Ta robe de bal

C’est bientôt la saison des bals de finissants!
Et j’adooooooore la saison des bals de finissants.

Je trouve ça le fun de me promener et de voir ces jeunes, excités et bien habillés, se préparer pour «la soirée de leur vie» (mais pour vrai, je ne veux pas être plate, mais la soirée de ta vie, c’est pas ton bal. C’est la soirée où tu pensais rester chez vous en pyjama. Celle où tu sors juste pour aller acheter des chips dans ton t-shirt trop grand «bénévole 2007» et tu croises une amie du cégep par hasard. Finalement, tu te ramasses à faire des shots avec ton amie et Guylaine Tremblay dans un bar crad en chantant au karaoké Baby one more time et tous les succès de Britney jusqu’à ce jour. Pis tu finis ça ben paquetée au Lafleur devant une poutine à 5 heures du matin. C’est ÇA, la soirée de ta vie. Mais tu le sais pas encore, alors c’est correct.)

Pis je les trouve beaux les finissants. Tellement beaux.
Ils ont travaillé forts. Ils sont arrivés au bout du secondaire. Ils sont fiers.
Ils tournent la page sur l’adolescence et entrent dans le monde adulte (Ben… si on peut appeler le cégep le monde des adultes.)

C’est un beau rite de passage, le bal.

Même si je trouve que ça a beaucoup changé. Avant, le bal de finissants, c’était vraiment plus un bal. Amène ta robe à crinoline, ton diadème et tes gants aux coudes!

Maintenant, quand je vois passer des photos de bal de finissants, on dirait juste des gens qui sortent dans un club sélect du Vieux-Montréal. (D’ailleurs QUI va clubber dans le Vieux-Montréal?!) Vous êtes sûr que vous avez «juste» 16 ans?!

Dans mon temps, on ne voulait une robe de princesse. Pas une robe de riche héritière socialite d’Hollywood.
Peu importe le style et l’époque, la robe reste un élément TRÈS important (sinon primordial) du bal.

Le stress et l’angoisse principale étaient d’avoir la même robe qu’une autre fille. Comme Roxanne, la fille de l’animation de secondaire en spectacle et Inguivild, la fille de l’échange étudiant de Norvège.
Les deux ont acheté leur robe à la place Portobello.

(La Place Portobello, c’est un centre d’achat qui est figé dans le temps. Y’a un bar qui s’appelle juste BAR, y’a un Zellers pis une animalerie qui sent dans tout le centre d’achat.)

Je n’avais pas ce stress-là : ma mère a fait ma robe pour mon bal. Sur mesure.
Une belle robe verte, avec du blanc et du bling. Et j’ai ajouté une petite touche personnelle avec des gants blanc jusqu’aux coudes, évidemment. (Tellement classy!)
Mes cheveux étaient habilement remontés par une coiffeuse de la place Portobello. (Y’avait pas grand chose à Brossard avant le DIX30.)


Mon critère numéro 1 pour ma robe, c’était d’avoir des bretelles pour que je puisse mettre une brassière. J’ai le goût de danser sur Follow the leader sans avoir peur de flasher tous les finissants pis qu’on m’en reparle aux retrouvailles dans 10 ans. 

J’ai passé pas mal de temps sur ma robe. (Ben, techniquement, ma mère a passé pas mal de temps sur ma robe. Moi, j’ai passé beaucoup de temps à y penser mettons.)

Pis le jour du bal, quand tu l’enfiles et que tu te prépares. T’as vraiment l’impression d’être une princesse.
Voir tout le monde sur son 31, se sentir important avec une salle de réception dans un hôtel, danser toute la soirée, prendre des photos, faire ses «adieux».
C’est vrai que c’est la soirée de ta vie. (À date.)

J’ai adoré mon bal.

Depuis cette magnifique soirée, ma belle robe est dans une housse dans le sous-sol chez ma mère.

Je l’ai remis une fois, pour l’avant-bal d’une de mes amies, en joke. Et y’a fallu que je garde mon coat tout le long parce qu’elle ne fermait plus dans mon dos.
(Je voulais la remettre pour mes retrouvailles mais…je me suis rappelée à temps qu’elle ne fermait plus.)

Bref, elle est toujours dans une housse dans le sous-sol chez ma mère. 
À moins qu’elle soit aller la donner sans m’en parler.

Sinon, elle va rester dans ce sous-sol jusqu’à la fin des temps.

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