mercredi 30 novembre 2011

S'enlever la vie

J'ai mal.
J'ai mal.
Je ne comprends pas. Je suis sans réponses, mais j'ai tellement de questions.
Qu'est-ce qui se passe?

On va en parler, on ne peut plus se taire.
Le suicide, ça existe.
Le suicide, c'est un appel au secours extrême.
Le suicide, c'est un mal être, une douleur si aigüe qu'on ne peut plus la supporter.

Le suicide, ce n'est pas un coup de tête.
C'est réfléchi, c'est pensé, c'est planifié.
C'est, dans la situation où la personne se trouve, LA seule solution possible et envisageable pour arrêter de souffrir.

On peut se dire «Je comprends», mais non, on ne comprend pas.
Le suicide, mot difficile, est présent.
Tout le monde connaît, de prêt ou de loin, une personne qui s'est enlevé la vie.
Et c'est ce qui me fait peur.
Le suicide est la maladie du 21e siècle.
Pire que la peste, le choléra. Il n'y a pas de vaccin «anti-suicide».
Et la «victime», celle qui passe à l'acte en souhaitant une délivrance, n'est pas la seule à souffrir. Une fois son geste posé, c'est fini pour elle, mais pour ceux qui reste? Les parents, les amis, les collègues, les enfants...eux n'ont pas fini de souffrir.

Avec ce qui se passe présentement j'ai peur. J'ai mal. Je ne comprends pas.
Qu'est-ce qui se passe?
Pourquoi? Pourquoi écoeurer quelqu'un jusqu'à ce qu'il mette fin à ses jours? (il existe plus d'un cas d'adolescent intimidé qui sont à bout, avant même d'avoir fini le secondaire) Pourquoi s'acharner sur une seule personne? À quoi ça sert de faire ça? Est-ce que vous, les gens qui intimident, êtes conscient du mal que vous faites? Est-ce votre façon de vous sentir bien dans votre peau? Est-ce que votre vie serait plus misérable si vous n'aviez pas de souffre-douleur?

Qui est à blâmer dans l'histoire? (dans cette histoire en particulier et dans toutes les autres, passées et malheureusement futures)
Les parents de l'enfant qui s'enlève la vie? Les parents de ceux qui l'intimide? Les jeunes qui intimident? Le personnel de l'école? Les réseaux sociaux? Qui?! Mais surtout POURQUOI?!

Je me questionne, les larmes aux yeux.
Je n'ai pas de réponse et j'enrage.
Je souffre en silence avec les victimes.

J'ai un message pour tous les adolescents du monde entier qui pensent se remonter en rabaissant les autres.
Le secondaire, c'est dur et ingrat pour tout le monde. Ne le rendez pas encore plus infernal pour les autres.

Mes plus sincères condoléances à la famille de Marjorie Raymond.
Courage.

mardi 29 novembre 2011

Stress de Noël

Noël, ça me stress.
(Grosse surprise, comme si je n'avais pas déjà prouvé que je suis stressée en permanence!)
Mais quand même: Noël, ça me stress.

Mais pas pour les raisons classiques du genre: je vais recevoir 31 personnes dans mon 4 et demi et que je sais pas où les mettre et que j'ai clairement pas assez de vaisselle pour tout le monde.
Ou encore parce que je suis étudiante et que mon mois de décembre est rempli de rush de fin de session et de nuit blanche et de cauchemar d'examen.

Ça ne me stress pas non plus d'acheter des cadeaux.
Y'en a qui chiale parce que ça coûte cher (voici un petit truc: t'es pas obligé de faire des cadeaux à tout le monde et tu n'es pas obligé de faire des cadeaux à 100$ non plus...un cadeau, c'est L'INTENTION qui compte, pas le prix pis la marque. Ce moment moralisateur est maintenant terminé), qu'ils ne savent pas quoi acheter, qu'il y a trop de monde dans les magasins et que c'est maintenant rendu une tradition de Noël de se battre dans le parking des galeries d'Anjou. (Voici un autre petit truc: le magasinage en ligne. MA-GI-QUE.)
Mais moi, j'aime ça faire des cadeaux.
J'aime ça trouver des idées, aller les acheter (ou les commander), les cacher chez nous, les emballer, les donner.
J'ADORE.

Non, ma source de stress de Noël, c'est trouver des idées cadeaux...pour moi.
Malgré mon âge, je dois fournir une liste d'idée de cadeaux à ma mère.

Je ne trippe pas à faire ça. Un petit stress embarque.
Mais je le fais quand même, me disant que c'est mieux de donner des suggestions et d'avoir une chance de recevoir un truc qui va me faire plaisir plutôt que de ne pas donner d'idée et de me ramasser avec un cadeau de marde (comme l'année où j'ai reçu un pyjama qui m'a appris que j'avais 78 ans)

Mais je vieillis. Je ne suis plus dans l'âge facile où ma liste de cadeaux se résume à des Barbies, un set de vaisselle en plastique et de la pâte à modeler.
Je m'assoie devant mon ordi. Je me creuse la tête. Je fais une petite liste de choses pas vraiment utile mais qui me feraient plaisir.Parce qu'après tout, c'est ça des cadeaux: des choses qui nous font plaisir mais qui ne sont pas utile à notre survie.
Je fière de moi. J'envoie ma liste à ma mère par email.
Le stress tombe. Le téléphone sonne. C'est ma mère. Le stress rembarque, mille fois plus fort.

«J'ai lu la liste que tu m'as envoyé. Franchement, c'est quoi ces idées-là?»
Non seulement je viens de passer une heure à la faire, cette stupide liste mais en plus, je me fais JUGER par la personne qui m'a demandé d'écrire cette liste? Je stresse encore. Plus.
Et au lieu de dire «Ben, c'est ça que j'aimerais avoir, un livre, un CD pis un pot de Nutella. Casses-toi pas la tête!», je dis: «Ok, je vais trouver autre chose». Et je stresse.

Je stresse parce que Noël approche et que je n'ai pas d'idée de cadeau hot à donner pour moi.
Pourquoi me stresser avec une liste si, de un elle ne fait pas TON affaire et et de deux je risque de recevoir un truc qui n'est pas dessus? Pourquoi me demander, à chaque année, de la faire cette liste? Elle me stresse, cette liste. Depuis le mois d'octobre que j'en fais des cauchemars.
Mais je vais finir par la faire. Parce que c'est la tradition.
Je ne pourrais pas passer un beau Noël, si je n'avais pas ce stress pré-Noël.
Vivement le jour de l'An.

vendredi 25 novembre 2011

Résumons (à lire jusqu'au bout)

Résumons.
Je suis grosse, je suis laide et je pues.
J'ai une cicatrice peu élégante sur le genou qui brime ma féminité, mes ongles ne sont pas égaux, et j'ai un grain de beauté qui me gosse.
Ma voix m'énerve, tous les sons sont trop fort, je suis maladroite et je fais des dégâts aux 3 minutes.
Je suis brusque, je parle fort, je fais des gros yeux.
Je souris, je baisse la voix, je roule les yeux d'exaspération.

Mon teint n'est pas égal, j'ai quelques cheveux gris qui me narguent, et j'ai perdu le contrôle sur ma coupe de cheveux.
Toutes mes idées sont mauvaises, je ne suis pas drôle, je ne suis pas sympathique.
Tout le monde m'énerve, mon sourire est affreux, Niccola Ciccone joue à tous les postes de radio que j'écoute (même si je les change aux 3 secondes)

Peu importe le chemin que je prends, y'a toujours du trafic.
Je meurs de faim, mais y'a rien (que je veux manger) dans le frigo.
Je suis irritable, je fais une sieste pour que ça passe, mais je fais un rêve qui me rend encore plus irritable.

Je n'ai pas des beaux lobes d'oreilles, aucun vêtements ne me fait bien, j'ai brûlé les muffins que j'ai fait (j'ai encore faim).
J'ai le goût de pleurer. Sans raison.
J'ai le goût de crier. J'ai le goût de bitcher, de dormir, de sortir, de rester chez nous, de voir mes amies et pis non finalement.
J'ai le goût de rien et ça me fâche.

Passer devant un miroir est une torture.
M'arrêter devant un miroir est insupportable.
Me regarder dans un miroir est un ticket express pour une dépression.

Y'a pu MA sorte de gomme à l'épicerie. Drame.
Palette de chocolat. Drame évité de justesse.

J'ai pas de patience, le monde est laid, les adolescents ont trop d'attitude. Le gars écoute sa musique trop fort dans ses écouteurs, les bébés braillent, les chiens jappent, les jeunes se crient après, j'ai le goût de distribuer des «ta yeule».
Le ménage est pas fait, je suis encore en pyjama, je réponds pas au téléphone.
Je suis bête. Je baboune. Je ris. Je sacre.
En même temps.

C'est le pire moment de toute la vie.
SPM de marde.

mardi 22 novembre 2011

Grippe d'homme

J'ai une grippe d'homme.
La plus grosse grippe de tout les temps du monde entier.
Je vais peut-être mourir.

J'haïs ça être malade. (Bon, clairement je ne suis pas la seule. Je n'ai jamais entendu quelqu'un dire: «Mon nez est bloqué, je respire mal, ma tête tourne, je fais de la fièvre...YEAH!! Bye bye santé et bonjour maladie! Appelle ma tante Monique qu'elle me fasse un gâteau c'est le PARTY!!!» )

J'aime quand les choses vont vite, et quand tu es malade, rien ne vas vite.
Y'a pas de remède miracle, il faut juste que tu attendes que ça passe.
«Reposes-toi, mange de la soupe, bois du jus d'orange, prends des advil et dors, tu vas aller mieux dans 2 jours.»
C'est pas ça que je veux entendre.
Je veux qu'on me dise «Prends 2 advils et dans 5 minutes, tu vas être top shape!» (bon, je veux pas juste qu'on me le dise, je veux que ça marche aussi!) Mais non...y'a jamais rien d'aussi facile.

Être malade, ça me stress, parce que pendant que j'agonise au fond de mon lit avec mon surplus de couvertes, ma morve et ma fièvre, je ne fais que penser à ce que j'aurais pu faire si j'étais en forme. Je me dis que je prends du retard, que je pourrais juste me lever 5 minutes pour envoyer 6-7 courriels, que ces 2 jours de maladie mettent sérieusement ma carrière en jeu.
(Moi mélodramatique et exagératrice? Mais nooooooooon, pas du tout!)
Et je stresse. Je dresse une liste, entre 2 toux, de choses que je vais devoir faire quand je vais arrêter d'avoir les sinus en feu.
Est-ce que je me repose? NON.

Et en plus d'être stressée, je me fâche.
Je trouve ça injuste que tout le monde continue son rythme de vie normal pendant que moi, pauvre petite chose malade, je suis en train d'AGONISER au fond de mon lit, entre un restant de néocitran et une pile de kleneex sales.

Où sont mes fleurs, mes cartes de prompt rétablissement, mes ballounes, mes visiteurs en pleurs de me voir si souffrante?
Où sont les médecins jeunes et sexy qui font tout pour me sauver la vie et qui parle avec une voix de basse à ma famille pour lui dire «Elle va s'en sortir»?
Où sont les bougies allumées par des étrangers pour me supporter, les reportages télé sur ma vie héroïque, les t-shirts avec ma face dont tous les profits iront à ma fondation nouvellement créée?
Où est le film sur ma vie, la minute de silence en mon honneur, les statuts Facebook qui me citent?
Où sont les gens prêts à me donner des sinus neufs, une télé plasma, des transfusions de vitamine C?
Où est l'hôpital qui porte mon nom, la chorale d'enfant pour ma guérison, les joueurs du Canadiens qui viennent me visiter et m'amener des jouets?

J'ai une grippe d'homme, pourquoi la province ne s'est-elle pas mobiliser pour moi?

La seule chose à laquelle j'ai droit, c'est de la soupe en canne, des mouchoirs qui m'arrachent les bords du nez et mon homme qui est tanné de m'entendre commencer mes phrases par «Si jamais je meurs...»

mercredi 16 novembre 2011

Répondeur

Dans la vie, tout le monde a quelque chose pour quoi il est doué.
Pour certain, ça va être en musique, en art, en science, en sport, en grimace, peu importe.
On a tous un talent quelconque.

Nous avons aussi des «neutralités», des choses dans lesquels on n'est pas super bon, mais on n'est pas mauvais non plus. On est correct, on est dans la moyenne. On ne gagnera jamais de prix pour ça, mais on ne sera jamais humilié avec ça non plus.

Et a tous, aussi, des faiblesses (qui sont souvent la force de quelqu'un d'autre, dans notre entourage et qui, devant cette personne, fait paraître notre faiblesse encore plus faible, si c'est possible). C'est inévitable. Des fois, c'est des grosses faiblesses qui peuvent nous nuire (genre ne pas savoir épeler plus d'un mot par phrase), mais des fois c'est des petites faiblesses qui passent inaperçues dans la plupart des cas (genre «je ne suis pas capable de caller un 2 litres de liqueur en 1 minute et je suis la seule de ma famille qui n'y arrive pas»)

On aime se vanter de nos talents.
À la limite, on aime se vanter de nos «neutralités» (en rajoutant un «C'était la première fois que je jouais au rugby!» même si c'est pas vrai...)
Mais y'a pas grand monde qui se vante de ses faiblesses.
Rarement, on en parle ouvertement.
On essaye d'éviter le sujet.

Aujourd'hui, je brise le mur du silence.
Je me confie à vous.
J'ai une faiblesse majeure.
Je suis absolument incapable de laisser un message de répondeur clair, court, précis.
INCAPABLE.
Je tiens d'ailleurs à m'excuser sincèrement à toutes les personnes qui ont du souffrir de cette faiblesse de ma part.

C'est pas de ma faute.
1-Soit je veux aller vite, alors j'oublie de laisser des informations. Et là je rappelle pour laisser les informations que j'ai oublié de donner. Et là, je ne me souviens plus si, dans les 2 derniers messages, je me suis nommée. Alors je rappelle une 3e fois, juste pour dire mon nom. Mais là, c'est bête, alors je rappelle une 4e fois pour expliquer et ainsi de suite...

2-Soit je suis nerveuse, alors j'ai répété mon message avant d'appeler. Mais en le disant, je m'enfarge dans les mots, ça sort tout croche, je prononce mal le nom de la personne que j'appelle, j'ai le goût d'éternuer et je finis en soupirant. En me traitant de stupide à voix haute pour finalement me rendre compte que j'ai mal raccroché.

3-Soit j'essaye d'être funny funny (pour cacher ma nervosité) et j'essaye de faire des petites jokes qui ont pour effet de rendre le message beaucoup trop long pour ce que c'est. Et là je me trouve stupide, je ris, je précise que c'est un excessivement long message (comme si la personne n'avait pas déjà remarqué!) et je laisse un résumé de la raison pourquoi j'appelle.

4-Soit je panique, alors je raccroche tout de suite. Je peux faire ça plusieurs fois d'affilié. Mais dans ces cas-là, ça adonne que la personne a un afficheur et qu'elle a vu que j'ai appelé 7 fois sans laisser de message. Looser.

5-Soit je suis bête et là, quand je raccroche, je me sens mal, alors je rappelle pour préciser que je ne suis pas bête, mais juste fatiguée (ou malade ou n'importe quelle autre raison bidon). Souvent, cette étape est suivi du numéro 3 en entier.

Mais le pire des pires des pires, c'est quand je suis mindée à laisser un message et que la personne répond.
Ça me déstabilise et y'a toujours un moment de silence, suivi d'un «Allô!» pas super confiant de ma part, d'un petit rire de malaise et de la fameuse phrase «J'étais sûre de tomber sur le répond» qui sous-entend «J'ai plus aimé ça pas avoir à te parler...»

Y'a juste avec ma mère que je suis douée pour laisser des messages.
«Maman, c'est moi, rappelle-moi, bye!»
Clair, net, précis.
Mais évidemment, je ne tombe jamais dans sa boîte vocale.

samedi 12 novembre 2011

Avortement.

Une nouvelle a retenue mon attention cette semaine.
Je lisais, tranquillement sur Cyperpresse et je suis tombée là-dessus.
Et ma mâchoire est tombée.
Et je suis tombée en bas de ma chaise.
Et je suis tombée, j'ai déboulé les escaliers, j'ai perdu connaissance et j'ai espéré me retrouver dans un mauvais rêve.

Cette semaine, aux États-Unis (quelle surprise!), il y a eu un vote, plus précisément au Mississippi.
Les électeurs étaient appelés à voter sur la question suivante: «Est-ce que le terme personne devrait inclure tout être humain depuis le moment de la fertilisation, le clonage, ou leur équivalent?»

On peut se demander qu'est-ce que ça veut dire exactement...en gros, c'est comme si on demandait: «Est-ce qu'un embryon est un être humain?» ou plus large encore... «Est-ce qu'on garde ça légal, l'avortement?»

QUOI?!
C'est une vraie question qui se pose? Les taxes des citoyens américains ont servies à financer une élection pour savoir si l'avortement restait légal? Tant qu'à ça, pourquoi ne pas ramener la peine de mort, la chasse aux sorcières et l'esclavage?! Une société, ça avance ou ça recule? Je ne sais plus trop.
Tant qu'à aller voter, ils auraient pu en profiter pour clairer plusieurs questions du genre «Est-ce que les Noirs ont une âme?», «Est-ce que les gais sont des êtres humains à part entière?», «Est-ce que les pauvres ont vraiment le droit de vivre?»

Il n'y a rien de plus important à faire aux États-Unis que d'essayer de ramener l'illégalité de l'avortement?
J'ai eu peur. Vraiment peur. Je n'osais pas lire le résultat, me disant «D'un coup que ça été approuvé?!»
J'ai respiré. Ouf.
Ils n'ont pas été aussi stupides et arriérés que je l'aurais cru.
Ils ont «bien voté» (selon moi, bien sûr).

Mais je n'ai pas fini d'avoir peur.
Parce que ce n'est pas 99% de la population qui a dit «FRANCHEMENT, on ne va pas faire un pas de géant en arrière, on n'est plus au Moyen-Âge, les femmes ont le droit de disposer de leur corps!»
Non, c'est environ 60%.
Et ça, c'est la note de passage. Mais tu le sais que, quand tu as cette note-là, un rien peut te faire couler.

Si jamais ça avait passé, non seulement l'avortement serait devenu illégal, mais la pilule du lendemain aussi.
Mais pas de problème, parce qu'au Mississippi, on prône l'abstinence comme moyen de contraception! (et par une coïncidence tout à fait INOUÏE, le Mississippi a aussi le plus haut taux de grossesse chez les adolescentes, qui auraient pu le voir venir?!)

Et là, tu pourrais te dire: «FIOU!! Au moins, c'est fini! Ils ont refusé et c'est la fin!»
Mais non. On connaît tous le proverbe «Acharnes-toi jusqu'à ce que la loi fasse ton affaire!»
La même question sera posée éventuellement aux électeurs du Nevada, de la Californie et de la Floride.
Donnons aussi une mention spéciale (et un high five) aux électeurs du Colorado, qui ont voté contre, 2 fois déjà.

Ça me fait capoter.
Ça me fait peur aussi.
Parce qu'ici, malheureusement, nous avons un gouvernement conservateur.
Et il a la fâcheuse habitude d'imiter ses voisins du sud.

Voici le lien de l'article, si ça vous tente d'avoir peur...http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201111/09/01-4465933-le-mississippi-maintient-le-droit-a-lavortement.php

jeudi 10 novembre 2011

Notion du temps

Je n'ai pas une bonne notion du temps.
Dans ma tête, tout est long, quand en réalité, ça prend genre 3 secondes à faire.

Ma mauvaise notion du temps est d'ailleurs une des raisons pourquoi je suis INCAPABLE de porter une montre.
Ça me mets de mauvaise humeur parce que le temps (sur ma montre et en général) ne passe pas assez vite.
Et on dirait que d'avoir ce temps qui passe lentement collé sur le poignet, ça ne me vas pas.

En fait, le temps et moi, on est pas vraiment des amis.
Il est jamais de mon bord. Soit il est là et il me stress, soit il me manque, soit il ne passe pas vite, soit il passe trop vite, soit il est interminable ou juste pas timé. Il m'énerve. Il peut pas être «juste parfait» ou même «juste correct» ou à la limite je prendrais un «un peu short». Mais non. C'est pas son style.

Ma plus grande source de stress avec le temps, c'est être à l'heure.
Et ma plus grande source de frustration, c'est ceux qui ne le sont pas.
Je suis ponctuelle (même si pendant des années je l'ai niée parce que ce n'était pas considéré comme «cool»). Vraiment ponctuelle. Je ne suis pas capable d'arriver en retard, même si j'essaye, je finis toujours par arriver à l'heure.
Et oui, quand tu es au secondaire, ça peut faire de toi une graine. Mais quand tu es adulte, c'est une genre de fierté. (Non? Est-ce que je suis la seule qui pense ça? Hey! Ho! Les ponctuels, êtes-vous fiers?!)

Je ne comprends pas le monde qui ne sont pas à l'heure.
On est pas au Moyen-Âge où on calculait les heures du jour selon la messe et la position du soleil. Dans ce temps-là, je peux comprendre que tu ne soies pas ponctuel.
Mais aujourd'hui? Ça me fâche!

Je peux t'envoyer un texto à 3 heures du matin pour te demander comment ça va et tu me réponds en 4 minutes.
Mais me rejoindre à 16 heures au métro Mont-Royal, ça c'est tellement difficile!
Pis généralement, quand tu donnes rendez-vous à quelqu'un, c'est pas dans la savane à la tombée de la nuit.
Là je peux comprendre que tu arrives en retard: toutes les broussailles sont pareilles, y'a fallu que tu te battes avec une hyène, t'as perdu ta flash light dans le combat et un bras aussi. Je ne suis pas fâchée que tu sois en retard. On dirait même que j'ai couru après.
Mais quand c'est dans un endroit «pas si loin que ça» dans lequel tu es déjà allé plusieurs fois...c'est quoi ton excuse?
La seule que je vois, c'est que je ne suis pas si importante que ça.
Mais dans ce cas-là, pourquoi TU voulais qu'on se voit?!

Y'en a qui trouve que je capote peut-être un peu.
Mais j'ai raison d'être fâchée. Parce que si on se rejoint à 16 heures et que la personne en question arrive à 16h20...ça fait déjà 20 minutes de retard. C'est beaucoup. Tu peux en faire des choses en 20 minutes.
Mais moi, je suis arrivée 20 minutes en avance (parce que je suis ponctuelle et parce que j'ai une mauvaise notion du temps). Alors ça fait 40 minutes que j'attends.
Et tu peux en faire des choses en 40 minutes, des choses beaucoup plus passionnantes que repousser les itinérants, éviter les solliciteurs de Green Peace et refuser d'acheter du pot. (Généralement, ce sont les activités possibles quand tu rejoints quelqu'un à l'extérieure de la station Berri-UQÀM)

Maintenant, disons que ça fait 40 minutes que je t'attends.
Dehors.
Et c'est l'hiver.
Il fait -30.
C'est assez long pour que j'aille des engelures et que je perde le bout de mon nez et 2-3 orteils.

Alors, chers gens pas ponctuels (vous ne l'êtes pas tous, mais pour ceux que ça vise), pensez à ça, la prochaine fois que vous ne serez pas à l'heure (et cette prochaine fois est sans doute maintenant, est-ce que j'ai vu juste?)

dimanche 6 novembre 2011

Déjà?

Pour vrai là?
Est-ce que j'ai été dans le coma sans m'en rendre compte?
Est-ce que j'ai dormi pendant 1 mois (ce qui revient à être dans le coma, on va se le dire)?
Est-ce que le mois de novembre a été aboli et je ne suis pas au courant? (Si c'est le cas, il faudrait en parler aux milliers (ha oui, tant que ça? c'est pas toujours les 4 même qu'on voit passer?) qui font movember)

Déjà que je me dis?
C'est déjà NOËL?!

Je ne peux pas ramasser mes décorations d'Halloween, regarder ma citrouille moisir, digérer mes bonbons en paix?
Je ne peux pas aller m'acheter des décorations à rabais pour l'an prochain ou des bonbons à rabais pour mes rushs de sucres occasionnels (ok, pas si occasionnel que ça)?
Je ne peux pas me reposer, avoir un mois de break, respirer un peu, juste profiter de l'automne?

Ben non, je ne peux pas.
Parce qu'il semblerait que dans chaque magasin de la Terre au grand complet, c'est maintenant Noël.
Oui, mesdames et messieurs, Noël ne dure pas une journée, le temps des Fêtes, ce n'est pas 1-2 semaines vers la fin décembre, début janvier. NON, Noël, c'est maintenant que ça se passe, ça dur du 1er novembre au 6 janvier!

Mais personne en marketing n'a jamais entendu parler de la bonne vieille phrase: «Trop c'est comme pas assez»?
J'ai pas le goût de faire mon magasinage de Noël, j'ai le goût de jouer dans les feuilles mortes (dis-je de façon très mature)!
Et si je me laisse influencer et que je le fais maintenant, mon magasinage de Noël...je vais faire quoi en décembre? Hein?
Une deuxième ronde?!

Et si jamais j'achète mes cadeaux maintenant (Oui, bonne idée, comme ça pas de rush dans les magasins, pas de bousculades avec d'autres clients, pas de tentative d'amadouer une caissière pour avoir un rabais, pas d'engueulades dans le stationnement, etc.)...c'est tôt!
Qu'est-ce qui me dit que je vais encore côtoyer le même monde dans 2 mois?!
Peut-être que je ne serais plus avec mon chum, que je vais me chicaner avec ma soeur pour une question d'héritage, que je vais m'être brouillé avec ma famille parce que je vais les insulter en direct à la télé, que ma meilleure chum va m'avouer un terrible secret qui fait que je ne peux plus la voir sans hurler de terreur. Peut-être que mon chat va se faire écraser par un char, que ma belle-mère va aller refaire sa vie en Autriche, peut-être aussi que moi, je vais changer et décider de m'entourer exclusivement d'homosexuels extravertis et de femmes d'affaires blasées de la vie. On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.
Pour toutes ces raisons, je trouve qu'il est trop tôt pour se mettre dans l'esprit de Noël.

«Oui, mais ça toujours été de même»
Oui, mais dans la vie, le changement fait du bien.

Je ne veux pas être le Grinch ici mais s'il y a une loi selon laquelle tu n'as pas le droit de mettre ton abri Tempo avant telle date, pourquoi ne pas faire la même chose avec les décorations de Noël?
Pas le droit de les mettre avant le 1er décembre (et je ne parle pas juste des décorations chez le monde: décorations dans les magasins, dans les rues, musique de Noël, articles pour cadeaux, etc.). Ou mieux encore: pas avant la première neige.
Avec les changements climatiques (qui ne sont pas un mythes, si jamais il y en a qui pense ça), ça garde le monde sur le qui-vive! Est-ce qu'il va neiger le 12 juillet ou le 14 décembre? On le sait pas!

En fait, je trouve que de commencer Noël aussitôt, c'est insultant.
Ça brise la magie.
C'est quoi, les gens en marketing ont peur qu'on oublie Noël si jamais ils n'en parlent pas autant?
Ben non, on n'oubliera pas Noël!
Ça toujours été de même.

jeudi 3 novembre 2011

Oui.

mercredi 2 novembre 2011

Moi pis ma face pis mes rêves.


SI seulement j'avais dans mes amis (ou même dans mes connaissances, je ne suis pas difficile), quelqu'un qui a un doctorat (ou même une maîtrise, ou un baccalauréat, à la limite une technique, ça ne me dérange pas) en interprétation de rêves, ça ferait ben mon affaire.

Je rêve. Beaucoup.
Et pas des rêves genre: je marche sur la rue et les voitures sont toutes rouges.
Non, des rêves précis, beaucoup trop précis.
Avec du monde, des noms, des dates, des choses....étranges.

Et ça me trouble parce que je ne sais pas ce que ça veut dire.
Et je ne suis pas game de l'analyser (parce qu'au secondaire, l'analyse de texte, ce n'était pas mon fort. Je trouvais toujours des explications tordus et complexes quand dans le fond la bonne réponse était «L'héroïne cherche une solution parce qu'elle veut devenir détective». Mes réponses à moi impliquaient toujours Freud. Bref!).
Donc je vous partage des rêves que j'ai fait.
Qui sont tous vrais, dans le sens que je ne les invente pas (et c'est ça qui me fait peur).

Si vous voulez les analyser, libre à vous et surtout: bon courage! (et merci de me faire part de vos conclusions!)

Rêve 1
Je sauve un bébé de la noyade. Ses parents sont super reconnaissant et pour me remercier, me donnent 30$.

Rêve 2
Je dois faire une recette de dessert de cactus à la cannelle. Dans ma recette, un des principaux ingrédients est des copeaux de métal. Je sors sur la galerie, avec un couteau à beurre et je commence à me tailler des copeaux dans les rampes. Je finis ma recette et (surprise!) c'est pas mangeable.

Rêve 3
Je suis en taxi avec Tina Fey et nous allons dans un restaurant où tout le monde crie au lieu de parler. En plus, tous les clients boivent du jus de crevettes.

Rêve 4
Véronique Cloutier m'envoie un email pour me dire que je vais passer à Tout le monde en parle le 6 février prochain et qu'en plus, je vais être en charge des Jeux Olympiques de Beijing (rien de moins!).