Je l'avoue. Je suis une workcoolique (et j'avoue aussi que je ne sais pas trop comment ça s'écrit).
Une pure et dure.
Je travaille, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Les jours de semaine, les jours fériés, le soir, le week-end, quand je fais de l'insomnie...
J'aime ça travailler.
Même quand je ne suis pas au bureau (ok, ok je l'avoue: je ne travaille pas DANS un bureau. J'ai UN bureau... chez moi. Rien à voir avec un cubicule au centre-ville. Il y a 2 murs lilas, un babillard avec des coupures de journaux qui me font rire, mon ancienne plaque d'immatriculation, une boîte pleine de souliers, une table du IKEA, et de temps en temps, il y a un chat ou deux couché dessus) je travaille quand même.
Ma vie tourne autour du travail. Mon cerveau est composé de millier de post it de toutes les couleurs sur lesquels se retrouvent une idée, un projet, un numéro de téléphone, un délais.
Et je m'assume. C'est correct: j'aime travailler.
Le problème vient du fait que ça me fâche que tout le monde ne soit pas comme moi.
Ça me fâche parce que je trouve que rien ne va assez vite à mon goût.
Il faut toujours que j’attende après des photos, des retours d’appel, des réponses de courriels. Non, mais les gens sont si lents! Qu’est-ce qu’ils ont de si important à faire à 23 heures un dimanche soir de la fin de semaine du Travail? Fête du Travail, le nom le dit : travaille!
Ça m'énerve.
Même moi je commence à me trouver de moins en moins efficace. Si seulement j'étais 4.
Je suis tellement PRO-clone! J'en aurais 4...non disons 6, juste pour être sûre. Comme ça je pourrais travailler plus et je serais certaine que ça serait fait selon «mes normes» (Parce que même si c'est mon clone, c'est moi pareil, non?)
Si seulement je pouvais vivre sans dormir! Si seulement tout le monde pouvait arrêter de dormir! Les choses iraient plus vite! Ça m’enrage de perdre 4 heures par nuit pour me «reposer». Je rêve de mes dossiers! Si seulement le travail que je fais en rêve pouvait être fait simultanément dans la réalité, ça, ça serait GÉNIAL.
Mais je suis une workcoolique parce que j'aime ce que je fais.
J'ai déjà travailler dans d'autres domaines et je peux vous assurer que je n'en rêvais pas, je punchais en retard, je m'assoyais dès que la boss ne regardais pas et je faisais semblant d'être malade aux 2 semaines. J'étais une employée presque modèle. Une employée correcte.
Et vous? Workcoolique ou correct?
vendredi 30 septembre 2011
mercredi 28 septembre 2011
Lady Motivation
Je suis une personne motivée (quand j'aime ce que je fais).
Et j'avoue que parfois, je me prends au sérieux (mais ça n'arrive pas vraiment souvent).
Mais il y a toujours des gens «plus» que toi.
Des gens vraiment trop motivés qui se prennent beaucoup trop au sérieux.
Et c'est toujours dans des contextes que toi, tu t'en fou un peu. Et tu ne peux pas le laisser paraître parce qu'il y a Lady Motivation à côté de toi.
Je m'explique (en donnant un exemple concret et en pensant à du monde en particulier)
Je travaillais dans une boutique de linge (quelconque, c'est vraiment pas important, tout ce qui est important de savoir, c'est que c'est une boutique de linge et qu'elle appartient à une chaîne, une grosse compagnie. Grosse dans le genre de «toutes femmes qui se respectent a au moins un morceau de vêtement qui vient de là»).
Je vous mets en contexte rapide: je suis étudiante, je fais ça à temps partiel, je suis payée au salaire minimum.
Est-ce que je suis motivée à travailler là? Pas tant que ça.
Est-ce que je prends ma job au sérieux? Pas vraiment...
(Attention là, je suis tout de même une bonne employée et je fais ce que j'ai à faire, mais sans excès, sans zèle, sans passion!)
Et je travaille avec Lady Motivation.
Elle, elle serait prête à se faire couper la main pour la compagnie. C'est le genre de fille qui, dans un hold up, préférais se faire tirer dessus plutôt que de donner la caisse. Le genre de fille qui, quand il n'y a plus rien à faire, TROUVE des tâches à accomplir afin d'être certaine de toujours être en train de travailler sur les heures où elle est payé. (Personnellement, sur mes heures de travail, je demandais à mes amies de venir à ma boutique, je m'enfermais dans une cabine d'essayage avec elles, on jasait et elles quittaient. Je ne faisais pas beaucoup de vente mais c'est ça la joie de ne pas être à commission!) Le genre de fille de 17 qui est en admiration devant la gérante de 22 ans.
Tu la vois aller et tu sais que tu ne seras jamais amie avec elle (ni la gérante de 22 ans).
Y'en a aussi, des Lady Motivation, à l'université (sans doute au cégep aussi, mais je ne pourrais pas dire, j'étais en Arts et Lettres. Notre priorité était de foxer, fumer des bats et trouver des idées de génies. Oui, moi aussi j'ai eu des années sombres). Tsé des filles qui, pour un travail de 10% font des nuits blanches, pour les examens commencent à étudier AVANT qu'on aille vu la matière et suggère qu'on se rencontre tous les dimanches, même si on n'a pas de travail à faire, juste pour discuter de nos apprentissages de la semaine.
Le genre de fille (je parle de fille ici puisque j'étudiais en enseignement primaire. Il y avait 3 gars: 2 absolument fendant et insupportablement ennuyeux et un roux auquel je n'ai jamais adressé la parole parce qu'il ressemblait à un écureuil) que tu sais son avenir. Elle va finir toute seule (avec un ou deux chats), avec un horaire serré de télé-roman et un passe-temps de tricot et de popotte maison. Et une fois par année elle va aller dans le Sud, avec ses chums de filles pareilles comme elle, se faire accroire qu'elle est heureuse.
Et la raison pourquoi je parle de Lady Motivation, c'est que j'en ai croisé une cette semaine.
Peut-être que je n'ai pas eu le mémo, mais aux dernières nouvelles, tu étais une employée à temps partielle payée à peine plus que le salaire minimum, pas la Reine de la Vie qui a des souliers en lingots d'or.
Alors pas de raison d'être stressée ok?
C'est pas que je suis une mauvaise employée, c'est juste que je suis réaliste.
Je sais que je n'hériterais jamais de cette entreprise, je sais que je suis remplaçable en un claquement de doigt et je sais que mes boss ne sont pas toujours derrière moi à vérifier si je les rends fiers.
C'est pour tout ça que je ne suis pas excessivement motivée au travail et que je ne me prends pas au sérieux.
Ha oui! Et je suis paresseuse un peu.
Et j'avoue que parfois, je me prends au sérieux (mais ça n'arrive pas vraiment souvent).
Mais il y a toujours des gens «plus» que toi.
Des gens vraiment trop motivés qui se prennent beaucoup trop au sérieux.
Et c'est toujours dans des contextes que toi, tu t'en fou un peu. Et tu ne peux pas le laisser paraître parce qu'il y a Lady Motivation à côté de toi.
Je m'explique (en donnant un exemple concret et en pensant à du monde en particulier)
Je travaillais dans une boutique de linge (quelconque, c'est vraiment pas important, tout ce qui est important de savoir, c'est que c'est une boutique de linge et qu'elle appartient à une chaîne, une grosse compagnie. Grosse dans le genre de «toutes femmes qui se respectent a au moins un morceau de vêtement qui vient de là»).
Je vous mets en contexte rapide: je suis étudiante, je fais ça à temps partiel, je suis payée au salaire minimum.
Est-ce que je suis motivée à travailler là? Pas tant que ça.
Est-ce que je prends ma job au sérieux? Pas vraiment...
(Attention là, je suis tout de même une bonne employée et je fais ce que j'ai à faire, mais sans excès, sans zèle, sans passion!)
Et je travaille avec Lady Motivation.
Elle, elle serait prête à se faire couper la main pour la compagnie. C'est le genre de fille qui, dans un hold up, préférais se faire tirer dessus plutôt que de donner la caisse. Le genre de fille qui, quand il n'y a plus rien à faire, TROUVE des tâches à accomplir afin d'être certaine de toujours être en train de travailler sur les heures où elle est payé. (Personnellement, sur mes heures de travail, je demandais à mes amies de venir à ma boutique, je m'enfermais dans une cabine d'essayage avec elles, on jasait et elles quittaient. Je ne faisais pas beaucoup de vente mais c'est ça la joie de ne pas être à commission!) Le genre de fille de 17 qui est en admiration devant la gérante de 22 ans.
Tu la vois aller et tu sais que tu ne seras jamais amie avec elle (ni la gérante de 22 ans).
Y'en a aussi, des Lady Motivation, à l'université (sans doute au cégep aussi, mais je ne pourrais pas dire, j'étais en Arts et Lettres. Notre priorité était de foxer, fumer des bats et trouver des idées de génies. Oui, moi aussi j'ai eu des années sombres). Tsé des filles qui, pour un travail de 10% font des nuits blanches, pour les examens commencent à étudier AVANT qu'on aille vu la matière et suggère qu'on se rencontre tous les dimanches, même si on n'a pas de travail à faire, juste pour discuter de nos apprentissages de la semaine.
Le genre de fille (je parle de fille ici puisque j'étudiais en enseignement primaire. Il y avait 3 gars: 2 absolument fendant et insupportablement ennuyeux et un roux auquel je n'ai jamais adressé la parole parce qu'il ressemblait à un écureuil) que tu sais son avenir. Elle va finir toute seule (avec un ou deux chats), avec un horaire serré de télé-roman et un passe-temps de tricot et de popotte maison. Et une fois par année elle va aller dans le Sud, avec ses chums de filles pareilles comme elle, se faire accroire qu'elle est heureuse.
Et la raison pourquoi je parle de Lady Motivation, c'est que j'en ai croisé une cette semaine.
Peut-être que je n'ai pas eu le mémo, mais aux dernières nouvelles, tu étais une employée à temps partielle payée à peine plus que le salaire minimum, pas la Reine de la Vie qui a des souliers en lingots d'or.
Alors pas de raison d'être stressée ok?
C'est pas que je suis une mauvaise employée, c'est juste que je suis réaliste.
Je sais que je n'hériterais jamais de cette entreprise, je sais que je suis remplaçable en un claquement de doigt et je sais que mes boss ne sont pas toujours derrière moi à vérifier si je les rends fiers.
C'est pour tout ça que je ne suis pas excessivement motivée au travail et que je ne me prends pas au sérieux.
Ha oui! Et je suis paresseuse un peu.
dimanche 25 septembre 2011
Zombies

Je n'ai jamais été une grande fan de zombies.
Parce qu'ils me font vraiment peur.
Et que j'estime que mes chances de survie sont plutôt basses si jamais un jour peut-être (dis-je en touchant du bois) il y a une épidémie (ou une invasion, je ne sais pas c'est quoi le terme exact) de zombies.
Je dois par contre avouer que mes chances de survivre dans un monde plein de zombies ont grandement augmenter grâce à mon homme, qui m'a appris tout ce que je devais savoir pour prolonger mon espérance de vie.
Je vous partage mes connaissances acquises:
-Ne te fais pas mordre
-Vise la tête (et fait attention pour ne pas confondre survivant et zombie, une erreur est si vite arrivée!)
-Le meilleur moyen de déplacement est le vélo: rapide, silencieux, pas besoin de ravitaillement (je ne sais pas si les Bixi comptent)
C'est ben beau, mais si on me demande de viser la tête...je n'ai jamais tenu de gun de ma vie. (Ok, une fois, quand je suis allée en Abitibi...une 22 (je pense) mais je n'étais pas super bonne/rapide/efficace). Qu'est-ce que je fais dans ce temps-là?
Et j'ai trouvé: Resident Evil.
(Je sais qu'il en existe pour plusieurs consoles...personnellement, j'avais déjà essayé avec un Game Cube. OUI, j'ai bien dit un Game Cube. Mais ça me faisait vraiment trop peur (je suis toff, n'est-ce pas?) Maintenant, je l'ai pour la Wii. Nice.)
Resident Evil. Tuer des zombies. Avec un gun. Des guns. Des grenades même si ça te tente.
Wôw.
J'aime beaucoup trop ça. J'irais même jusqu'à dire que je suis bonne. (Sauf au début, quand je pesais sur les mauvais boutons et que je chialais en disant que mon fusil était brisé.)
Le problème dans cette histoire, c'est que je passe beaucoup trop de temps maintenant à tuer des zombies.
Bientôt, je vais finir «la cassette».
Et je vais avoir besoin de nouveaux challenges.
Et là, je me prends à souhaiter qu'il y ai réellement une épidémie de zombies (ou une invasion, je ne sais toujours pas c'est quoi le bon terme). Je lis les journaux, Cyberpresse, je regarde les nouvelles, RDI joue toujours back ground.
J'attends, j'espère LA nouvelle.
Où est le scientifique fou qui va gâcher l'humanité? Où est le remède contre le sida qui va mal tourner? Où est le zombie qu'un septuagénaire fou garde enchaîné dans son sous-sol et qui va s'évader quand le vieux va mourir?
J'ai pas juste ça à faire attendre.
Je suis prête: je me suis remise en forme, j'ai des provisions, une sortie de secours sur le toit, des vélos (je sais même comment changer une roue en moins de 2 minutes, sans l'aide de personne), un sac à dos de survie prêt à partir.
Il me manque juste un gun qui tire pareil comme ma manette.
Pis quelqu'un qui va calculer les points.
mercredi 21 septembre 2011
Facebook et français
Bon...là, je sais que j'ai chialé contre les gens qui prennent Facebook pour un journal intime.
Et je vais continuer de chialer (à croire que c'est juste ça que je fais!), sur une autre sorte de gens.
Ceux qui font des fautes d'orthographe.
(Avant d'aller plus loin, je dois avouer qu'écrire ce post me stress énormément. Parce que je ne veux pas faire de fautes...je suis en train de chialer contre ceux qui en font! Je relis chaque mot pour être certaine de la façon de l'écrire...si seulement j'étais la reine de la grammaire!)
En fait, c'est normal des fois de faire des fautes.
Par exemple, dans la phrase suivante: «Cinq rhinocéros récidivistes utilisaient du cellophane avec des hormones adrénocorticotropes afin de faire de la synecdoque.»
Tu peux en faire des fautes. C'est correct. C'est normal. (Je ne sais pas dans quel contexte tu écrirais une phrase pareil ni ce que ça veut dire exactement, mais c'est pas grave)
Mais dans la phrase «Les amis, j'ai besoin d'aide, c'est quoi le nom de la fille qui joue dans Virginie?»...si tu fais des fautes, je te juge. PARCE QUE OUI, y'a des gens qui font des fautes dans cette phrase-là. (et voici mon commentaire de matante: «Les jeunes ne savent pas écrire!»)
Exemple: «les ami, jé besoin d'aide, c'es koi le non de la file qui jout dans virgini»
C'est quoi, tu n'es jamais allé à l'école? Tu penses que l'écriture ça ne sert à rien?
Si tu avais 6 ans et que tu écrivais de même, je trouverais ça cute, adorable même.
Mais là t'as 24 ans, t'es sur le marché du travail, pis ça fait dur.
«Pouha! Pas besoin de savoir bien écrire, c'est pour les caves! Quand est-ce qu'on se sert de ça, l'écriture?»
Quand on abuse des statuts Facebook.
Et on dirait que plus ils écrivent mal, plus ils ressentent le besoin de mettre des commentaires et des statuts aux 30 secondes.
Pour nous rappeler qu'ils ne savent pas écrire.
En plus, tu n'as pas vraiment d'excuses pour mal écrire...il y a des petites lignes rouges qui apparaissent sous les mots que tu as mal écrit!
Quand je vois des statuts de même, j'ai juste le goût de les commenter...en corrigeant les fautes.
Statut quelconque: «cé qui la meilleur comédiene au québec»
Ma réponse: «C'est qui la meilleure comédienne au Québec?»
Mais je ne le fais pas.
Premièrement, j'ai pas tant de temps libre que ça (pour vrai, je pourrais passer des heures, que dis-je? Des jours à corriger tout ce qui se dit sur Facebook)
Deuxièmement...c'est baveux. Et je ne suis pas certaine que le message passerait.
C'est pourquoi j'ai fait une deuxième proposition à mon grand chum Mark.
Tu ne peux pas publier ton statut tant qu'il y a une faute dedans.
Et là, tu n'as pas les petites lignes rouges pour t'aider.
Tu as voulu faire le smatte et les ignorer, maintenant, débrouilles-toi tout seul!
Y'en a qui publierait moins et qui passeraient beaucoup de temps devant leur écran à se demander «Ben voyons, j'étais certain que jouzent ça s'écrivait de même!»
Bon, je sais que je rêve en couleur.
Mais comment tu veux être pris au sérieux si t'es pas capable d'écrire 3 mots sans erreurs?
Personnellement...je ne te prends pas au sérieux.
Et je te juge.
Et non, je n'ai pas 75 ans pour être en train de chialer sur les jeunes de même.
Je suis seulement une amoureuse de la langue française.
FAIM.
Et je vais continuer de chialer (à croire que c'est juste ça que je fais!), sur une autre sorte de gens.
Ceux qui font des fautes d'orthographe.
(Avant d'aller plus loin, je dois avouer qu'écrire ce post me stress énormément. Parce que je ne veux pas faire de fautes...je suis en train de chialer contre ceux qui en font! Je relis chaque mot pour être certaine de la façon de l'écrire...si seulement j'étais la reine de la grammaire!)
En fait, c'est normal des fois de faire des fautes.
Par exemple, dans la phrase suivante: «Cinq rhinocéros récidivistes utilisaient du cellophane avec des hormones adrénocorticotropes afin de faire de la synecdoque.»
Tu peux en faire des fautes. C'est correct. C'est normal. (Je ne sais pas dans quel contexte tu écrirais une phrase pareil ni ce que ça veut dire exactement, mais c'est pas grave)
Mais dans la phrase «Les amis, j'ai besoin d'aide, c'est quoi le nom de la fille qui joue dans Virginie?»...si tu fais des fautes, je te juge. PARCE QUE OUI, y'a des gens qui font des fautes dans cette phrase-là. (et voici mon commentaire de matante: «Les jeunes ne savent pas écrire!»)
Exemple: «les ami, jé besoin d'aide, c'es koi le non de la file qui jout dans virgini»
C'est quoi, tu n'es jamais allé à l'école? Tu penses que l'écriture ça ne sert à rien?
Si tu avais 6 ans et que tu écrivais de même, je trouverais ça cute, adorable même.
Mais là t'as 24 ans, t'es sur le marché du travail, pis ça fait dur.
«Pouha! Pas besoin de savoir bien écrire, c'est pour les caves! Quand est-ce qu'on se sert de ça, l'écriture?»
Quand on abuse des statuts Facebook.
Et on dirait que plus ils écrivent mal, plus ils ressentent le besoin de mettre des commentaires et des statuts aux 30 secondes.
Pour nous rappeler qu'ils ne savent pas écrire.
En plus, tu n'as pas vraiment d'excuses pour mal écrire...il y a des petites lignes rouges qui apparaissent sous les mots que tu as mal écrit!
Quand je vois des statuts de même, j'ai juste le goût de les commenter...en corrigeant les fautes.
Statut quelconque: «cé qui la meilleur comédiene au québec»
Ma réponse: «C'est qui la meilleure comédienne au Québec?»
Mais je ne le fais pas.
Premièrement, j'ai pas tant de temps libre que ça (pour vrai, je pourrais passer des heures, que dis-je? Des jours à corriger tout ce qui se dit sur Facebook)
Deuxièmement...c'est baveux. Et je ne suis pas certaine que le message passerait.
C'est pourquoi j'ai fait une deuxième proposition à mon grand chum Mark.
Tu ne peux pas publier ton statut tant qu'il y a une faute dedans.
Et là, tu n'as pas les petites lignes rouges pour t'aider.
Tu as voulu faire le smatte et les ignorer, maintenant, débrouilles-toi tout seul!
Y'en a qui publierait moins et qui passeraient beaucoup de temps devant leur écran à se demander «Ben voyons, j'étais certain que jouzent ça s'écrivait de même!»
Bon, je sais que je rêve en couleur.
Mais comment tu veux être pris au sérieux si t'es pas capable d'écrire 3 mots sans erreurs?
Personnellement...je ne te prends pas au sérieux.
Et je te juge.
Et non, je n'ai pas 75 ans pour être en train de chialer sur les jeunes de même.
Je suis seulement une amoureuse de la langue française.
FAIM.
vendredi 16 septembre 2011
Facebook et échographie
Là, je vais le dire une fois pour toute.
Ça fait longtemps que je le pense mais je n'ose jamais le dire de peur de me faire juger...
Je ne vise personne en particulier (mais y'en a en masse qui devrait l'être)...
Facebook n'est pas un journal intime.
VOILÀ. Je l'ai dit!
Et je me sens tellement mieux!
Facebook, c'est fait pour poser des questions, regarder les photos de monde que t'as pas vu depuis plus de 5 ans, faire des observations, écrire des commentaires hilarants et partager des vidéos de chats qui se pètent la gueule.
Ça m'écoeure de lire des statuts qui disent «Une épreuve de plus, il ne faut pas que je lâche, j'essaye de garder le moral mais c'est vraiment roff» NON. Non. Non. NON. Non. Non. NOOOON.
T'es-tu une emo de 16 ans?!
C'est pas un statut agréable à lire. J'apprends rien (sauf le fait que tu as besoin d'attention) et la partie voyeur de mon moi-même n'est même pas satisfaite parce que tu ne donnes même pas de détails sur ce qui fait que ta vie est un enfer! Y'a rien de nice là-dedans!
Et est-ce que je peux aller te poser des questions? NON, parce que la dernière fois qu'on s'est parlé, c'est en secondaire 4 dans le cours de science physique.
Et le monde qui RÉPONDENT à ces statuts-là ne sont pas mieux. «Pauvre chouette, lâche pas on est avec toi, je t'aime, le meilleur s'en vient, je comprends tellement». Es-tu emo toi aussi?! C'est tu possible de ne pas encourager son comportement? Appelez-vous et parlez-en au téléphone! Mais ne m'impliquez pas dans cette conversation qui ne veut rien dire!
J'ai écrit une lettre au créateur de Facebook.
Il fait toujours des changements de marde au site, il pourrait au moins en faire un de cool.
Voici ce que je lui ai proposé:
«Salut Mark (je me permets de t'appeler par ton petit nom, puisque tu es plus jeune que moi)
Je suis une utilisatrice de Facebook. D'ailleurs, j'ai vu le film sur ton histoire, et j'ai trouvé ça correct.
J'utilise Facebook pour plusieurs raisons: perdre du temps, envoyer des messages, apprendre c'est quand la fête à qui, perdre du temps (je sais que je l'ai déjà dit, mais je perds vraiment beaucoup de temps), retrouver des anciennes amies et me comparer à elles, etc.
Et il y a des choses qui me mettent de mauvaise humeur, qui pourrissent mon expérience facebokienne: les gens qui écrivent des statuts de marde sur leurs vies, des choses beaucoup trop personnelles ou franchement inintéressante voire même dégueulasse (prendre une photo de ton cordon ombilical, oui, ça m'écoeure).
Je pense que tu devrais engager une personne pour filtrer les statuts.
Son travail serait de déterminer s'il s'agit d'un statut qui a de l'allure ou d'un statut de journal intime.
S'il s'agit d'un statut de journal intime, on ferme le compte et on envoie par la poste un journal intime (avec un cadenas pis une clé pis un crayon avec des froufrous pis toute le kit) à la personne concernée.
Je sais que cela va te faire perdre beaucoup d'utilisateurs, mais crois-moi, ceux qui resteront vont t'aimer d'amour.
Sur ce, bonne journée...ha oui! J'oubliais! Peux-tu aussi ENLEVER définitivement la fonction: «me faire rajouter dans un groupe que je sais même pas c'est quoi et que je reçois plein de messages de la part de ce groupe que je sais pas c'est quoi mais dont je fais parti sans jamais avoir dit oui?»
Thanks Mark, t'es ben blood.
À bientôt!
Gab :)
(on est pas assez proche pour que je te donne des becs, fak je créé une complicité en mettant un petit bonhomme sourire)»
J'attends toujours une réponse.
Je croise les doigts et j'espère.
Ça fait longtemps que je le pense mais je n'ose jamais le dire de peur de me faire juger...
Je ne vise personne en particulier (mais y'en a en masse qui devrait l'être)...
Facebook n'est pas un journal intime.
VOILÀ. Je l'ai dit!
Et je me sens tellement mieux!
Facebook, c'est fait pour poser des questions, regarder les photos de monde que t'as pas vu depuis plus de 5 ans, faire des observations, écrire des commentaires hilarants et partager des vidéos de chats qui se pètent la gueule.
Ça m'écoeure de lire des statuts qui disent «Une épreuve de plus, il ne faut pas que je lâche, j'essaye de garder le moral mais c'est vraiment roff» NON. Non. Non. NON. Non. Non. NOOOON.
T'es-tu une emo de 16 ans?!
C'est pas un statut agréable à lire. J'apprends rien (sauf le fait que tu as besoin d'attention) et la partie voyeur de mon moi-même n'est même pas satisfaite parce que tu ne donnes même pas de détails sur ce qui fait que ta vie est un enfer! Y'a rien de nice là-dedans!
Et est-ce que je peux aller te poser des questions? NON, parce que la dernière fois qu'on s'est parlé, c'est en secondaire 4 dans le cours de science physique.
Et le monde qui RÉPONDENT à ces statuts-là ne sont pas mieux. «Pauvre chouette, lâche pas on est avec toi, je t'aime, le meilleur s'en vient, je comprends tellement». Es-tu emo toi aussi?! C'est tu possible de ne pas encourager son comportement? Appelez-vous et parlez-en au téléphone! Mais ne m'impliquez pas dans cette conversation qui ne veut rien dire!
J'ai écrit une lettre au créateur de Facebook.
Il fait toujours des changements de marde au site, il pourrait au moins en faire un de cool.
Voici ce que je lui ai proposé:
«Salut Mark (je me permets de t'appeler par ton petit nom, puisque tu es plus jeune que moi)
Je suis une utilisatrice de Facebook. D'ailleurs, j'ai vu le film sur ton histoire, et j'ai trouvé ça correct.
J'utilise Facebook pour plusieurs raisons: perdre du temps, envoyer des messages, apprendre c'est quand la fête à qui, perdre du temps (je sais que je l'ai déjà dit, mais je perds vraiment beaucoup de temps), retrouver des anciennes amies et me comparer à elles, etc.
Et il y a des choses qui me mettent de mauvaise humeur, qui pourrissent mon expérience facebokienne: les gens qui écrivent des statuts de marde sur leurs vies, des choses beaucoup trop personnelles ou franchement inintéressante voire même dégueulasse (prendre une photo de ton cordon ombilical, oui, ça m'écoeure).
Je pense que tu devrais engager une personne pour filtrer les statuts.
Son travail serait de déterminer s'il s'agit d'un statut qui a de l'allure ou d'un statut de journal intime.
S'il s'agit d'un statut de journal intime, on ferme le compte et on envoie par la poste un journal intime (avec un cadenas pis une clé pis un crayon avec des froufrous pis toute le kit) à la personne concernée.
Je sais que cela va te faire perdre beaucoup d'utilisateurs, mais crois-moi, ceux qui resteront vont t'aimer d'amour.
Sur ce, bonne journée...ha oui! J'oubliais! Peux-tu aussi ENLEVER définitivement la fonction: «me faire rajouter dans un groupe que je sais même pas c'est quoi et que je reçois plein de messages de la part de ce groupe que je sais pas c'est quoi mais dont je fais parti sans jamais avoir dit oui?»
Thanks Mark, t'es ben blood.
À bientôt!
Gab :)
(on est pas assez proche pour que je te donne des becs, fak je créé une complicité en mettant un petit bonhomme sourire)»
J'attends toujours une réponse.
Je croise les doigts et j'espère.
mardi 13 septembre 2011
Bataille
Je vieillis.
C'est inévitable.
Et je me rends compte qu'il y a des choses que je n'ai jamais fait dans ma vie et que maintenant, c'est vraiment pu le temps de le faire.
Le meilleur exemple que je peux donner: je ne me suis jamais battue.
Bon, premièrement, je ne suis pas une personne très violente, alors ça s'explique de même...mais pareil...
Y'en a qui vont me dire: «Oui, mais tu es une fille, et les filles, ça ne se bat pas!»
As-tu déjà écouté Jersey Shore? On se bat en sale!
J'ai déjà eu le goût de me battre, mais on dirait que ça juste jamais adonné.
UNE FOIS j'ai reçu un coup de poing dans la face.
Mais je ne l'ai pas retourné, alors ça ne compte pas pour une bataille.
Une bataille, selon moi, ça prend au moins 3 coups donnés par 2 personnes différentes.
Ça ne peut pas être moi je te frappe et tu frappes la madame et elle frappe son voisin...ça, c'est une chaîne de coups et c'est pas la même chose!!
Bref, j'ai reçu un seul coup de poing dans ma vie et c'était même pas juste.
J'étais en première année et Dominic Couture (je ne fais même pas l'effort de changer son nom) m'a frappé.
C'était l'hiver et comme tout bonne personne de première année, j'avais ma soutte qui m'empêchait presque de bouger, ma tuque et mon foulard qui diminuaient considérablement mon champ de vision et mes bottes Sorel un point trop grand pour qu'elles me fassent l'hiver d'après.
Je marchais tranquillement, devant lui, inoffensive.
Et lui, il m'attrape par le sac à dos, il me tire vers l'arrière, j'arrive à sa hauteur sans même comprendre ce qui se passe et il me frappe dans la face. Ensuite, comme tout brave homme de ce monde, il part en courant.
C'était déloyal comme «bataille».
Comment tu veux que je réplique? Comment je peux me défendre quand je porte des mitaines attachées après mon manteau et que j'ai un bricolage en macaroni dans une main? J'ai pleuré.
Pas parce que j'avais mal, mais parce que c'était pas juste.
Et le pire dans cette histoire, c'est que je n'ai jamais su POURQUOI il m'a frappé.
Peut-être que mon sac à dos de Barbie lui tapait sur les nerfs.
Peut-être que le bruit de mes bottes qui trainent à terre lui tapait sur les nerfs.
Peut-être qu'il était jaloux que c'était moi qui était en charge des berlingots de lait.
Je ne sais pas.
Et je ne le saurais sans doute jamais.
C'est dommage parce que c'est ma seule expérience de presque bataille et je sais même pas pourquoi elle a eu lieu.
Aujourd'hui, j'ai vieilli...j'ai pu vraiment le goût de me battre.
Et même si ça arrive, je trouverais ça de mauvais goût.
«Check la vieille qui se bat, elle a pas de technique, elle est trop vieille pour faire ça, elle va se casser une hanche!»
Malgré tout, sur ma liste de chose à faire au moins une fois dans ma vie, il y a la chose suivante:
«Partir une bataille dans un bar avec Herby Moreau»
J'ai vieilli. J'ai plus de classe et plus d'ambition aussi.
Je ne me suis jamais battue.
Mais quand je vais le faire, ça va être spectaculaire.
N'est-ce pas, Herby?
C'est inévitable.
Et je me rends compte qu'il y a des choses que je n'ai jamais fait dans ma vie et que maintenant, c'est vraiment pu le temps de le faire.
Le meilleur exemple que je peux donner: je ne me suis jamais battue.
Bon, premièrement, je ne suis pas une personne très violente, alors ça s'explique de même...mais pareil...
Y'en a qui vont me dire: «Oui, mais tu es une fille, et les filles, ça ne se bat pas!»
As-tu déjà écouté Jersey Shore? On se bat en sale!
J'ai déjà eu le goût de me battre, mais on dirait que ça juste jamais adonné.
UNE FOIS j'ai reçu un coup de poing dans la face.
Mais je ne l'ai pas retourné, alors ça ne compte pas pour une bataille.
Une bataille, selon moi, ça prend au moins 3 coups donnés par 2 personnes différentes.
Ça ne peut pas être moi je te frappe et tu frappes la madame et elle frappe son voisin...ça, c'est une chaîne de coups et c'est pas la même chose!!
Bref, j'ai reçu un seul coup de poing dans ma vie et c'était même pas juste.
J'étais en première année et Dominic Couture (je ne fais même pas l'effort de changer son nom) m'a frappé.
C'était l'hiver et comme tout bonne personne de première année, j'avais ma soutte qui m'empêchait presque de bouger, ma tuque et mon foulard qui diminuaient considérablement mon champ de vision et mes bottes Sorel un point trop grand pour qu'elles me fassent l'hiver d'après.
Je marchais tranquillement, devant lui, inoffensive.
Et lui, il m'attrape par le sac à dos, il me tire vers l'arrière, j'arrive à sa hauteur sans même comprendre ce qui se passe et il me frappe dans la face. Ensuite, comme tout brave homme de ce monde, il part en courant.
C'était déloyal comme «bataille».
Comment tu veux que je réplique? Comment je peux me défendre quand je porte des mitaines attachées après mon manteau et que j'ai un bricolage en macaroni dans une main? J'ai pleuré.
Pas parce que j'avais mal, mais parce que c'était pas juste.
Et le pire dans cette histoire, c'est que je n'ai jamais su POURQUOI il m'a frappé.
Peut-être que mon sac à dos de Barbie lui tapait sur les nerfs.
Peut-être que le bruit de mes bottes qui trainent à terre lui tapait sur les nerfs.
Peut-être qu'il était jaloux que c'était moi qui était en charge des berlingots de lait.
Je ne sais pas.
Et je ne le saurais sans doute jamais.
C'est dommage parce que c'est ma seule expérience de presque bataille et je sais même pas pourquoi elle a eu lieu.
Aujourd'hui, j'ai vieilli...j'ai pu vraiment le goût de me battre.
Et même si ça arrive, je trouverais ça de mauvais goût.
«Check la vieille qui se bat, elle a pas de technique, elle est trop vieille pour faire ça, elle va se casser une hanche!»
Malgré tout, sur ma liste de chose à faire au moins une fois dans ma vie, il y a la chose suivante:
«Partir une bataille dans un bar avec Herby Moreau»
J'ai vieilli. J'ai plus de classe et plus d'ambition aussi.
Je ne me suis jamais battue.
Mais quand je vais le faire, ça va être spectaculaire.
N'est-ce pas, Herby?
mercredi 7 septembre 2011
Alerte de cheesy
Bon, avant que vous lisiez plus loin, je veux juste vous avertir...
Ce post sera cheesy. Excessivement, extrêmement, langoureusement cheesy.
Ça se peut même que vous preniez une livre ou deux tellement il va y avoir du cheese dans les prochaines lignes.
Mais il faut que je le dise, que je l'exprime, et c'est ici que j'ai choisi de le faire.
J'aime ma famille.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Je suis une personne excessivement chanceuse et heureuse et j'irais même jusqu'à dire bénie.
Bénie d'avoir une famille aussi fabuleuse, fantastique, solidaire, généreuse.
Je les aime. Je ferais tout pour eux.
Vraiment tout: passer une nuit en prison, voler un bébé chien, gifler Jean-Luc Mongrain, lancer de la peinture à une star qui porte de la fourrure, aller voir «Les Dangereux 2», marcher sur du verre, cracher du feu, danser la lambada nue à Berri-UQÀM, faire du houlaoup, me mettre du vinaigre dans les yeux, me faire scier les bras à frette, les aider à déménager, m'humilier à «Dé zéro à mille», porter un t-shirt de ma propre face, manger une bouteille de ketchup, prêter ma passe de bus, etc...
Et le plus fantastique dans tout ça, c'est que je sais qu'eux aussi ferait la même chose pour moi.
On n'est pas qu'une famille.
On ne fait pas que porter le même nom.
On est un clan. Un vrai.
Uni, présent, solidaire.
(Je vous avais averti que ça serait cheesy là! Courage, il en reste encore un peu...)
Je les aime tous. Individuellement et collectivement.
Ils sont ce que j'ai de plus précieux, et malgré tout ce qui est arrivé dans ma vie, je suis chanceuse.
Terriblement chanceuse.
Et j'avais besoin de le dire, de l'écrire, de le partager.
Parce qu'on ne dit pas assez souvent aux gens qu'on aime qu'on les aime.
Je suis une personne aimée.
Et je suis une personne qui aime.
Je suis complète.
PS: Maintenant, décrochez de l'ordinateur et allez passer un coup de fil aux gens qui vous font du bien. Pas un texto, pas un email, pas un poke sur facebook. Un vrai coup de fil. Vous allez voir, le feeling est superbe.
Ce post sera cheesy. Excessivement, extrêmement, langoureusement cheesy.
Ça se peut même que vous preniez une livre ou deux tellement il va y avoir du cheese dans les prochaines lignes.
Mais il faut que je le dise, que je l'exprime, et c'est ici que j'ai choisi de le faire.
J'aime ma famille.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Je suis une personne excessivement chanceuse et heureuse et j'irais même jusqu'à dire bénie.
Bénie d'avoir une famille aussi fabuleuse, fantastique, solidaire, généreuse.
Je les aime. Je ferais tout pour eux.
Vraiment tout: passer une nuit en prison, voler un bébé chien, gifler Jean-Luc Mongrain, lancer de la peinture à une star qui porte de la fourrure, aller voir «Les Dangereux 2», marcher sur du verre, cracher du feu, danser la lambada nue à Berri-UQÀM, faire du houlaoup, me mettre du vinaigre dans les yeux, me faire scier les bras à frette, les aider à déménager, m'humilier à «Dé zéro à mille», porter un t-shirt de ma propre face, manger une bouteille de ketchup, prêter ma passe de bus, etc...
Et le plus fantastique dans tout ça, c'est que je sais qu'eux aussi ferait la même chose pour moi.
On n'est pas qu'une famille.
On ne fait pas que porter le même nom.
On est un clan. Un vrai.
Uni, présent, solidaire.
(Je vous avais averti que ça serait cheesy là! Courage, il en reste encore un peu...)
Je les aime tous. Individuellement et collectivement.
Ils sont ce que j'ai de plus précieux, et malgré tout ce qui est arrivé dans ma vie, je suis chanceuse.
Terriblement chanceuse.
Et j'avais besoin de le dire, de l'écrire, de le partager.
Parce qu'on ne dit pas assez souvent aux gens qu'on aime qu'on les aime.
Je suis une personne aimée.
Et je suis une personne qui aime.
Je suis complète.
PS: Maintenant, décrochez de l'ordinateur et allez passer un coup de fil aux gens qui vous font du bien. Pas un texto, pas un email, pas un poke sur facebook. Un vrai coup de fil. Vous allez voir, le feeling est superbe.
lundi 5 septembre 2011
Moi pis ma face, ça fait 2
Je suis une solitaire à mes heures.
Mes heures pouvant être tout le temps.
Mais j'aime aussi être entouré de gens. Étrange, non?
Dans un monde idéal, je pourrais aller dans un café, entouré de plein de gens que je connais, être assise avec mon bol de café au lait et lire une revue (ou un livre, ou un bottin téléphonique, c'est tellement pas important dans ma mise en situation!) sans parler à personne mais en appréciant leur présence.
Mais évidemment, c'est impossible. Parce qu'il y a du monde qui pense que parce que tu ne leur parles pas, tu ne les aimes pas. Pire encore, il y a ceux qui pensent que parce QU'ILS ne parlent pas, ils n'existent pas.
Ce qui fait que tu ne peux pas être dans un endroit avec des gens que tu connais et ne pas leur parler.
C'est socialement inacceptable.
Mais ça pourrait être si agréable! Je donne l'exemple classique: tu es dans le bus. Tu écoutes ta musique, tu ne déranges pas personne. À un arrêt, monte quelqu'un que tu connais. AVOUEZ que vous êtes soulagé quand cette personne te fait un signe de tête et s'assoie plus loin. (Non, vous ne voyez pas son signe de tête parce que vous êtes occupé à faire semblant de ne pas la voir! Je sais, je fais la même chose...)
Aussi, j'ai remarqué que dans la vie, beaucoup de gens ont besoin de l'approbation des autres. De se faire approuver, conseiller, valider par quelqu'un de leur entourage (qui n'est pas nécessairement qualifié pour valider quoi que se soit).
Et j'étais comme ça avant. Indécise, peu sûre de moi, demandant toujours une autre opinion (et me fâchant quand cette opinion n'était pas identique à la mienne. Oui, j'étais pleine de maturité à l'époque).
Et j'ai réalisé que même si je demandais l'opinion 395 293 239 personnes pour être certaine de ce que j'allais faire.
Même si ces 395 293 239 personnes me donnaient tous la même réponse (qui était contraire à la mienne)...
ben je faisais quand même à ma tête.
Alors pourquoi demander à tous ces gens? C'est juste une perte de temps, c'est juste tourner autour du pot, c'est juste une façon de repousser ce que nous avons déjà décidé de faire.
J'étais tannée d'avoir besoin des autres (en fait, on a tous besoin des autres, à un moment ou un autre de notre vie. Je ne me ferais pas me faire un traitement de canal toute seule sous prétexte que je suis devenue indépendante! Je reformule ma phrase: j'étais tannée de toujours chercher l'approbation des autres sur ce que je faisais. «Dis-moi, est-ce que c'est bien fait? Qu'est-ce que tu penses de ça? Est-ce que tu aimes ça? Est-ce que c'est bon, drôle magnifique?» Évidemment, je ne suis pas en train de dire que je ne demande plus d'opinion à personne. Il faut faire la part des choses. Disons juste que j'ai décidé de me faire plus confiance, d'écouter mon instinct un peu plus.)
Juste pour que se soit clair: j'ai décidé de me faire plus confiance, sans toujours chercher l'approbation des autres.
Mais je l'avoue, ça me faisait un peu peur. ( QUOI? Me faire confiance? Non mais ça va pas? Comment je suis supposée faire ça?)
Je voulais décider toute seule, mais je voulais aussi avoir les autres avec moi.
Parce que c'est sécurisant, de ne pas être seule dans ses décisions.
Quand ça va bien, tu partages le bonheur. Mais quand tu flopes, tu partages le malheur.
C'est alors qu'est né «moi pis ma face».
Le meilleur des deux mondes.
«Moi pis ma face», ça fait 2. Je ne me sens pas toute seule.
Mais «moi pis ma face», ça reste juste moi, alors oui, je suis toute seule.
Magique, non?
OK, je suis consciente que c'est sans doute un raisonnement tordu, mais quand même... pour ma défense, je dois dire que je n'ai jamais eu une logique de feu. Et peu importe le raisonnement, le résultat reste là: je suis plus confiante qu'avant. (Je dois avouer aussi que c'est une appellation qui me fait rire. J'aime parler de «moi pis ma face» au «on». On est presque un couple!)
Sincèrement, pensiez-vous que c'était ça, l'origine de «moi pis ma face»?
Mes heures pouvant être tout le temps.
Mais j'aime aussi être entouré de gens. Étrange, non?
Dans un monde idéal, je pourrais aller dans un café, entouré de plein de gens que je connais, être assise avec mon bol de café au lait et lire une revue (ou un livre, ou un bottin téléphonique, c'est tellement pas important dans ma mise en situation!) sans parler à personne mais en appréciant leur présence.
Mais évidemment, c'est impossible. Parce qu'il y a du monde qui pense que parce que tu ne leur parles pas, tu ne les aimes pas. Pire encore, il y a ceux qui pensent que parce QU'ILS ne parlent pas, ils n'existent pas.
Ce qui fait que tu ne peux pas être dans un endroit avec des gens que tu connais et ne pas leur parler.
C'est socialement inacceptable.
Mais ça pourrait être si agréable! Je donne l'exemple classique: tu es dans le bus. Tu écoutes ta musique, tu ne déranges pas personne. À un arrêt, monte quelqu'un que tu connais. AVOUEZ que vous êtes soulagé quand cette personne te fait un signe de tête et s'assoie plus loin. (Non, vous ne voyez pas son signe de tête parce que vous êtes occupé à faire semblant de ne pas la voir! Je sais, je fais la même chose...)
Aussi, j'ai remarqué que dans la vie, beaucoup de gens ont besoin de l'approbation des autres. De se faire approuver, conseiller, valider par quelqu'un de leur entourage (qui n'est pas nécessairement qualifié pour valider quoi que se soit).
Et j'étais comme ça avant. Indécise, peu sûre de moi, demandant toujours une autre opinion (et me fâchant quand cette opinion n'était pas identique à la mienne. Oui, j'étais pleine de maturité à l'époque).
Et j'ai réalisé que même si je demandais l'opinion 395 293 239 personnes pour être certaine de ce que j'allais faire.
Même si ces 395 293 239 personnes me donnaient tous la même réponse (qui était contraire à la mienne)...
ben je faisais quand même à ma tête.
Alors pourquoi demander à tous ces gens? C'est juste une perte de temps, c'est juste tourner autour du pot, c'est juste une façon de repousser ce que nous avons déjà décidé de faire.
J'étais tannée d'avoir besoin des autres (en fait, on a tous besoin des autres, à un moment ou un autre de notre vie. Je ne me ferais pas me faire un traitement de canal toute seule sous prétexte que je suis devenue indépendante! Je reformule ma phrase: j'étais tannée de toujours chercher l'approbation des autres sur ce que je faisais. «Dis-moi, est-ce que c'est bien fait? Qu'est-ce que tu penses de ça? Est-ce que tu aimes ça? Est-ce que c'est bon, drôle magnifique?» Évidemment, je ne suis pas en train de dire que je ne demande plus d'opinion à personne. Il faut faire la part des choses. Disons juste que j'ai décidé de me faire plus confiance, d'écouter mon instinct un peu plus.)
Juste pour que se soit clair: j'ai décidé de me faire plus confiance, sans toujours chercher l'approbation des autres.
Mais je l'avoue, ça me faisait un peu peur. ( QUOI? Me faire confiance? Non mais ça va pas? Comment je suis supposée faire ça?)
Je voulais décider toute seule, mais je voulais aussi avoir les autres avec moi.
Parce que c'est sécurisant, de ne pas être seule dans ses décisions.
Quand ça va bien, tu partages le bonheur. Mais quand tu flopes, tu partages le malheur.
C'est alors qu'est né «moi pis ma face».
Le meilleur des deux mondes.
«Moi pis ma face», ça fait 2. Je ne me sens pas toute seule.
Mais «moi pis ma face», ça reste juste moi, alors oui, je suis toute seule.
Magique, non?
OK, je suis consciente que c'est sans doute un raisonnement tordu, mais quand même... pour ma défense, je dois dire que je n'ai jamais eu une logique de feu. Et peu importe le raisonnement, le résultat reste là: je suis plus confiante qu'avant. (Je dois avouer aussi que c'est une appellation qui me fait rire. J'aime parler de «moi pis ma face» au «on». On est presque un couple!)
Sincèrement, pensiez-vous que c'était ça, l'origine de «moi pis ma face»?
vendredi 2 septembre 2011
Moi pis ma face pis les personnes âgées
Je n’aime pas beaucoup les personnes âgées.
Parce qu’elles conduisent mal premièrement.
Parce qu’il faut leur laisser notre place dans le métro et dans le bus.
Parce qu’elles ont une odeur particulière qui n’est pas agréable, même si je ne suis pas capable de mettre le doigt sur l’odeur exacte. Une genre de mix entre les pappermans avec arrière de goût de «il me reste une vraie dent» et une odeur de «la mort es proche»..
Parce que dans 90% du temps, elles ne sont pas capable de se faire une teinture et marchent comme si de rien n’était, dans la rue, avec les cheveux mauves.
Parce qu’elles ont souvent des petits trucs blancs sur le bord de la bouche.
Parce que tu as toujours l’impression qu’elles vont choisir LE moment où tu es là pour péter au frette.
Parce que peu importe ce que tu dis, tu sais qu’elles s’en câlissent.
Parce qu’elles sont trop à l’aise de parler de leur maladie. Et plus c’est dégueulasse, plus elles sont à l’aise d’en parler.
Parce que tu sais jamais vraiment où les regarder. À chaque endroit, y’a quelque chose de dégueulasse à regarder : les veines trop sorties sur les mains, une couche de blanc par-dessus l’iris, du poil qui sort du nez, des grains de beauté 3D dans le cou…
Parce qu’elles ne sont pas fines. Elles ne disent pas merci et toi, tu ne serais pas gentil avec eux mais tu sais très bien que si tu es pas fin, elles vont revenir te hanter. Et ça ne sera pas dans très longtemps.
Parce qu’elles sont toujours à l’urgence et que c’est pour ça que ça jam.
Parce qu’elles choisissent de te raconter la partie de leur vie la plus plate («J’ai fait la Deuxième Guerre mondiale, j’ai participé aux grèves des sufragettes pour avoir le droit de vote, j’ai déjà interviewé les Beatles, j’étais là au bed-in pour la paix de Lennon, mais laisse-moi te raconter la fois où le pharmacien avait mélangé mes pilules pis que j’ai eu la diarrhée.»)
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, je n’aime pas les personnes âgées.
À une exception près : ma grand-mère.
Ma grand-mère, c’est la personne âgée la plus cool au monde. Je suis même certaine qu’elle est plus cool qu’une bonne partie des pas vieux. Une chose est sûre, elle est plus cool que toutes les filles qui étudient en enseignement primaire et préscolaire et qui ont 40 ans d’âge mental, peu importe leur année de naissance.
Premièrement, elle sent bon. Elle sent le savon trop parfumé qui te donne mal à la tête tellement il s’enfonce dans ton crâne. À n’importe qui d’autre, ça n’irait pas bien, mais à elle, c’est parfait.
Elle fait des carrés aux dattes, elle n’a jamais eu les cheveux mauve ni conduit de char. Déjà là, je sais que vous l’aimez.
Dans le bus, ça ne te dérange pas de lui laisser ta place, parce qu’elle te dit merci. Avec le sourire, plein de VRAIES dents. Et sa lui va bien de s’asseoir en avant parce que, dans son portefeuille, elle a des billets d’autobus au cas où quelqu’un oublierait sa passe.
Sauf si c’est un immigrant qui l’oubli. Parce que ma grand-mère est raciste. Mais juste avec les Arabes. Elle ne dit d’ailleurs pas des Arabes mais bien des importés ou des races. Mais ça lui va bien, et on dirait qu’elle est tellement vieille, petite, douce et souriante qu’elle peut dire n’importe quoi et ça passe.
C’est de la faute de son propriétaire. Il est Arabe et il est mauvais propriétaire. Et ma grand-mère généralise beaucoup. Mais s’il était un bon propriétaire, elle ne serait pas raciste. Ou plutôt, elle serait moins raciste.
Son médecin est juif et il est super gentil. Elle me le dit souvent : «Il est tellement gentil pour un juif, c’est pas croyable. Ça c’est une bonne race.» (Je pourrais facilement rajouter un gag d’Hitler ici, mais je ne le ferais pas.)
Une fois, son propriétaire était chez elle avec son frère pour faire des réparations. Ils parlaient entre eux, en arabe. Et ça l’a tellement insultée qu’elle s’est mêlée de leur conversation. En arabe. Langue qu’elle ne parle pas. Saviez-vous que le regard «C’est une criss de folle!» est universel?
Mais elle a de la tork. Elle sait ce qu’elle aime. Pis elle a 86 ans et elle a eu 7 enfants qu’elle a élevés toute seule, je pense qu’elle a fait son devoir de citoyenne et que maintenant, elle peut ben faire ce qu’elle veut! Si être raciste lui fait plaisir, laissons-lui ce plaisir.
Malgré son âge, ça reste une femme.
Elle aime les hommes. Elle dit que c’est pas parce qu’on est vieille qu’on devient aveugle. Elle n’aime pas les petits vieux. Elle dit qu’ils ne font que chialer et rider et se faire pousser des tâches brunes. Elle aime les hommes dans la vingtaine. Surtout mon chum. Elle m’a d’ailleurs dit que si elle avait 60 ans de moins, faudrait que je me check.
J’ai ri. Mais j’ai aussi vu dans ses yeux que c’était vrai.
Et c’est une grande fan de soccer. Elle regarde tous les matchs de l’Impact, la coupe du monde, le soccer européen. Mais quand tu commences à lui poser des questions plus précises, du genre «Quelles équipes jouent le match que tu es en train de regarder?», elle ne connaît pas la réponse. Elle écoute le soccer parce qu’elle trouve que les joueurs sont beaux. Quand ils sautent et qu’on voit une partie de leur cuisse, elle crie toujours «HO! Le beau petit poulet!»
Elle aime manger des mets chinois. Proche de chez elle, il y a «Les 7 bonheurs». Mais elle n’y va plus depuis que le chinois a tué sa femme dans le resto. Et elle n’y va plus, pas parce que c’est macabre, mais bien parce que le cook a changé et que c’est moins bon. Elle appelle maintenant ça «Les 7 malheurs». De l’humour de personnes âgées faut croire.
Elle a un écureuil. Pas dans sa maison, mais c’est tout comme. Il vient sur sa galerie et elle le nourri. Pas avec des peanuts ou des restants de table. Non, avec des cachous. Je ne serais pas surprise d’arriver là un matin et de voir des itinérants sur sa galerie. Moi-même j’irais sur sa galerie manger des cachous.
Et c’est sans doute la personne la plus sincère du monde quand elle te dit : «Je suis contente de te voir.»
Elle aime qu’on lui raconte tous les petits détails de nos sorties, alors je me gâte. Je lui parle de l’humour, des bons et des mauvais shows, de mes amis, des bitcheries, du découragement, des bons contrats et des moins bons. Elle m’écoute. Elle est contente avec moi et balaye mes soucis avec un rire qui veut dire «Ma petite fille, y’a tellement pire dans le monde!». Elle ne comprend pas tous mes termes, mais elle écoute avec passion. C’est une psychologue âgée.
Des fois elle a les blues et des fois, elle joue des mauvais tour en riant comme une enfant de 4 ans qui se fait chatouiller.
Elle a toute sa tête, même si son corps commence à rusher. Elle ne veut rien savoir d’habiter dans une maison de vieux parce qu’elle croit que «la mort se tient là, c’est plus facile pour elle».
C’est la grand-mère la plus cool au monde.
Elle magasine au Urban Planet et au Garage. Elle envoie promener les vendeuses, elle les ignore quand elles lui parle, et fait immanquablement un commentaire sur leurs études qui va les mettre mal à l’aise, parce que c’est vrai du genre : «Faut pas être ben intelligente pour travailler ici, elle a une grande carrière devant elle.»
Et après avoir détruit (inconsciemment ou non, on ne le saura jamais!) l’estime d’une jeune femme, elle va prendre un café dans la place à restaurants du mail. Et elle juge les gens qui passent. Et c’est tellement drôle.
Mais elle a le droit, elle a 86 ans, elle s’est marié à 17 ans, elle a connu la guerre. Elle peut ben faire ce qu’elle veut aujourd’hui.
Elle aime les Simpsons, l’émission des frères Kraft et Joe Dassin. Elle aime Cathy Gauthier, Julio Iglesias et la bière Heineken.
Elle dit bonjour aux gens qu’elle croise dans la rue, elle aime qu’on l’amène manger à «La Korvette», petit snack-bar sur Masson, et elle pratique son espagnol avec sa coiffeuse qui est vietnamienne.
Elle donne une carte de Noël à son facteur, elle achète des pantalons de maternité pour elle (c’est plus confortable qu’elle dit) et elle a déjà dit «maudite marde» en public, mais elle n’en était pas fière.
Elle vote pour le Bloc parce que le monsieur a l’air gentil, elle parle dans le dos de sa meilleure amie (qui est aussi sa voisine) et elle aurait aimé foutre une baffe à Jacques Chevalier quand il n’a pas été fin avec moi à En Route.
Elle a 86 ans, elle vient d’une époque différente, elle a toute sa tête et elle est tellement cool. Et à l’instant, je finis ce texte et je vais l’appeler parce que vraiment…(cette phrase est sans fin).
Parce qu’elles conduisent mal premièrement.
Parce qu’il faut leur laisser notre place dans le métro et dans le bus.
Parce qu’elles ont une odeur particulière qui n’est pas agréable, même si je ne suis pas capable de mettre le doigt sur l’odeur exacte. Une genre de mix entre les pappermans avec arrière de goût de «il me reste une vraie dent» et une odeur de «la mort es proche»..
Parce que dans 90% du temps, elles ne sont pas capable de se faire une teinture et marchent comme si de rien n’était, dans la rue, avec les cheveux mauves.
Parce qu’elles ont souvent des petits trucs blancs sur le bord de la bouche.
Parce que tu as toujours l’impression qu’elles vont choisir LE moment où tu es là pour péter au frette.
Parce que peu importe ce que tu dis, tu sais qu’elles s’en câlissent.
Parce qu’elles sont trop à l’aise de parler de leur maladie. Et plus c’est dégueulasse, plus elles sont à l’aise d’en parler.
Parce que tu sais jamais vraiment où les regarder. À chaque endroit, y’a quelque chose de dégueulasse à regarder : les veines trop sorties sur les mains, une couche de blanc par-dessus l’iris, du poil qui sort du nez, des grains de beauté 3D dans le cou…
Parce qu’elles ne sont pas fines. Elles ne disent pas merci et toi, tu ne serais pas gentil avec eux mais tu sais très bien que si tu es pas fin, elles vont revenir te hanter. Et ça ne sera pas dans très longtemps.
Parce qu’elles sont toujours à l’urgence et que c’est pour ça que ça jam.
Parce qu’elles choisissent de te raconter la partie de leur vie la plus plate («J’ai fait la Deuxième Guerre mondiale, j’ai participé aux grèves des sufragettes pour avoir le droit de vote, j’ai déjà interviewé les Beatles, j’étais là au bed-in pour la paix de Lennon, mais laisse-moi te raconter la fois où le pharmacien avait mélangé mes pilules pis que j’ai eu la diarrhée.»)
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, je n’aime pas les personnes âgées.
À une exception près : ma grand-mère.
Ma grand-mère, c’est la personne âgée la plus cool au monde. Je suis même certaine qu’elle est plus cool qu’une bonne partie des pas vieux. Une chose est sûre, elle est plus cool que toutes les filles qui étudient en enseignement primaire et préscolaire et qui ont 40 ans d’âge mental, peu importe leur année de naissance.
Premièrement, elle sent bon. Elle sent le savon trop parfumé qui te donne mal à la tête tellement il s’enfonce dans ton crâne. À n’importe qui d’autre, ça n’irait pas bien, mais à elle, c’est parfait.
Elle fait des carrés aux dattes, elle n’a jamais eu les cheveux mauve ni conduit de char. Déjà là, je sais que vous l’aimez.
Dans le bus, ça ne te dérange pas de lui laisser ta place, parce qu’elle te dit merci. Avec le sourire, plein de VRAIES dents. Et sa lui va bien de s’asseoir en avant parce que, dans son portefeuille, elle a des billets d’autobus au cas où quelqu’un oublierait sa passe.
Sauf si c’est un immigrant qui l’oubli. Parce que ma grand-mère est raciste. Mais juste avec les Arabes. Elle ne dit d’ailleurs pas des Arabes mais bien des importés ou des races. Mais ça lui va bien, et on dirait qu’elle est tellement vieille, petite, douce et souriante qu’elle peut dire n’importe quoi et ça passe.
C’est de la faute de son propriétaire. Il est Arabe et il est mauvais propriétaire. Et ma grand-mère généralise beaucoup. Mais s’il était un bon propriétaire, elle ne serait pas raciste. Ou plutôt, elle serait moins raciste.
Son médecin est juif et il est super gentil. Elle me le dit souvent : «Il est tellement gentil pour un juif, c’est pas croyable. Ça c’est une bonne race.» (Je pourrais facilement rajouter un gag d’Hitler ici, mais je ne le ferais pas.)
Une fois, son propriétaire était chez elle avec son frère pour faire des réparations. Ils parlaient entre eux, en arabe. Et ça l’a tellement insultée qu’elle s’est mêlée de leur conversation. En arabe. Langue qu’elle ne parle pas. Saviez-vous que le regard «C’est une criss de folle!» est universel?
Mais elle a de la tork. Elle sait ce qu’elle aime. Pis elle a 86 ans et elle a eu 7 enfants qu’elle a élevés toute seule, je pense qu’elle a fait son devoir de citoyenne et que maintenant, elle peut ben faire ce qu’elle veut! Si être raciste lui fait plaisir, laissons-lui ce plaisir.
Malgré son âge, ça reste une femme.
Elle aime les hommes. Elle dit que c’est pas parce qu’on est vieille qu’on devient aveugle. Elle n’aime pas les petits vieux. Elle dit qu’ils ne font que chialer et rider et se faire pousser des tâches brunes. Elle aime les hommes dans la vingtaine. Surtout mon chum. Elle m’a d’ailleurs dit que si elle avait 60 ans de moins, faudrait que je me check.
J’ai ri. Mais j’ai aussi vu dans ses yeux que c’était vrai.
Et c’est une grande fan de soccer. Elle regarde tous les matchs de l’Impact, la coupe du monde, le soccer européen. Mais quand tu commences à lui poser des questions plus précises, du genre «Quelles équipes jouent le match que tu es en train de regarder?», elle ne connaît pas la réponse. Elle écoute le soccer parce qu’elle trouve que les joueurs sont beaux. Quand ils sautent et qu’on voit une partie de leur cuisse, elle crie toujours «HO! Le beau petit poulet!»
Elle aime manger des mets chinois. Proche de chez elle, il y a «Les 7 bonheurs». Mais elle n’y va plus depuis que le chinois a tué sa femme dans le resto. Et elle n’y va plus, pas parce que c’est macabre, mais bien parce que le cook a changé et que c’est moins bon. Elle appelle maintenant ça «Les 7 malheurs». De l’humour de personnes âgées faut croire.
Elle a un écureuil. Pas dans sa maison, mais c’est tout comme. Il vient sur sa galerie et elle le nourri. Pas avec des peanuts ou des restants de table. Non, avec des cachous. Je ne serais pas surprise d’arriver là un matin et de voir des itinérants sur sa galerie. Moi-même j’irais sur sa galerie manger des cachous.
Et c’est sans doute la personne la plus sincère du monde quand elle te dit : «Je suis contente de te voir.»
Elle aime qu’on lui raconte tous les petits détails de nos sorties, alors je me gâte. Je lui parle de l’humour, des bons et des mauvais shows, de mes amis, des bitcheries, du découragement, des bons contrats et des moins bons. Elle m’écoute. Elle est contente avec moi et balaye mes soucis avec un rire qui veut dire «Ma petite fille, y’a tellement pire dans le monde!». Elle ne comprend pas tous mes termes, mais elle écoute avec passion. C’est une psychologue âgée.
Des fois elle a les blues et des fois, elle joue des mauvais tour en riant comme une enfant de 4 ans qui se fait chatouiller.
Elle a toute sa tête, même si son corps commence à rusher. Elle ne veut rien savoir d’habiter dans une maison de vieux parce qu’elle croit que «la mort se tient là, c’est plus facile pour elle».
C’est la grand-mère la plus cool au monde.
Elle magasine au Urban Planet et au Garage. Elle envoie promener les vendeuses, elle les ignore quand elles lui parle, et fait immanquablement un commentaire sur leurs études qui va les mettre mal à l’aise, parce que c’est vrai du genre : «Faut pas être ben intelligente pour travailler ici, elle a une grande carrière devant elle.»
Et après avoir détruit (inconsciemment ou non, on ne le saura jamais!) l’estime d’une jeune femme, elle va prendre un café dans la place à restaurants du mail. Et elle juge les gens qui passent. Et c’est tellement drôle.
Mais elle a le droit, elle a 86 ans, elle s’est marié à 17 ans, elle a connu la guerre. Elle peut ben faire ce qu’elle veut aujourd’hui.
Elle aime les Simpsons, l’émission des frères Kraft et Joe Dassin. Elle aime Cathy Gauthier, Julio Iglesias et la bière Heineken.
Elle dit bonjour aux gens qu’elle croise dans la rue, elle aime qu’on l’amène manger à «La Korvette», petit snack-bar sur Masson, et elle pratique son espagnol avec sa coiffeuse qui est vietnamienne.
Elle donne une carte de Noël à son facteur, elle achète des pantalons de maternité pour elle (c’est plus confortable qu’elle dit) et elle a déjà dit «maudite marde» en public, mais elle n’en était pas fière.
Elle vote pour le Bloc parce que le monsieur a l’air gentil, elle parle dans le dos de sa meilleure amie (qui est aussi sa voisine) et elle aurait aimé foutre une baffe à Jacques Chevalier quand il n’a pas été fin avec moi à En Route.
Elle a 86 ans, elle vient d’une époque différente, elle a toute sa tête et elle est tellement cool. Et à l’instant, je finis ce texte et je vais l’appeler parce que vraiment…(cette phrase est sans fin).
Inscription à :
Messages (Atom)