portais des short shorts...pis pouf! J'ai la gonorhé!»
C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquels je ne porte pas de short shorts. Ça et je trouve ça lette en criss.
BREF!
Là où il devient plus difficile de se concentrer, de supporter la chaleur, de respecter la bulle des gens, c'est quand la sueur est accompagnée d'ODEURS.
Oui, il fait chaud, je comprends.
Mais un déo, ça coûte 2 piasses pis ça prend 3 secondes à mettre.
Fais-le. S'il te plaît.
Fais-le dans le métro même. Je ne te jugerais pas. Je vais même te sourire et te dire merci.
Si t'es pas à l'aise, je suis game de te montrer comment on fait. Même de le faire pour toi les premières fois.
Tout pour arrêter la pollution des aisselles odorantes.
Mais ce qui m'écoeure par-dessus tout, c'est le mix: inconnu-odeurs-sueur-frôlement.
C'EST TERRIBLE!!
Ça me donne des frissons, ça me dégoûte, y'a un peu de vomi qui monte dans ma bouche.
Je ne te connais pas. Tu pues ET tu sues (deux raisons qui font que je n'ai pas le goût de te connaitre) et en plus tu viens proche de moi et tu me frôle avec ton poil de bras humide?
On ne sera jamais ami. JAMAIS.
Yé temps que cette canicule finisse.
Je ne serais jamais millionnaire si ça continue.
Tout mon argent passe dans des déos et des taxis.
dimanche 17 juillet 2011
Jugement
«Je ne veux pas porter de jugement mais...»
Quand quelqu'un commence une phrase de même (moi inclusivement!), tu le sais que la personne va porter un jugement.
Et un cristi de gros jugement en plus.
Ça me fait beaucoup rire.
C'est comme si on disait ça pour se backer, pour se justifier, pour montrer qu'on est pas des mauvaises personnes mais que y'a des choses qui nous dérange.
Pourtant, tout le monde juge tout le monde. Que se soit sur des décisions politiques, familiales, vestimentaires, relationnelles, amicales, mentales, et ajoutez à cette liste le mot qui vous convient!
Mais tout le monde porte des jugements dans la vie (positif ou négatif, peu importe!)
Des fois on garde ça pour nous (quand on sait que personne ne va être d'accord avec notre «jugement»), des fois on le partage (quand on sait que les gens qui nous entourent vont être d'accord avec notre «jugement». Et si on est chanceux, ils vont en rajouter, et on va pouvoir renchérir et juger à qui mieux-mieux. Je pense qu'on peut aussi appeler ça du bitchage).
Et quand on est pas sûr, avant de juger, on rajoute les mots suivants: «Je ne veux pas porter de jugement mais...»
Techniquement, selon la croyance populaire, si tu dis ces mots-là en début de phrase, tu peux ensuite dire CE QUE TU VEUX sans danger de représailles, parce que tu as précisé que, même si tu es sur le point de poser le plus gros jugement du monde entier sur une situation X, ce n'est pas là ton intention première.
C'est beau non?
Et ce concept ne s'applique pas seulement à «Je ne veux pas porter de jugement mais...»
On le retrouve aussi dans les débuts de phrases suivantes:
-«Je ne veux pas avoir l'air raciste mais...»
-«Je ne veux pas être méchante mais...»
-«Je ne veux pas avoir l'air conne mais...»
C'est rassurant qu'il y a des débuts de phrase pour nous permettre d'assumer ou de voiler ce que l'on pense vraiment.
Ça fait du bien.
Parce que, je ne veux pas avoir l'air de chialer là, mais ceux qu'il n'assume pas ce qu'ils disent, ça me tape sur les nerfs!
Quand quelqu'un commence une phrase de même (moi inclusivement!), tu le sais que la personne va porter un jugement.
Et un cristi de gros jugement en plus.
Ça me fait beaucoup rire.
C'est comme si on disait ça pour se backer, pour se justifier, pour montrer qu'on est pas des mauvaises personnes mais que y'a des choses qui nous dérange.
Pourtant, tout le monde juge tout le monde. Que se soit sur des décisions politiques, familiales, vestimentaires, relationnelles, amicales, mentales, et ajoutez à cette liste le mot qui vous convient!
Mais tout le monde porte des jugements dans la vie (positif ou négatif, peu importe!)
Des fois on garde ça pour nous (quand on sait que personne ne va être d'accord avec notre «jugement»), des fois on le partage (quand on sait que les gens qui nous entourent vont être d'accord avec notre «jugement». Et si on est chanceux, ils vont en rajouter, et on va pouvoir renchérir et juger à qui mieux-mieux. Je pense qu'on peut aussi appeler ça du bitchage).
Et quand on est pas sûr, avant de juger, on rajoute les mots suivants: «Je ne veux pas porter de jugement mais...»
Techniquement, selon la croyance populaire, si tu dis ces mots-là en début de phrase, tu peux ensuite dire CE QUE TU VEUX sans danger de représailles, parce que tu as précisé que, même si tu es sur le point de poser le plus gros jugement du monde entier sur une situation X, ce n'est pas là ton intention première.
C'est beau non?
Et ce concept ne s'applique pas seulement à «Je ne veux pas porter de jugement mais...»
On le retrouve aussi dans les débuts de phrases suivantes:
-«Je ne veux pas avoir l'air raciste mais...»
-«Je ne veux pas être méchante mais...»
-«Je ne veux pas avoir l'air conne mais...»
C'est rassurant qu'il y a des débuts de phrase pour nous permettre d'assumer ou de voiler ce que l'on pense vraiment.
Ça fait du bien.
Parce que, je ne veux pas avoir l'air de chialer là, mais ceux qu'il n'assume pas ce qu'ils disent, ça me tape sur les nerfs!
mercredi 13 juillet 2011
Stressée
Je suis stressée.
Et je suis certaine que je ne suis pas la seule.
Je suis stressée en général et en particulier. Je suis stressée le matin, la nuit, à l'aurore. Tout le temps.
Et être stressée, ça me stress. Ironique quand même, non?
Je suis stressée et je sais pourquoi je suis stressée et ça me stress encore plus de savoir pourquoi je suis stressée. Et quand je suis stressée et que je ne sais pas pourquoi, ben je stress encore plus parce que je me dis que j'ai dû oublier de quoi.
C'est un cercle vicieux et infini et stressant et épuisant.
Mais je suis de même. Et je suis certaine que je ne suis pas la seule.
Le problème avec le stress (en général et en particulier), c'est qu'il est passe-partout. Que tu sois fatiguée ou non, que tu sois en forme ou non, que tu sois habillé en jogging en train de manger des Cheetos dans ton salon ou que tu sois en robe du soir et talons hauts en train de te préparer pour aller dans une soirée bénéfice de millionnaires (oui, ça m'arrive souvent), le stress va avec tout.
Il est inévitable, indémodable et sans doute transférable par testament.
Les gens qui disent qu'ils ne sont pas stressés sont soit
1-des menteurs de la plus basse espèce qui méritent de se faire laver la bouche avec du savon
2-des pas normaux qui méritent de se faire évaluer psychologiquement et d'ensuite être interné (je n'exagère même pas!)
Je suis sans doute plus stressée que la moyenne. Ça c'est correct. Si tout le monde était stressée à mon niveau, la vie en société serait insupportable et intolérable et désagréable.
Tout le monde voudrait aller vivre sur une île avec un ballon de volley-ball. (Même si ça implique qu'il faut prendre l'avion et qu'elle crash. Je suis certaine que ça serait moins désagréable que de vivre dans une ville où mon stress est maire)
C'est que tout est une source potentielle de stress. Et qui dit «potentielle» dit automatiquement «inévitable».
Je pense à quelque chose, et c'est pratiquement sûr que j'en ressors une source de stress.
Je suis stressée à propos de mon hypothèque. C'est normal me direz-vous. Et je suis d'accord.
MAIS JE N'AI PAS D'HYPOTHÈQUE. Tout comme je n'ai pas d'enfants, de voiture, de dettes de drogues, de carte de membre de la bibliothèque, de restaurant, de cours à donner, de rendez-vous chez un avocat, de stand de caricature dans le Vieux-Port ou de tournage pour l'émission «Le Banquier». Mais se sont des choses qui me stress (et que je n'ai PAS!)
Alors imaginez maintenant le stress que je ressens envers les choses que j'ai.
Je pense que je vais m'évanouir.
Et je suis certaine que je ne suis pas la seule.
Je suis stressée en général et en particulier. Je suis stressée le matin, la nuit, à l'aurore. Tout le temps.
Et être stressée, ça me stress. Ironique quand même, non?
Je suis stressée et je sais pourquoi je suis stressée et ça me stress encore plus de savoir pourquoi je suis stressée. Et quand je suis stressée et que je ne sais pas pourquoi, ben je stress encore plus parce que je me dis que j'ai dû oublier de quoi.
C'est un cercle vicieux et infini et stressant et épuisant.
Mais je suis de même. Et je suis certaine que je ne suis pas la seule.
Le problème avec le stress (en général et en particulier), c'est qu'il est passe-partout. Que tu sois fatiguée ou non, que tu sois en forme ou non, que tu sois habillé en jogging en train de manger des Cheetos dans ton salon ou que tu sois en robe du soir et talons hauts en train de te préparer pour aller dans une soirée bénéfice de millionnaires (oui, ça m'arrive souvent), le stress va avec tout.
Il est inévitable, indémodable et sans doute transférable par testament.
Les gens qui disent qu'ils ne sont pas stressés sont soit
1-des menteurs de la plus basse espèce qui méritent de se faire laver la bouche avec du savon
2-des pas normaux qui méritent de se faire évaluer psychologiquement et d'ensuite être interné (je n'exagère même pas!)
Je suis sans doute plus stressée que la moyenne. Ça c'est correct. Si tout le monde était stressée à mon niveau, la vie en société serait insupportable et intolérable et désagréable.
Tout le monde voudrait aller vivre sur une île avec un ballon de volley-ball. (Même si ça implique qu'il faut prendre l'avion et qu'elle crash. Je suis certaine que ça serait moins désagréable que de vivre dans une ville où mon stress est maire)
C'est que tout est une source potentielle de stress. Et qui dit «potentielle» dit automatiquement «inévitable».
Je pense à quelque chose, et c'est pratiquement sûr que j'en ressors une source de stress.
Je suis stressée à propos de mon hypothèque. C'est normal me direz-vous. Et je suis d'accord.
MAIS JE N'AI PAS D'HYPOTHÈQUE. Tout comme je n'ai pas d'enfants, de voiture, de dettes de drogues, de carte de membre de la bibliothèque, de restaurant, de cours à donner, de rendez-vous chez un avocat, de stand de caricature dans le Vieux-Port ou de tournage pour l'émission «Le Banquier». Mais se sont des choses qui me stress (et que je n'ai PAS!)
Alors imaginez maintenant le stress que je ressens envers les choses que j'ai.
Je pense que je vais m'évanouir.
vendredi 8 juillet 2011
Manque d'inspiration
J'ai cherché, cherché, cherché de quoi vous parler.
Je suis même allé passer tout un après-midi sur la Plaza saint-Hubert, en pleine vente trottoir pour avoir de quoi à vous raconter.
Mais mis à part vous dire que les choses qu'on y vend sont cheaps et que les gens qu'on y retrouve sont encore plus cheap...j'ai rien à dire sur le sujet.
Et ça m'énerve de ne rien avoir à vous raconter, parce que je prends du retard.
Du retard sur quoi exactement, je ne sais pas! Mais du retard pareil.
J'ai l'impression de ne pas remplir mes quotas, de ne pas être un membre productif de l'équipe.
Quelle équipe exactement? Je ne sais pas!
C'est pas comme si j'avais un boss qui allait venir me chicaner ou menacer de me renvoyer si jamais je ne blogue pas.
Y'a pas de police de blog ou de mises à pied massives de blogueurs.
Mais quand même, quand je ne blog pas à une fréquence régulière, je me sens mal.
Y'a donc une idée qui a germé dans ma petite tête aux cheveux courts...
ET SI (là mon prof de créativité serait fier de moi, j'emploie le ET SI pour proposer une idée plutôt que le OUI MAIS, peu importe...)
ET SI je vous laissais choisir, à vous mes chers lecteurs, les sujets sur lesquels j'écris?
En fait, vous pouvez me donner une phrase, une idée, me poser directement une question, un mot, un nom, un personnage, n'importe quoi!
Et moi, je vais partir de ça pour écrire. Et vous pourrez voir ce que vous m'avez inspiré.
Je lance l'idée comme ça là, mais je pense que ça pourrait être cool. Je vais garder toooooooooooooout ce que vous m'écrirez et je pigerais au hasard...
Est-ce que ça vous convient? Est-ce que ça vous tente?
Moi je suis vraiment prête là. Je suis là pis toute le kit!
Fak j'attends des choses de vous, si ça vous tente bien sûr.
Parce que tout comme il n'y a pas de boss des blogs, il n'y a pas non plus de dictateur des lecteurs de blogs qui peuvent vous forcer à participer à mon idée...
Voilà, sur ce post légèrement peu inspiré, je vous quitte (pas pour toujours là!)
Et j'attends de vous toutes sortes de source d'inspiration! (si ça vous tente là...)
Je suis même allé passer tout un après-midi sur la Plaza saint-Hubert, en pleine vente trottoir pour avoir de quoi à vous raconter.
Mais mis à part vous dire que les choses qu'on y vend sont cheaps et que les gens qu'on y retrouve sont encore plus cheap...j'ai rien à dire sur le sujet.
Et ça m'énerve de ne rien avoir à vous raconter, parce que je prends du retard.
Du retard sur quoi exactement, je ne sais pas! Mais du retard pareil.
J'ai l'impression de ne pas remplir mes quotas, de ne pas être un membre productif de l'équipe.
Quelle équipe exactement? Je ne sais pas!
C'est pas comme si j'avais un boss qui allait venir me chicaner ou menacer de me renvoyer si jamais je ne blogue pas.
Y'a pas de police de blog ou de mises à pied massives de blogueurs.
Mais quand même, quand je ne blog pas à une fréquence régulière, je me sens mal.
Y'a donc une idée qui a germé dans ma petite tête aux cheveux courts...
ET SI (là mon prof de créativité serait fier de moi, j'emploie le ET SI pour proposer une idée plutôt que le OUI MAIS, peu importe...)
ET SI je vous laissais choisir, à vous mes chers lecteurs, les sujets sur lesquels j'écris?
En fait, vous pouvez me donner une phrase, une idée, me poser directement une question, un mot, un nom, un personnage, n'importe quoi!
Et moi, je vais partir de ça pour écrire. Et vous pourrez voir ce que vous m'avez inspiré.
Je lance l'idée comme ça là, mais je pense que ça pourrait être cool. Je vais garder toooooooooooooout ce que vous m'écrirez et je pigerais au hasard...
Est-ce que ça vous convient? Est-ce que ça vous tente?
Moi je suis vraiment prête là. Je suis là pis toute le kit!
Fak j'attends des choses de vous, si ça vous tente bien sûr.
Parce que tout comme il n'y a pas de boss des blogs, il n'y a pas non plus de dictateur des lecteurs de blogs qui peuvent vous forcer à participer à mon idée...
Voilà, sur ce post légèrement peu inspiré, je vous quitte (pas pour toujours là!)
Et j'attends de vous toutes sortes de source d'inspiration! (si ça vous tente là...)
lundi 4 juillet 2011
Vieille madame
Boooooooooooon ben suite à vos mots doux et gentils et encourageant, j'ai décidé de continuer de blogguer. Yé!
Je dois avouer par contre que ma décision était déjà prise depuis longtemps (depuis toujours même!), et qu'il aurait fallu un cas de force majeur pour que j'arrête. Genre qu'il y ai un décret qui rende moi pis ma face illégal ou un non-accès permanent à une connexion internet.
Bref.
Je commence tranquillement à apprivoiser mon quartier et je dois dire que j'aime bien la petite fruiterie au coin de la rue (même si les employés sont tellement bête que t'aime mieux chercher pendant 15 minutes, ne pas trouver et changer tes plans pour le souper plutôt que de poser une question à un employé.)
J'étais en train de faire le tour en cherchant des endives (et je trouve que le mot endive sonne plus comme une sorte de poisson qu'une sorte de légume, mais trop tard, les endives sont déjà baptisés) et y'a une vieille madame qui entre.
J'aime bien les personnes âgées.
Ben en fait, j'aime ma grand-mère et c'est la seule personne âgée que je connais. Avec ma logique implacable, j'en déduis que pas mal toutes les personnes âgées lui ressemble.
Elle prend un panier à main, mais change d'idée et essaye de prendre un panier à roues. Ils sont tous emboîtés les uns dans les autres (évidement, qu'est-ce qui arrive quand on emboîte les paniers à roues? Y restent toujours pogné ensemble quelque part.). Elle en prend un, mais y'en a 4 qui suivent. Elle n'est pas contente. Elle n'a pas de plaisir non plus.
Elle accote sa canne et essaye à nouveau. Aucun progrès.
Évidemment, je vais lui donner un coup de main. Je lui fais un beau sourire, je me bats, pour elle, avec des paniers qui collaborent très peu et finalement, triomphalement, je lui roule un panier, UN SEUL.
Elle met sa canne là on assoie les enfants, me regarde avec un petit sourire de «merci mais j'aurais été capable toute seule mais merci, t'es ben fine pour une jeune» et part dans les allées.
Je suis contente, j'ai fait une bonne action, je me sens bien.
Je trouve mes endives, je me dirige vers la caisse.
Ma petite madame (qui est super efficace pour faire son épicerie, elle ne cherchait pas des endives, elle. Je la soupçonne d'avoir un plan de la fruiterie chez elle et de l'étudier, de se faire des parcours pour faire ses courses le plus rapidement possible) s'apprête à sortir. Je lui ouvre la porte. Elle a beaucoup de sac.
Si j'avais déjà payé, je lui aurais proposé de les porter pour elle.
Deux bonnes actions en si peu de temps. Je suis cool, gentille et personnes âgées friendly.
Je paie.
Je sors.
Je marche.
Je m'apprête à traverser la rue. La lumière est verte, pour les piétons et pour les voitures.
Je me fais klaxonner et presque rouler sur le pied et le conducteur me regarde avec une face de «Franchement, pousse-toi de mon chemin, je suis en chaaaaaar!»
C'était ma vieille madame.
Une chance que j'ai été fine avec, sinon, peut-être qu'elle n'aurait pas klaxonné.
Je dois avouer par contre que ma décision était déjà prise depuis longtemps (depuis toujours même!), et qu'il aurait fallu un cas de force majeur pour que j'arrête. Genre qu'il y ai un décret qui rende moi pis ma face illégal ou un non-accès permanent à une connexion internet.
Bref.
Je commence tranquillement à apprivoiser mon quartier et je dois dire que j'aime bien la petite fruiterie au coin de la rue (même si les employés sont tellement bête que t'aime mieux chercher pendant 15 minutes, ne pas trouver et changer tes plans pour le souper plutôt que de poser une question à un employé.)
J'étais en train de faire le tour en cherchant des endives (et je trouve que le mot endive sonne plus comme une sorte de poisson qu'une sorte de légume, mais trop tard, les endives sont déjà baptisés) et y'a une vieille madame qui entre.
J'aime bien les personnes âgées.
Ben en fait, j'aime ma grand-mère et c'est la seule personne âgée que je connais. Avec ma logique implacable, j'en déduis que pas mal toutes les personnes âgées lui ressemble.
Elle prend un panier à main, mais change d'idée et essaye de prendre un panier à roues. Ils sont tous emboîtés les uns dans les autres (évidement, qu'est-ce qui arrive quand on emboîte les paniers à roues? Y restent toujours pogné ensemble quelque part.). Elle en prend un, mais y'en a 4 qui suivent. Elle n'est pas contente. Elle n'a pas de plaisir non plus.
Elle accote sa canne et essaye à nouveau. Aucun progrès.
Évidemment, je vais lui donner un coup de main. Je lui fais un beau sourire, je me bats, pour elle, avec des paniers qui collaborent très peu et finalement, triomphalement, je lui roule un panier, UN SEUL.
Elle met sa canne là on assoie les enfants, me regarde avec un petit sourire de «merci mais j'aurais été capable toute seule mais merci, t'es ben fine pour une jeune» et part dans les allées.
Je suis contente, j'ai fait une bonne action, je me sens bien.
Je trouve mes endives, je me dirige vers la caisse.
Ma petite madame (qui est super efficace pour faire son épicerie, elle ne cherchait pas des endives, elle. Je la soupçonne d'avoir un plan de la fruiterie chez elle et de l'étudier, de se faire des parcours pour faire ses courses le plus rapidement possible) s'apprête à sortir. Je lui ouvre la porte. Elle a beaucoup de sac.
Si j'avais déjà payé, je lui aurais proposé de les porter pour elle.
Deux bonnes actions en si peu de temps. Je suis cool, gentille et personnes âgées friendly.
Je paie.
Je sors.
Je marche.
Je m'apprête à traverser la rue. La lumière est verte, pour les piétons et pour les voitures.
Je me fais klaxonner et presque rouler sur le pied et le conducteur me regarde avec une face de «Franchement, pousse-toi de mon chemin, je suis en chaaaaaar!»
C'était ma vieille madame.
Une chance que j'ai été fine avec, sinon, peut-être qu'elle n'aurait pas klaxonné.
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