vendredi 3 février 2012

Séduction 101

Je suis nulle pour tout ce qui touche à la séduction.
Un gros zéro.
Que je sois le cruiseur (donc la personne qui essaye de séduire) ou la cuisse (la personne que l'on cherche à séduire), je ne fitte pas dans aucun rôle.

Quand je trouvais un gars de mon goût et que je décidais de flirter avec, ça finissait toujours par des phrases inutiles, un sourire de malaise, une provocation non-voulue, un bye un peu frette et la certitude qu'il ne me rappellerait pas. Ça, c'est quand je ne mêlais pas d'alcool à tout ça «pour me donner du courage». Alcool ou pas, le résultat était toujours aussi lamentable.

De l'autre côté, quand quelqu'un flirt avec moi...je ne le vois pas. Je me dis «Ho, il est vraiment très gentil et attentionné, je suis certaine qu'une telle de mes copines l'aimerait bien!» Même encore aujourd'hui...je suis en couple et ça arrive que je rencontre du nouveau monde. Je passe ma soirée à jaser avec un gars et je pogne l'air bête quand il me demande mon numéro de téléphone.
Soit que je ne l'ai pas du tout vu venir, soit que je suis beaucoup cynique et désabusé de la vie.
Comme la fois où un gars m'a demandé mon numéro de téléphone dans un bar et que je lui ai répondu: «Et tu le veux pour qu'on fourre ou pour apprendre à me connaître et que je te présente éventuellement à ma mère?» (Il est parti avec une fille ce soir-là. Et ce n'était pas moi.)

Il y a des gens qui sont doués pour flirter, il y a du monde (comme moi) qui sont des dummies...et il y a ceux qui PENSENT qu'ils sont en business mais qu'en réalité...ils ne le sont pas pentoute!
Et j'ai eu droit à une démonstration majeure dernièrement.

Je suis au restaurant (pas DU TOUT un McDonald, de quoi tu parles?!) et je mange toute seule tranquillement en écoutant les nouvelles sur mute.
Arrive un gars avec ses amis. Il est bien réchauffé (pas dans le sens de «je porte beaucoup de chandail, je suis au chaud» mais dans le sens de «j'ai bu plus que j'aurais dû»). Il me spotte et vient me jaser ça en ayant de la misère à se tenir droit. Je le trouve divertissant et pas méchant, alors on parle un peu.
Ou plutôt il parle et je ris parce que vraiment, ça ne fait pas de sens ce qu'il dit. («On va se marier avec un McFlurry et moi je vais te rendre heureuse.» Hum...) C'est du flirt de soulon.

Moi je sais que ça s'en va nul part.
Lui, il est convaincu d'être Casanova.

Il me fixe dans les yeux, il fige et il me dit «Haaaannnn tes yeux...sont fous...ils me font penser aux yeux du père de mon ami!»
Je ris. Je le regarde. Je souris.
Et je décide qu'il est temps pour moi de partir.
Je réponds: «Mes yeux te font penser à ceux d'un dude? C'est pas un peu gai?»

J'ai utilisé le truc le plus vieux du monde: mettre en doute sa masculinité.
Je suis partie.
Et il était songeur devant son trio Big Mac.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire