mardi 21 février 2012

Des attentes

Dans le vie, je suis souvent déçue.
Parce que j'ai des attentes trop élevées.
En fait, je ne sais pas si c'est parce que j'ai des attentes trop élevées ou parce que j'ai trop d'imagination et un budget illimité dans ma tête, mais d'une façon ou d'une autre, ça revient au même.

Et les deux meilleurs exemples que je peux donner, histoire que vous compreniez bien mon point, sont les suivants (et sont réels).

Quand j’étais au primaire, on a fait une pratique d’alarme de feu (le classique que tout le monde fait. Mais pour une raison inexpliquée, c'était ma première «fausse alarme de feu», même si j'étais en 3e année). J’avais hâte.
J’ai toujours été dramatique, extrême avec une imagination fertile. Je m’étais préparé à paniquer, à courir à contre-courant pour aller chercher le médaillon de ma grand-mère décédée et à crier partout «Mon bébé! Mon bébé! Où est mon bébé!» J’avais vu ça dans un film et je trouvais ça ben impressionnant.

Je pensais aussi que, quand l’alarme allait sonner, on allait sortir de nos classes et il y aurait vraiment du feu.
Mais là je suis pas conne, je savais que c’était une pratique. Mais je pensais quand même qu'on serait en présence de feu, juste pour le trip, pour ajouter un élément d'urgence: du feu dans un bocal ou sur des torches. Avec aussi des poutres qui tombent du plafond, pis de la boucane, pis un pompier mort (ben pas vraiment mort, mais qui fait le mort ou pas...dans le fond c'est pas vraiment important).

Mais non! L’alarme sonne, tout le monde prend son rang super calme, en silence, on sort dans les couloirs qui sont...pareils comme d’habitude. J’étais pas super contente. J’étais même vraiment déçue. Elle aurait pu se forcer la secrétaire, elle a juste ça à faire, construire des décors pour me satisfaire, moi petite fille de troisième année!

Et en grandissant, j’ai continué à avoir des attentes grosses de même pour finalement être toujours déçue. Mettons là… J’ai toujours voulu embarquer des pouceux (je suis wild de même!).
J’avais une image claire de comment ça allait se passer : je les embarque, on a du fun pendant toute la ride, on joue à des jeux, on apprend à se connaître, on tombe en amour, c’est le party tout le long. C’est un tournage de vidéoclip!
Ou sinon, je les embarque, ils sont un peu creepy, ils m’assassinent dans un rituel satanique, quelques années plus tard il y a un film sur mon histoire. Y’a de l’action!
Je croise des pouceux sur la route, je me dis : «Tiens, je feel pour faire un rave dans mon char ou pour me faire tuer brutalement.» Je les embarque.
C’était tellement plate!
Tellement, tellement, tellement plate!

C’était des hippies, pas cute, qui ont dormi toute le long en puant.
Pis quand ils ne dormaient pas, ils me demandaient : «Peux-tu changer de toune? Je peux-tu fumer? Peux-tu montez ta fenêtre? Peux-tu redresser ton banc? Peux-tu me passer ton chandail, j’ai froid» Tsé, y’en a une solution pour que tu sois à l’aise.
Achètes-toi un char!

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