samedi 31 décembre 2011

2011 vs 2012

Bon.
C'est la fin de l'année.

Je ne fais pas de récapitulation de l'année 2011, parce que j'ai une très mauvaise notion du temps.
«Souviens-tu en février 2011, on avait eu ben du fun?» Heu...oui, je m'en souviens, mais dans ma tête, ça fait 4 ans.
«Heille, cette année il s'est passé ça, pis ça, pis ça...c'est fou han?» Ouep, c'est fou dans tête! (Honnêtement, j'avais tout oublié)
Vlà un mois, ça veut dire vlà une semaine, vlà 2 heures, ça veut dire vlà deux jours, dans 2 ans, ça veut dire jamais et ainsi de suite... Pour moi un «Bye Bye», c'est pas une revue de l'année, c'est une machine à voyager dans le temps.

Mais je peux dire une chose: 2011 a bien été.
Y'a eu des hauts et des bas (pour tout le monde), mais je pense que le bilan est positif puisque je suis là, en vie et en santé. En bonus, j'ai des amis, une famille et de l'amour (gratuit, je veux juste le préciser). Donc oui, 2011 était bien. Je vais même pousser l'optimiste d'un cran: 2011 était génial!

2012 maintenant...qu'est-ce que je fais?
Y'a vraiment rien qui change avec une nouvelle année, on continue dans notre lancée...Alors si tu aimes ce que tu fais, continue.
Si tu n'aimes pas ce que tu fais, change. (Mais entre vous et moi, si tu te rends compte que tu es malheureux en avril, n'attends pas la nouvelle année pour faire des changements...change dès que tu sais que tu pourrais être plus heureux...bref!)

Je pourrais parler de résolutions et blablabla...mais je suis honnête.
Avec mes années de vie, j'ai appris que plus je prends de résolutions, moins je les tiens. Et moins j'en prends, moins je les tiens.
Bref, peu importe ma résolution: elle prend le bord. Rapidement (je pense qu'elle pourrait même pogner un ticket de vitesse!).
Maigrir, arrêter de fumer, manger bio, arrêter de stalker du monde sur facebook...ça n'arrivera pas.
En 2012...on verra bien ce qui va se passer!

Et pour vous, évidemment, j'ai des souhaits.
Je vous souhaite la santé (classique, mais tellement pratique, cette santé!), de l'amour (un autre classique, mais le monde est moins roff quand on en a!), des fous rires, de l'argent (mais pas trop, parce que sinon, les gens ont tendance à devenir des douches, de l'argent, mais juste assez), et la réalisation d'un de vos rêves (ou souhait ou ambition ou fantasme ou peu importe. Mais juste un, parce que si tout ce que vous voulez se réalise, à quoi vous allez rêver?)...
C'est pas mal ça que je vous souhaite pour 2012.

Sachez que je vous le souhaite tout au long de l'année, mais que le 1er janvier semble la période appropriée pour le dire.
Sur ce, BONNE ANNÉE!!!

mardi 27 décembre 2011

Confession (et plan diabolique)

Je l'ai déjà dit (ou si je l'ai pas dit, je ne m'en cache pas): j'écoute beaucoup, beaucoup, beaucoup la télé.
Je fais parti de cette catégorie de gens qui ont toujours la télé ouverte à la maison, que l'on soit en train de la regarder, en train de niaiser sur facebook ou dans une autre pièce avec de la visite.
Quand je jase avec quelqu'un qui me dit «Ho, je ne regarde presque pas la télé.» je fais cette face-là. (Bon, vous ne la voyiez pas, mais c'est une face de dégoût, mêlé à de l'incrédulité et du jugement) Et je quitte dans les secondes qui suivent.

J'aime regarder la télé. Je suis consciente que c'est plus une affirmation qu'une confession mais voici le moment confession: j'ai un faible pour la télé-réalité. Un gros faible. (Me semble que j'en ai déjà parlé, non? J'ai même trouvé ma «limite-télé-réalitienne»: Jersey Shore).
J'aime tout: les télé-réalité concours, celles style documentaire, enfermé dans une maison, en voyage autour du monde, avec des inconnus, des gens qui ont déjà été connu et qui essaye de le redevenir, les télé-réalités qui ont un but, un gros jack pot ou celle où tout le monde sort perdant.... j'aime ça!
En fait, ma définition de «télé-réalité» est vraiment large.
Pour faire une histoire courte: tout ce qui joue à TLC est de la télé-réalité. La moitié de ce qui joue à MusiquePlus, A&E et V en est aussi. Canal Evasion et Canal Vie s'en viennent pas pire aussi...

À force d'en écouter, je me suis mise à rêver à L'ULTIME télé-réalité.
La seule, l'unique, le concept de feu qui réunirait TOUTES les émissions en une SEULE.
Et c'était trop compliqué. Ce qu'il faudrait, c'est un participant qui a beaucoup d'ambition, un passé fucké, un avenir incertain et des lubies et quelques talents brutes.
On le trouve, et on lui fait faire le tour de TOUTES les émissions de télé-réalité.

Pour pouvoir participer à toutes les émissions de télé-réalités du monde (ok, mettons celle que je connais), le candidat parfait devrait:
Être un obèse morbide qui veut perdre du poids afin de pouvoir devenir un top modèle. Il doit en ce moment être accro à une drogue dure, savoir chanter et être un bon cuisinier qui veut recevoir des inconnus à souper chez lui. Il faut qu'il aille une petite fille et vive à travers elle en l'inscrivant dans des concours de beauté et souhaite trouver l'amour devant les caméras dans un pays d'Europe. Il veut aussi devenir le meilleur ami de Paris Hilton tout en souhaitant être une drag queen superstar. Il faut qu'il fasse des épiceries de 19 535$ mais qu'il les paye 0,03$, Son travail consiste à aller better sur des unités abandonnées et à tout emmagasiner dans sa maison où il n'y a plus de place pour marcher et d'où il risque d'être évincé.
S'il pouvait en plus rêver de devenir le chef d'un restaurant d'Enfer aux États-Unis, vivre dans un loft, être un nain qui sort avec une naine, avoir une famille qui échange sa mère pour une semaine tout en voulant être le big boss d'une compagnie en ayant peur de se faire dire «you're fired» et être accro à licher des ours en peluche sur la bédaine, ça serait super.

Ça peut paraître beaucoup demandé à une seule personne, mais je suis certaine qu'elle existe, cette personne, quelque part. Et elle se cache parce qu'elle sait que tous les recherchistes de toutes les émissions du monde sont à sa recherche.
Personnellement, moi aussi je me cacherais.

(En passant (et par simple curiosité), j'ai fait référence dans le paragraphe descriptif du candidat parfait, à 18 télé-réalités. Pouvez-vous les nommer? Je veux voir si je suis la seule qui est aussi...hum...passionnée.)

mercredi 21 décembre 2011

Je juge vite

Je suis dans le métro.
C'est l'heure de pointe.
Il fait chaud. Le métro est plein à craquer. Je porte mon manteau d'hiver et tout ce qui va avec.
Je n'ai pas de plaisir.
J'ai chaud, je suis fatiguée, mon sac est lourd.
Je sue, ma tuque est de travers, mon mascara a coulé.
Je suis debout, coincée entre une personne assise, beaucoup de gens debout et la porte du wagon.
J'essaye de lire mais je dois avouer que se n'est pas un franc succès.

Je regarde les gens autour de moi.
Ils ont soit les yeux fermés, soit ils lisent (avec plus de succès que moi), soit ils jouent sur leur ipod/iphone soit ils regardent aussi les autres passagers et quand nos regards se croisent, ils se dépêchent à regarder ailleurs.
Mais il y a un gars (un homme en fait), qui est là.
Et lui me regarde. Il ne détourne pas les yeux quand je le fixe.
Je suis mal à l'aise.

Je fais semblant de lire et de temps en temps, je lève les yeux, mine de rien, tel un ninja.
Il me regarde encore.

Entre Mont-Royal et Laurier, Laurier et Rosemont, Rosemont et Beaubien, Beaubien et Jean-Talon...il me regarde.
(Bon, je ne sais pas s'il me regarde tout le long, peut-être qu'il a pris des pauses, mais à toutes les fois où je regardais, il regardait. C'est une pas pire de coïncidence pareil, non?)
Je suis peut-être paranoïaque. Je suis peut-être une drama queen. Peut-être aussi que je regarde trop Canal D.
Mais je me suis mise à penser.
À me dire qu'il est peut-être fou, peut-être un tueur qui se cherche une victime. Peut-être que c'est un pervers ou un genre de gourou qui va essayer de m'embarquer dans une secte. Peut-être que c'est un gars qui fait du recrutement pour de la prostitution ou une sorte de Dexter qui fait erreur sur la personne.
Une chance que c'est l'heure de pointe. Il ne faut pas qu'il me suive ni qu'il voie où est-ce que j'habite.
Ça va mal finir!
Métro Jarry.

Je sors.
Je monte les marches rapidement.
Je pousse la porte. Je suis dehors.
Et je ne suis pas morte. Fiou.

Une tape sur l'épaule. Je me retourne.
C'est le fou. Ben le gars du métro qui me fixait.
Je suis sur mes gardes, regrettant de ne pas avoir de poivre de cayenne dans ma sacoche (de toute façon, elle est tellement gigantesque, il aurait le temps de m'attaquer avant que je le trouve!)
Il me dit, en souriant franchement, sans aucune arrière-pensée, avec un léger accent franco-hispanique «Excuse-moi, je t'ai vu dans le métro. Je suis content que tu sortes à la même station que moi. Tu es trop jolie. Vraiment, tu es mignonne à croquer!»

Je suis restée bouche bée.
Je m'attendais à des atrocités.
Et ce compliment, sincère et senti, me prend par surprise.

Je souris. Je le remercie.
Il court prendre son autobus, sans même me demander mon nom ou me dire le sien.
C'était un commentaire gratuit qui a fait ma journée.
J'ai marché jusque chez moi en souriant aux anges.

dimanche 18 décembre 2011

Tradition de Noël



On fait notre sapin en famille: ma mère, ma soeur et moi.
Pour une raison tout à fait inexpliquée, nous avons des décorations de Père Noël en plastique avec une barbe en ouate.
Pour une raison encore plus inexpliquée, nous les mettons, à chaque année, dans notre sapin.
De même, sans aucune raison valable (mis à part leur laideur repoussante), ma mère s'est mise à détester ces décorations.
Aussitôt, ma soeur et moi nous sommes mises à les défendre, à les aimer, à les trouver indispensables pour passer un beau Noël.
Ainsi la tradition est née: ma soeur et moi mettons TOUS les Pères Noël en plastique avec de la ouate d'une laideur repoussante dans le sapin de Noël, sur la même branche, à l'insu de ma mère qui, aussitôt qu'elle s'en rend compte, les enlève et en laisse un pour «acheter la paix».
C'est la tradition de Noël entre ma mère, ma soeur et moi.
Nous avons respectivement 56, 21 et 26 ans.

vendredi 16 décembre 2011

Expérimenter un CLE

Je n'aime pas les CLE.
Pour les non-initiés, un CLE, ça veut dire un «centre local d'emploi».
Je ne sais pas pourquoi ils appellent ça de même, parce qu'à voir le monde qui sont là, y'en a pas beaucoup qui travaillent.

Bon, je sais que moi aussi j'y étais (c'est pour ça que je peux en parler) et que ça pourrait sonner weird que je juge le monde qui s'y trouve aussi sévèrement mais l'affaire avec les CLE, c'est que tu peux y aller pour pleins de raisons: pour avoir ton BS ou ton chômage, pour faire semblant de se chercher une job (pour ne pas te faire enlever ton BS ou ton chômage), pour passer le temps, pour essayer de réintégrer le marché du travail, quand tu ne parles ni français ni anglais et que tu veux une job, ect.
(Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je ne me classe dans aucune de ces catégories. La raison de ma présence dans un CLE est simple: je participe à un projet Jeune Volontaire et je dois rencontrer une «boss» pour faire un suivi de mon projet, bref!)

Je suis dans la salle d'attente. Qui est pleine. Personne a l'air vraiment content d'être là parce que ça sent la misère, le fond de tonne, la carie, la sueur et le savon bon marché.
Un gardien de sécurité (si on peut appeler ça de même, tout ce qu'il a d'un gardien, c'est l'habit: il a une bédaine, des doigts boudinés et reste assis sur une chaise au lieu de faire la ronde, comme son travail le lui demande) te donne un numéro quand tu entres. Il n'a pas compris que sa job, c'est de «faire la sécurité» et non pas «s'assurer que tout le monde a un numéro».
Quoique, si tout le monde a un numéro, y'a moins de bataille, de coupage dans les lignes, de dépassements, d'accusation de fraude de file d'attente. Je l'ai peut-être mal jugé: il est malin le gardien.

Je m'assois, j'attends mon numéro (29).
Un des problème majeur dans les CLE, c'est que les gens veulent socialiser. (Ça, à la limite, il n'y a rien de mal à ça)
Mais ils ne comprennent pas le non-verbal.
Si je te fixe, je te souris et je tapote le banc à côté de moi pour que tu viennes t'y asseoir: j'ai le goût de jaser.
Si j'ai mes écouteurs en même temps que je lis un livre et que les bancs autour de moi sont occupés par mon manteau, mon sac, mon parapluie, mes pieds, mon foulard et mon café...j'ai pas le goût de jaser.
Étrangement, il y a seulement 2 genres de personne qui viennent me parler: les espagnols qui ne parlent pas français et les monsieurs tatoués qui sont fiers de me dire que ça fait 8 ans qu'ils n'ont pas travailler.

Mon numéro (29). Je vais au guichet, je suis brève avec la madame «J'ai rendez-vous».
Derrière sa vitre pare-balle, elle me regarde et comprend que je ne fitte pas dans la faune habituelle.
Elle me sourit en me pointant un bon spot pour être plus tranquille.

Je suis restée dans la salle 15 minutes en tout.
J'ai vu un gars foutre une raclée à une imprimante, j'ai vu un début de dispute à propos (encore et toujours) de la file d'attente, un monsieur a essayé de fraudé son numéro (32), j'ai vu une vieille dame fixer le vide, j'ai vu un bum voler des pamphlets de je ne sais pas quoi, on a essayé de me vendre de la drogue, de m'inviter à une «date». J'ai entendu la phrase «les estis d'immigrés» 9 fois, j'ai roulé mes yeux 37 fois, j'ai dévisagé 4 personnes, et j'ai souri 2 fois.

Quand je suis partie, le gardien de sécurité m'a dit «Bonne journée, à la prochaine.»
Non, je ne veux pas qu'il y ait de prochaine fois.
La prochaine fois, c'est la «boss» qui va venir chez nous.

jeudi 15 décembre 2011

C'est la vérité.

TANT QU'IL Y AURA CINÉ-CADEAU,
IL Y AURA DE L'ESPOIR POUR
L'HUMANITÉ.

mercredi 14 décembre 2011

moment de matante

Je ne suis pas vieille.
Bon, c'est sûr que ça dépend du point de vue. Si tu demandes à un enfant de 4 ans si je suis vieille, il va dire oui.
Je veux dire que je ne suis pas vieille en général.
Je suis trop jeune pour dire «la station de métro Berri de Montigny», trop jeune pour avoir voté à un referendum, trop jeune pour avoir apprécié pleinement les New Kids On The Bloc.
Par contre, je suis trop vieille pour connaître en profondeur les Pokémon, trop vieille pour avoir écouté Cornemuse, trop vieille pour avoir eu un Tamagotchi.

Bref, je ne suis pas vieille.
Mais j'ai eu un coup de vieux y'a pas si longtemps.

Je participe à un show bénéfice (pour faire ça rapidement: l'organisatrice a fait un show pour ramasser des sous pour la société canadienne de la sclérose en plaque parce que sa mère en souffre). Je suis dans les coulisses, avec d'autres artistes qui étaient sur le spectacle. (Il est important de préciser que ça se passait dans une école secondaire, alors il y avait des artistes du secondaire).
C'est la fin du spectacle, le moment touchant où l'organisatrice fait monter sa mère sur scène et elle dit à quel point c'est une source d'inspiration et de courage.
Je ne connais ni la mère, ni la fille.
Mais je suis émue.
J'ai les larmes aux yeux, c'est beau, c'est de l'amour pur partagé en public.
Magique.
Je me retourne pour partager ce petit moment de bonheur et d'espoir avec quelqu'un, les yeux pleins d'eau, prête à faire un câlin. Je m'essuie les yeux en reniflant bruyamment, une main sur le coeur tellement je suis émue.

Les seules personnes proche de moi sont les membres d'un band (dont j'ai oublié le nom).
Un band de gars de 16 ans qui ont de l'attitude, qui se rasent depuis 4 mois et qui n'ont surtout pas d'émotions.
Les 4 gars sont en ligne, dans un mélange de style emo, grunge et métal. (C'est à dire qu'ils ont des jeans serrés, des chemises à carreaux qui ont l'air pas propres et des cheveux longs dans le visage).

Mon élan affectif a été coupé dans son élan je dirais.
Et je me suis fait juger.
Je me suis sentie tellement matante, tellement vieille, tellement out.

J'avais oublié qu'à 16 ans (et parfois pas mal plus vieux que ça aussi), la chose la plus émotionnelle qu'un gars va faire, c'est donner une bine.

jeudi 8 décembre 2011

Figuration 101

J'ai fait de la figuration.
Je sais, ce n'est pas très glorieux, je ne gagnerais jamais d'Oscar avec ça. Au mieux, ils vont ressortir ça à Tout le monde en parle ou aux Enfants de la télé quand je serais connue, histoire de m'humilier un peu.
Je ne fais pas ça parce que je veux en faire une carrière, je veux juste accumuler mes points UDA (et je pense que cette tâche aurait dû se trouver dans les 12 travaux d'Astérix! Câline que c'est pas faisable!)

Bref, je suis une bonne figurante (si je me base sur les 2 fois que j'en ai fait!).
Je n'en fais pas trop, je n'ai pas d'attente, ni d'attachement émotif.
Je vais là pour avoir mon chèque de paye.
Mais ce n'est pas tout le monde qui a la même vision...et j'ai pu le constater facilement (et rapidement).

Il y a les figurants trop à l'aise, qui, à les entendre parler, on participé à plus d'une centaine de télé-série et une soixantaine de films. Ils connaissent tout le fonctionnement (ce qu'ils appellent la routine), les noms des techniciens, la date de fête de la maquilleuse et plus encore. Le plateau, c'est leur maison. Ils ont des insides avec d'autres figurants (qui sont tout aussi à l'aise qu'eux), ils ont leur spot habituel dans le bar (même si c'est un FAUX bar-décor). ils parlent forts pour montrer que c'est eux les chefs, les prochaines vedettes, les king de la place.

Il y a aussi les figurants (qui en sont souvent à leur première expérience) qui pensent que ça va starter leur carrière de comédien de faire de la figuration. (Je fais de la figuration dans Yamaska, René-Richard Cyr est là. Il va me remarquer, il va faire une nouvelle pièce de théâtre et il va me demander de jouer le rôle principal! Ensuite, il va me présenter à toute la colonie artistique, et les gens vont se battre pour m'avoir!). Ils ont le soucis de bien performer, de jouer «vrai» (peu importe ce que ça veuxt dire), et essaye tout le temps de faire des contacts visuels avec les comédiens. Ils restent proches d'eux dans l'espoir de starter une conversation avec eux (et par le fait même leur carrière).

Il y a aussi ceux qui perdent tout leur naturel quand ils sont devant la caméra. Ils en font trop. Ils gesticulent comme c'est pas permis, articulent comme si on devait absolument pouvoir comprendre de quoi ils parlent (même s'ils ne font pas de sons, c'est ça le principe de la figuration: tu fais semblant de parler). Ils oublient totalement qu'ils sont en back ground (donc pas si important) et que des fois, trop c'est comme pas assez. Quand le régisseur de plateau te demande moins en faire, je pense que tu exagérais sur les mimiques.

Il y a les envieux. Eux, c'est des figurants qui gardent espoir qu'un jour leur carrière va décoller. Ils sont habitués de faire de la figuration et veulent avoir le spotlight. Ils sont jaloux de toi quand dans une prise, on te voit bien. Et par bien voir, ça veut dire te voir de dos, ou voir la moitié de ton bras derrière l'épaule d'un comédien. Ils donneraient n'importe quoi pour avoir un gros plan de leur face et leur plus grand rêve est qu'un comédien se blesse sur le plateau pour pouvoir prendre sa place.

À travers tout ça, il y a aussi les figurants comme moi: conscient que ma carrière ne se joue pas en ce moment, parce que je suis dans un faux bar dans un studio au 3e sous-sol et que même si je suis en train de jouer au pool et de boire une bière, il est juste 9 heures du matin et ça fait 9 fois qu'on refait la même game.
Qui a dit que ce n'était pas glamour, le show-business?

mardi 6 décembre 2011

Noël des vendeurs.

Noël approche (Ho! Je vous en apprends des affaires moi-là!)
J'ai commencé à faire mon magasinage de cadeaux, mais je dois avouer que magasiner sous la pluie, c'est pas super féérique.

Pendant que je magasinais, j'ai remarqué les vendeurs.
Et j'ai décidé de vous en parler, pour le plaisir de la chose (et pour rendre votre magasinage de Noël plus éclairé)

Il y a deux sortes de vendeurs: à commission et pas à commission.
(Notez ici qu'il n’y a pas de statistiques scientifiques à ce que je vais vous dire, mais j’ai travaillé plusieurs années dans le service à la clientèle, dans des boutiques où nous étions à la commission alors je suis très au courant des techniques employées)

Tout d’abord, il faut différencier les boutiques à commission de celle qui ne le sont pas. C’est très simple.
Si quand vous entrez dans une boutique personne ne vous regarde, on vous ignore et qu’on dirait même que les vendeurs se sauvent quand vous voulez leurs poser une question, alors ils ne sont pas à commission.

Si par contre dès que vous mettez un petit orteil dans la boutique ils sont 4 à venir vers vous en souriant et en vous disant bonjour et en voulant être anormalement familier et gentil et chummy avec vous, et qu’ils répètent 29384935 de fois «Est-ce que je peux vous aidez? Avez-vous trouvé ce que vous chercher? Puis-je me rendre utile?» Alors, vous êtes dans une boutique à commission (et probablement qu’ils travaillent au salaire minimum et qu’ils seront renvoyés s’ils n’atteignent pas leur quota donc si vous n’acheter rien)

Mais parfois ils sont plus subtils et ne vous sauteront pas dessus. Ils vont essayer de vous avoir avec des arguments de vendeurs. Alors j’ai fait un top 3 des arguments de vendeur que, si vous les entendez, vous savez que vous êtes en train de vous faire avoir (argument que j'ai déjà utilisé en tant que vendeuse, que vous aussi (si vous êtes vendeurs) et que je me suis déjà fait dire en tant que cliente)

1- la fameuse phrase «J’en ai un chez nous» ou encore :« Je l’ai acheté pour ma mère et elle l’adore»…
Il faut comprendre que le vendeur n’a JAMAIS acheté l’article dont il vous parle, que cela ne lui a même pas effleuré l’esprit et qu’il n’y a sans doute jamais touché. (Et s’il vous parle de sa mère, c’est qu’il essaye d’être cute en montrant qu’il a de belles valeurs familiales et qu’il trouve que vous avez l’ai vieux.)

2- La phrase classique de «C’est mon plus gros vendeur, ça part très vite!»
Ça, c’est juste que ça ne part pas vite mais qu’il veut être sûr que tu le prennes en pensant : «Je suis tellement intelligent, j’en ai un et quand un autre va venir pour le prendre il n’y en aura plus.» En réalité, c'est sans doute l'article qui va se vendre è 98% de rabais au boxing day.

3- Quand ils répondent tout le temps «Oui!» en souriant et en vous montrant toutes les petites fonctions niaiseuses au lieu de montrer ce que l'objet fait d’essentiel : de grâce, partez en courant!!!
Mettons un aspirateur. Il ne va pas te parler de comment il aspire ou nettoie mais il va te montrer que tu peux mettre la radio, qu’il a une couleur particulière, une place pour mettre ton café, une télécommande, des écrans plasma pour voir entre les poils de ton tapis, etc...

Donc, j'espère que ça vous aide (ou aidera), j'espère qu'il n'est pas trop tard (et que vous êtes en train de vous dire «Damm, je me suis fait avoir moi-là!» et j'espère que les vendeurs ne m'en voudront pas de divulguer leurs secrets! (Je me sens comme le gars masqué qui dévoile les trucs des tours de magie)

Et une dernière petit chose (c'est la vendeuse en moi qui parle): quand on dit à un vendeur: «Je vais revenir», le vendeur le sait que vous ne reviendrez pas.

vendredi 2 décembre 2011

C'est pas des jokes.